Enflammée

Carnet d'une gourmande chronique…

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Mot-clé - Japon

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mardi, février 25 2014

Restaurant } Iori, le premier Isakaya à Toulouse

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Ce n'est pas de l'huile, ni du vinaigre ;)

            

Cela fait plus de deux mois que le bruit courait, et enfin, il a ouvert : le Iori. Derrière ce nom se cache un restaurant japonais plutôt inédit sur Toulouse « un isakaya », à la fois bistrot à tapas et bar à saké. Kampaï !

    

Le Iori se trouve juste en face du Borriquito Loco, et surtout voisin, du Citron Bleu. Ce n'est pas un hasard car le chef y a travaillé autrefois. Bien qu'il vienne d'ouvrir, des clients s'y pressent déjà : ceux qui viennent par curiosité, les amoureux de la culture japonaise, et bien sûr, les japonophones accompagnés de leurs amis. 

Il y a 2 salles, celle du rez-de-chaussée "le bar à saké" avec les mange-debouts et à l'étage, un tatami vous accueil déchaussé, ou pour plus de confort, il y a les tables normales dotées de banquette confortable. Le cadre est moderne et chic. Sur les tables, juste une assiette en céramique bleu habille sobrement. Mais il est un peu dommage d'utiliser des baguettes jetables alors que la vaisselle est raffinée. 

         

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Bière japonaise / Cocktail à base de Calpissochu et allongé de soda

Le Iori est avant tout un bar à saké. Il propose une belle sélection de 15-20 sakés, servi au verre ou à la carafe (18cl), tempéré ou chaud. De 5 à 20 euros. N'hésitez pas à demander conseil... Quant à moi, j'ai préféré me la jouer soft en prenant un cocktail...

          

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Boules de riz grillées - Aubergine à la japonaise

Côté carte, elle est bilingue franco-japonaise et illustrée par des photos pour mieux s'y retrouver. Comme tout resto exotique, la traduction littérale apporte un certain charme comme "Udon doré" pour dire en fait "Udon sauté". Cependant, cela peut embrouiller, comme "Yakitori" traduit par "brochettes de poulet" alors qu'en fait, "assortiment de brochette" collerait mieux.

Les petits plats défilent sur les tables voisines, on salive déjà. 

Passons aux choses sérieuses, que manger avec le saké ? Oubliez les makis et les sushis ainsi que la salade de chou aigre-douce... Chez Iori, on commande de petits plats qui se picorent entre amis, des petits plats typiques de chez eux qui semblent atypiques pour nous : L'aubergine frite et marinée servie froide est un classique dont je raffole. Les  takoyakis débarquent à table tout frétillant, avec les flocons de bonite qui dansent encore. Les morceaux de poisson cru "sashimi" sont si fondant en bouche. Les nouilles udon sautés au boeuf est un délice... Il y a aussi les croquettes de pomme de terre "korokke", la salade de légumes et poulpe, le carpaccio de boeuf "tataki", la fameuse salade de pomme de terre (celle qui ressemble à une purée froide)... A partir de 21h30, il est aussi possible de commander les soupes ramen ou udon aux crevettes. 

Un seul regret, l'assiette de makis thon et concombre qui est sans surprise. Je vous ai bien dit d'oublier les makis ;)

        

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Maquereau mariné - Assiette de Sashimi

Le lieu vient d'ouvrir et tout n'est pas parfait. Le service est encore en rodage, comme par exemple, les verres à eau qu'il faut demander ou encore les carafes de 50 cl peu appropriées quand on est 4 à table et qu'il faut rappeler à plusieurs reprises l'eau fraîche. Il vaut mieux tout commander en une seule fois au lieu de le faire petit à petit. Il faut compter 3-4 plats par personne pour assouvir la faim. 

       

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Boulettes de poulpe « Takoyaki » - Assiette de Udon sauté chou et boeuf

On a pas goûté à tout mais ça donne envie de revenir si les gyozas ou l'okonomyaki arrivent à se faire une place sur leur carte ;)

           

Pourquoi j'en parle maintenant ? Pour l'ouverture, le Iori fait une remise 30% sauf boisson jusqu'à la fin du mois. Il vous reste donc quelques jours pour en profiter, et souvenez-vous que Février est court. 

            

           

Iori

20 rue des Paradoux, métro Carmes ou Esquirol. Toulouse. Tel : 05 61 28 02 47

Ouvert du mardi au samedi, seulement le soir et sur place. 

mardi, septembre 11 2012

Solaneko, le retour de la suite...

Panoramiam  J'ai déjà dévoilé cette adresse, en vous avouant que j'en avais rêvée. Et comme je l'avais annoncé, à chaque fois que je me suis rendue, c'est toujours avec un/e ami/e différent/e :) , sans oublier, avec mon inséparable Dvořák (le petit nom de mon Apn). Je vous rassure, je n'ai pas toujours l'œil collé derrière l'objectif ;) Ouhhh, la menteuse...

             

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Il y a eu une fois, en plat du jour... Souplette de Miso au cresson et navet long.

