Carnet d'une gourmande chronique...

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mardi, mai 8 2012

La Grand'Pizzéria, à Toulouse

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Avec vos amis, vous sortez du cinéma, après la première séance. Et soudain, votre ventre se creuse et vous domine. Il vous fait signe : le clap de faim. Donc vos amis vous demandent « Où on va ?? »... La question ne se pose même pas, on ne discute pas et on se dirige vers la Grand'Pizzéria. Un bistrot à pizza situé au 4 rue Castellane. Une institution indélogeable depuis plus de 40 ans !

Mais pourquoi là-bas ? On y va parce que c'est l'une des rares pizzéria utilisant un four à bois à Toulouse, et au goût, ça change tout. On y va parce qu'on a besoin pas de réserver. À l'heure de pointe, il ne faut pas s'étonner de voir la file d'attente déborder jusque dans la rue. Et puis c'est bon signe que l'adresse est convoitée. On y va parce que tout le monde peut trouver son bonheur, même les végétaRiens. On y va parce que c'est l'adresse où le porte-monnaie garde son sourire. Le service, quant à lui, est speed et efficace, mais surtout on nous presse pas.

On se dérobe via la devanture quasi-secrète et rustique, mais l'intérieur est plus grand que l'extérieur, et il se cache deux grandes salles parsemées de petites tables serrées-collées. La déco n'a pas bougé depuis les années 70. avec le linge qui pendouille, les lambris vernis, les tuiles, les bouteilles de chianti, les photos touristiques, les buffets Henri II et son four à bois captivant. On se croirait chez la mama italienne mais peu importe, la déco ne se mange pas. On est transporté dans un monde alternatif, ça fait sourire et c'est déjà ça.

           

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Sur la carte, on y trouve des salades généreuses (dont la sauce vinaigrette est crémeuse), des plats de pâtes copieux (lasagnes, spaghetti...) dont le Bocconcino est impressionnant. Lorsque je l'avais commandé, je m'attendais à quelque chose de ridiculement petit à cause de son nom signifiant « petite bouchée ». Et je me suis retrouvée face à une énorme assiette de pâtes avec, au beau milieu, une boule en éruption. Il s'agissait en fait d'une boule de mozzarella (qui se prenait pour un volcan) enveloppée de jambon cru, puis d'une escalope de veau, l'ensemble est cuit au feu de bois. Il faut manger vite, avant que la mozzarella refroidisse et se fige, sinon ça devient moins amusant.

Côté pizza, la carte est large, et y'en a pour tous les goûts. Prenez votre temps car il est difficile de choisir. Grâce à la cuisson au feu de bois, les pizze sont préparées rapidement (contrairement à un four conventionnel), donnant une texture aérée et croquante à la pâte, tout en révélant une saveur appétissante, donc prenez le temps ;) Mon doux hommivore, curieusement, ne se jette que sur des pizze végétariennes comme La Mama (aubergine, endive etc...) ou l'Etna (légumes et œufs).

Souvent, je m'arrête sur La Provençale (chèvre, miel et oignon) ou la Carciafo (à base d'artichaut). Dernièrement, pour changer, j'ai pris L'Angela (gésiers et champignon, crème et persillade). L'ensemble est sans doute gras mais tellement réconfortant. Il faisait si froid dehors que je devais faire des réserves caloriques ! Point Bonus pour la persillade qui réveille bien le plat par sa saveur et sa couleur. La pâte à pizza est un délice qu'on mangerait toute la croûte (ou de chiper celle du voisin). Je sais qu'il y a de grands amateurs de leur pâte à pain parmi mes lecteurs ;)

       

Attention à la taille des pizze. L'adresse propose 2 tailles. La « petite » est moyenne. La « grande » est géante. Vous voilà prévenus. Si vous n'arrivez pas à tout finir, vous pouvez demander à emporter.

           

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Après avoir essayé de relever ce défi de finir chacun sa pizza, on se promet de ne pas prendre de dessert... Mais quand même il est tentant de terminer par un point d'orgue sucré... La carte des desserts est moins longue, on se décide plus rapidement. Je remarque quelques desserts qui sont passés à la trappe comme le café-liégeois, dommage !