Riz complet de Camargue. Lieu noir à la sauce poireau, salade de pomme de terre à la japonaise (une sorte de purée froide à la mayo et des dés de radis croquants), potiron mijoté et salade verte.

               

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Accompagné d'une jolie salade croquante et colorée... Le Curry à la japonaise, qui n'a rien à voir avec le curry indien/thaï, il est très doux. Il y a beaucoup de légumes (carotte, pomme de terre et oignon), des morceaux de poulet avec parcimonie dans une sauce douce à l'allure crémeuse. Il me semble qu'il y a un peu de beurre.  

            

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Soupe miso cresson et navet jaune.

Beignet de poulet « kara age », salade de brocoli mayo-curry, potiron mijoté et salade.

         

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Boulettes de porc grillées et nappées de sauce Bulldog.

Steaks de Tofu grillés sauce aux 2 champignons (shiitaké et enoki).

                  

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Et dernièrement, pour la rentrée... Soupe miso ciboulette et cube de potiron.

Sardines panées, salade de fenouil à l'umeboshi, haricots verts aux noisettes et salade verte.

                     

Miam, miam, je m'y suis régalée toutes les fois et mes ami/es étaient très emballé/es aussi ! ^^

               

           

Solaneko

place de L'Extrapade, Toulouse. Métro St-Cyprien. 05 62 48 76 28

Ouvert du mardi au samedi. De 11h à 19h. Réservation vivement conseillée.

jeudi, mai 31 2012

Chirashi en Technicolor (aux framboises, pois gourmands et maquerau mariné)

Chirashi framboises-B

À emporter  Lors d'un précédent épisode, je suis retombée en amour du chirashi plus peaufiné... Donc voici une petite recette qui fait douter à cause de sa couleur flashy (dû aux framboises) mais qui change de la banale salade de « rizothon », et que j'avais préparé à l'occasion d'un pique-nique.

           

}} Pour le riz à sushi

  • 2 verres de riz + 2 verres d'eau

  • 2 poignées de framboises surgelées (ou 2 cs vinaigre framboise) + 1 cs sucre + 1 cc sel

  • 1 cs de sésame doré

Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à que l'eau soit claire. Le mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau. Porter à ébullition, à couvert. Laisser bouillir 4 minutes. Puis baisser le feu (ou changer de feu) au minimum, laisser cuire durant 8 minutes. Couper le feu, ajouter les framboises et laisser reposer durant une dizaine de minute, toujours à couvert. Laisser légèrement tiédir. Dans un récipient plus grand, un saladier par exemple, transvaser le riz, et l'aérer et mélanger en écrasant les fruits avec la spatule. Ajouter le sésame, le sucre et le sel. Bien mélanger, un sirop va se former et va devenir « collant ».

             

}} Pour la garniture

  • L'omelette : 1 oeuf + pincée de sucre + 1 cc sauce soja + 1 cs d'eau

  • 1 petit bol de fève ou petit pois ou edamame

  • 1 demi mangue 

  • 1 bon filet de saumon cru ou 2 filets de maquereau mariné

L'omelette. Battre à la fourchette/à la baguette l'œuf + la pincée de sel + la pincée de sucre + eau. Faire chauffer une grande poêle, étaler un peu d'huile, et verser la moitié de la préparation. Tourner la poêle en répartissant le mélange. Cuire verso. Répéter l'opération avec la seconde omelette.
Empiler les 2 omelettes, rouler-les et trancher-les en lanière. Réserver.

Cuire les fèves (ou petits pois ou edamame) dans l'eau bouillante 5 petites minutes, les raffraîchir de suite dans l'eau glacée.   

Couper la mangue en dés.    

Couper le saumon comme vous le souhaiter ou le maquereau en tranche.

                       

}} Pour la Sauce Goma-Soja

Mélanger l'ensemble dans un pot qui se ferme : 1 cs crème sésame «Tahin» + 1 cs sauce soja + 1 cs eau + 1/2 cc sucre.

                     

Pour finaliser, réunir dans un saladier (qui se ferme), le riz aux framboises et les garnitures, soit par couche soit en mélangeant tout. Au moment de servir, ajouter un filet de sauce. 

              

Chirashi Framboises

jeudi, avril 19 2012

Okini, 4 ans après...

Article hors-ligne

mardi, avril 3 2012

Ô Hanami - La Fête des Cerisiers en fleurs

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Dans l'eau que je puise
scintille le début
du printemps

Ringaï (source

            

C'était dimanche dernier, la Fête des Cerisiers en fleurs au Jardin Japonais de Toulouse.

                  

                 

+ Musique !     

Ladylike Lily  ::  Creeping Bird

jeudi, décembre 29 2011

Solaneko, à Toulouse

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Clin d'œil & infiniment merci à A., une lectrice, qui m'a fait découvrir cette adresse :)

          

Ô Rêve  Je suis une fille bizarre et la nuit, je rêve de boufferies... Humm, pourquoi s'étonner? ;)  Une fois, j'ai rêvé d'une cantine japonaise dans un espace infini, proposant une cuisine familiale (pas de sushi, ni brochettes !) et locale (tant qu'à faire) où l'on y trouve un plat du jour qui change réellement tous les jours (ça sent le vécu...)  et ouvert le samedi ! Un lieu quasi unique à Toulouse, à mi-chemin entre l'Okini et le Motchiya. Un beau rêve ?!?