Bien sûr, on y trouve le traditionnel tiramisù ou l'indémodable mousse au chocolat, mais ça sera comme d'hab (difficile de s'en défaire surtout quand on est accro) : Coupe Plombière* (glace rhum-raisin et pruneaux à l'armagnac) pour ma part, et Coupe Colonel* (sorbert citron vert arrosé de vodka) pour monsieur. Des coupes glacées alcooliques assez copieuses, qui glissent toutes seules, et à prix raisonnable. La note, elle aussi, passe toute seule. La soirée se finit bien.  

                  

               

La Grand'Pizzeria, dit aussi "La Grand'Mama"

4 rue Castellane, Toulouse.

Ouvert seulement tous les soirs, même le dimanche.

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* Alcool à consommer avec modération, faut-il le rappeler

jeudi, avril 19 2012

Okini, 4 ans après...

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4 ans après... La première année, j'y suis allée plusieurs fois, pour déjeuner que pour prendre le thé (étant un bec orienté salé que sucré). Le menu de midi était unique et immuable : Petite soupe miso et Oyako-don. Très vite, je m'en suis lassée... Je n'y suis plus revenue.

Et entre temps, il y a eu du changement dans le paysage toulousain gourmet... Le Japan a fermé. Il y a eu une carte japonaise au Citron Bleu durant un temps. De nouvelles petites cantines sont apparues comme le Motchiya et le Solaneko. Et il parait même qu'à l'Herbe Tendre, le vendredi, c'est sushi végétarien et ramen ! Pas encore eu le temps d'y trainer mes papilles ce jour-là. Des amateurs dans la salle ?? ;)

           

Jusqu'au jour où on m'annonce que, depuis novembre dernier, mardi au vendredi, c'est ramen à Okini ! Quoi ? Mais par quel miracle ! Ni une ni deux, il fallait vérifier pour y croire :) Du coup, je suis allée le lendemain, quasiment au second service pour avoir la chance de trouver une petite table de 4. 

             

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On descend. On se déchausse, et on prend place. De suite, une tasse de thé Hojicha nous accueille et j'en salive déjà. En entrée, on nous propose un Bol de riz sauté au poisson et légumes. C'est simple, bon.

          

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Avec un peu de patience, le nouveau plat du jour apparaissent sur notre table. Dans notre bol s'y mêle les nouilles ramen (pas maison mais pas grave) dans un simple bouillon dashi, du poireau ciselé (un peu trop envahissant à mon goût), du maïs croquant inattendu, des germes de soja blanchi, algue et tranches de porc rôti à la saveur caramélisée.

Ce n'est pas le Ramen du siècle mais Mmmm, j'ai passé un bon moment. Ce n'est pas pantagruélique que les ramens de Paris mais au moins, j'ai pu finir mon bol et j'ai été bien calé. 

Et j'apprends aussi que samedi midi, c'est curry à la japonaise. Très différente de la version indienne, la japonaise est très crémeuse et très douce.

            

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En dessert, Dango-mochi & son caramel de soja et daïfuku. La petite carte des desserts s'est enrichie de quelques nouveautés comme le Dorayaki par exemple. Mais j'ai constaté une petite inflation des tarifs (de 3,50 à 5 €). 

         

              

Okini, petite restauration & salon de thé japonais sous-terrain

19 rue des Tourneurs, Toulouse.

Menu Ramen servi le mardi au vendredi, de midi à 14h30 !              

jeudi, décembre 29 2011

Solaneko, à Toulouse

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Clin d'œil & infiniment merci à A., une lectrice, qui m'a fait découvrir cette adresse :)

          

Ô Rêve  Je suis une fille bizarre et la nuit, je rêve de boufferies... Humm, pourquoi s'étonner? ;)  Une fois, j'ai rêvé d'une cantine japonaise dans un espace infini, proposant une cuisine familiale (pas de sushi, ni brochettes !) et locale (tant qu'à faire) où l'on y trouve un plat du jour qui change réellement tous les jours (ça sent le vécu...)  et ouvert le samedi ! Un lieu quasi unique à Toulouse, à mi-chemin entre l'Okini et le Motchiya. Un beau rêve ?!?

Aujourd'hui, je n'ai pas rêvé, ce lieu existe bien... Puisque j'ai y déjeuné à plusieurs reprises avec à chaque fois un ami différent, et avec toujours autant de plaisir. Il se nomme « Solaneko », et se cache au quartier Saint-Cyprien (mon quartier de cœur), autour de la place de l'Estrapade.

L'établissement, immense et inondé de lumière, est divisé en deux parties. D'un côté, se trouve une petite épicerie proposant des articles artisanaux et des produits bio (dont certains sont utilisés dans sa voisine). Et de l'autre, vous l'auriez devinée, la cantine japonaise, cette partie qui me fait tant rêver :)  L'adresse vient juste d'éclore (début Novembre) et elle a déjà trouvé ses fidèles abeilles ! Et tant mieux, longue vie au Solaneko !!

          

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La Réalité  À l'intérieur, de petites tables perdues parmi les grandes (donc peut recevoir des groupes), la cuisine ouverte où l'on peut apercevoir le personnel discret s'activer. On s'égare en plein rêve. On prend place, puis la maitresse des lieux Tomoko nous offre, avec générosité et enthousiasme réservé, un verre d'infusion d'orge grillé... Ses reflets mordorés me séduisent, son parfum fumé est intriguant et au goût, ça me rappelle le café à l'eau, et personnellement, je trouve cette infusion plutôt agréable.

Proposer une restauration japonaise avec des produits locaux et bio, c'est pas un peu incohérent ? Comme je l'avais dit précédemment, il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de produits japonais pour cuisiner authentiquement japonais... Et je rajouterai même que c'est un révélateur de nos trésors locaux méconnus voire ignorés, et en plus, pour les héros ordinaires, pourquoi pas s'en inspirer quotidiennement dans la cuisine pour équilibrer ses repas (que j'applique désormais chez moi).

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à ce manga « La Petite Forêt » de Daisuke Iragashi (clin d'œil et bel'anniversaire ;) au Mulot) dont je vous conseille, sans tarder, la lecture.

       

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« C'est trop trop bon ! »  Comme nous étions les premières clientes de la journée, le service n'a pas tardé. Soudain, sur la table, apparaissent la formule du jour : la petite soupe bien réconfortante, le précieux bol de riz et la grande assiette du jour bien garnie. 

J'avale une gorgée de Soupe Miso. Révélation ! La saveur du miso est discrète mettant en valeur la garniture inhabituelle. Dedans, point de champignon de Paris ou de poireau émincé mais des lamelles de tofu frit et de feuilles de cresson ciselé. Ce mariage peut bousculer les papilles non-converties. À noter aussi que la garniture change selon l'inspiration.

Autre claque : Le riz n'est pas blanc mais complet et vient de Camargue. Chaque graine s'éclate sous la dent délivrant son goût riche en nature, on croirait manger du blé. Nos sens en sont désorientés. Surprenant. Je suis tellement tombée en amour, qu'avant de repartir, j'ai profité pour y faire une petite emplette dans la boutique-colocataire.
Le porc au miso et gingembre-frais nourrissait ma faim de connaissance sur la cuisine japonaise. Très tendre tout en complicité et en émotion. On dirait un plat « doudou », comme si une maman l'aurait préparé pour ses enfants.
La salade d'épinard aux copeaux de bonite (variété de petit thon, séché puis râpé), les tranches de potiron bouilli et la salade verte à la vinaigrette douce à l'huile de sésame complètent l'équilibre végétal et saisonnier. 

Le plat du jour change réellement tous les jours ;) (alternant porc, poulet, poisson...) avec en guest-star des légumes de saison et locaux... D'ailleurs, lors de ma première visite, j'ai vu de mes yeux de vrais légumes (potirons magiques et jolis bouquets d'épinard, entre autre) traversés la salle jusqu'à conquérir l'économat (la réserve). On s'en lasse pas, il faut être toutefois aventurier/très ouvert et ça donne envie de revenir pour découvrir la surprise du jour.

                        

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Atterrissage en douceur...  Flan maison au thé parfumé jasmin & Dora-yaki.

La maîtresse des lieux nous avoua timidement que le Dora-yaki n'est pas fait-maison. J'ai pris le risque, la gourmandise me perdra ! Et que rajouter ? Ça a ressemble à deux pancakes à la texture d'une génoise, collés par de la pâte d'adzuki (petit haricot rouge dont les japonais raffolent, le goût rappelle familièrement la crème de marron). Le tout servi dans de la jolie céramique nippone à en rendre jalouses toutes foodistas qui se respectent.

     

Comme tout doux rêves ont une fin... Il faut se réveiller, se lever et régler sa petite note, « Vous reviendrez ? » me lança la maitresse des lieux... C'est sûr, je reviendrai :)  À suivre...

       

         

Solaneko  Épicerie, Cantine japonaise & Salon de thé

9 rue Réclusane (ou près de place de l'Estrapade), Toulouse. 05 62 48 76 28. Réservation très recommandée.

Ouvert du Mardi au Samedi, de 11h à 19h. Attention fermé les Lundi/Dimanche et pas de CB !!

mardi, décembre 13 2011

Le P'tit Resto

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Petite Cantine de quartier  Ce n'est pas un hasard si je vous amène vers cette petite adresse, puisque c'est une amie blogueuse... Au début, il y a Monique, une passionnée qui adore cuisiner avec générosité pour sa famille et ses amis, et qui partage ses recettes en ligne Traiteur à Domicile. À noter, ses connaissances sur la gastronomie libanaise m'impressionne à chaque fois... Et puis à force, elle a mise en veille sa carrière dans l'enseignement pour se lancer à cette belle aventure qui grandit d'année en année, le rêve de nombreuses personnes : Être chef de son propre restaurant. Pas dans n'importe quel format. Une petite cantine, une cantine de poche, le P'tit resto c'est son petit nom ! Situé entre Jean-Jaurès et Matabiau, accueillant 14 couverts emmitouflés dedans et 4 dehors (si beau temps), ouvert seulement pour le déjeuner. Et s'il n'y a pas de place, vous pouvez l'emporter.

          

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Que mitonne Monique ??  Hélas, pas de plats libanais au menu (sauf les jeudis soir en Été) car les préparations demandent une grande préparation... En revanche, elle propose une cuisine généreuse et familiale à l'assiette assez décontractée. Aux formules très bénéfiques pour le porte-monnaie (par ex, plat et dessert = 11 euros avec une boisson comprise). D'ailleurs, son p'tit resto a déjà ses fidèles. Pratiquement tout le monde s'appelle par les prénoms que « Monsieur/Madame ». On a l'impression d'être chez soi ou qu'on fait parti d'une grande bande de copain. 

Ce jour-là, Monique m'a proposée de goûter cette curiosité libanaise, la bastourma. Quel privilège... C'était délicieux, épicé mais pas piquant, moelleux car il n'a pas assez séché. Et tant mieux.

           

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Plat du jour  Lors de mon passage, le Chili Con Carne est inscrit à l'ardoise mais aussi le Couscous. Et quelle surprise, cette assiette (à gauche) est pour moi. Moi seule ! Deux belles boulettes de bœuf, un beau morceau de poulet fermier et autant de légumes fondants. La graine fine est très légère (et je me demande toujours comment on arrive à ce résultat). Le bouillon qui voulait déborder. Monique attentive à ses hôtes, nous demande si on souhaitait plus de bouillon. Je dégustais en pleine bouchée, en prenant le temps et en arrosant mon plat de sauce piquante (je suis folle).

Côté desserts...  Gâteau à la semoule, pain d'épice & crème anglaise, faisselle etc... Du haut de son présentoir, les macarons font cligner les yeux, je suis tombée dans le piège. On ne peux pas les manquer. En plus, c'est la spécialité de Monique ! C'est dommage de passer à côté, surtout qu'ils sont très biens faits ! Croquant, moelleux, parfumé à la fleur d'oranger, et assez costaud en fin de repas. Il parait que la cheffe en prépare au moins une fois par semaine et bien sûr les parfums varient : façon Ispahan, pistache, chocolat... On ne risque pas de s'en lasser ;) Pour savoir quel jour, surveiller sa page FB.

Pour bien déjeuner dans un cadre familial & sans se ruiner, c'est la bonne adresse.

            

           

Le P'tit Resto

44 rue des 7 Troubadours, Toulouse (Quartier Jean-Jaurès). 05 61 62 80 18. Passez un coup de fil pour réserver !

Ouvert au déjeuner, sur place ou à emporter, du lundi au vendredi.

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