Aujourd'hui, je n'ai pas rêvé, ce lieu existe bien... Puisque j'ai y déjeuné à plusieurs reprises avec à chaque fois un ami différent, et avec toujours autant de plaisir. Il se nomme « Solaneko », et se cache au quartier Saint-Cyprien (mon quartier de cœur), autour de la place de l'Estrapade.

L'établissement, immense et inondé de lumière, est divisé en deux parties. D'un côté, se trouve une petite épicerie proposant des articles artisanaux et des produits bio (dont certains sont utilisés dans sa voisine). Et de l'autre, vous l'auriez devinée, la cantine japonaise, cette partie qui me fait tant rêver :)  L'adresse vient juste d'éclore (début Novembre) et elle a déjà trouvé ses fidèles abeilles ! Et tant mieux, longue vie au Solaneko !!

          

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La Réalité  À l'intérieur, de petites tables perdues parmi les grandes (donc peut recevoir des groupes), la cuisine ouverte où l'on peut apercevoir le personnel discret s'activer. On s'égare en plein rêve. On prend place, puis la maitresse des lieux Tomoko nous offre, avec générosité et enthousiasme réservé, un verre d'infusion d'orge grillé... Ses reflets mordorés me séduisent, son parfum fumé est intriguant et au goût, ça me rappelle le café à l'eau, et personnellement, je trouve cette infusion plutôt agréable.

Proposer une restauration japonaise avec des produits locaux et bio, c'est pas un peu incohérent ? Comme je l'avais dit précédemment, il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de produits japonais pour cuisiner authentiquement japonais... Et je rajouterai même que c'est un révélateur de nos trésors locaux méconnus voire ignorés, et en plus, pour les héros ordinaires, pourquoi pas s'en inspirer quotidiennement dans la cuisine pour équilibrer ses repas (que j'applique désormais chez moi).

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à ce manga « La Petite Forêt » de Daisuke Iragashi (clin d'œil et bel'anniversaire ;) au Mulot) dont je vous conseille, sans tarder, la lecture.

       

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« C'est trop trop bon ! »  Comme nous étions les premières clientes de la journée, le service n'a pas tardé. Soudain, sur la table, apparaissent la formule du jour : la petite soupe bien réconfortante, le précieux bol de riz et la grande assiette du jour bien garnie. 

J'avale une gorgée de Soupe Miso. Révélation ! La saveur du miso est discrète mettant en valeur la garniture inhabituelle. Dedans, point de champignon de Paris ou de poireau émincé mais des lamelles de tofu frit et de feuilles de cresson ciselé. Ce mariage peut bousculer les papilles non-converties. À noter aussi que la garniture change selon l'inspiration.

Autre claque : Le riz n'est pas blanc mais complet et vient de Camargue. Chaque graine s'éclate sous la dent délivrant son goût riche en nature, on croirait manger du blé. Nos sens en sont désorientés. Surprenant. Je suis tellement tombée en amour, qu'avant de repartir, j'ai profité pour y faire une petite emplette dans la boutique-colocataire.
Le porc au miso et gingembre-frais nourrissait ma faim de connaissance sur la cuisine japonaise. Très tendre tout en complicité et en émotion. On dirait un plat « doudou », comme si une maman l'aurait préparé pour ses enfants.
La salade d'épinard aux copeaux de bonite (variété de petit thon, séché puis râpé), les tranches de potiron bouilli et la salade verte à la vinaigrette douce à l'huile de sésame complètent l'équilibre végétal et saisonnier. 

Le plat du jour change réellement tous les jours ;) (alternant porc, poulet, poisson...) avec en guest-star des légumes de saison et locaux... D'ailleurs, lors de ma première visite, j'ai vu de mes yeux de vrais légumes (potirons magiques et jolis bouquets d'épinard, entre autre) traversés la salle jusqu'à conquérir l'économat (la réserve). On s'en lasse pas, il faut être toutefois aventurier/très ouvert et ça donne envie de revenir pour découvrir la surprise du jour.

                        

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Atterrissage en douceur...  Flan maison au thé parfumé jasmin & Dora-yaki.

La maîtresse des lieux nous avoua timidement que le Dora-yaki n'est pas fait-maison. J'ai pris le risque, la gourmandise me perdra ! Et que rajouter ? Ça a ressemble à deux pancakes à la texture d'une génoise, collés par de la pâte d'adzuki (petit haricot rouge dont les japonais raffolent, le goût rappelle familièrement la crème de marron). Le tout servi dans de la jolie céramique nippone à en rendre jalouses toutes foodistas qui se respectent.

     

Comme tout doux rêves ont une fin... Il faut se réveiller, se lever et régler sa petite note, « Vous reviendrez ? » me lança la maitresse des lieux... C'est sûr, je reviendrai :)  À suivre...

       

         

Solaneko  Épicerie, Cantine japonaise & Salon de thé

9 rue Réclusane (ou près de place de l'Estrapade), Toulouse. 05 62 48 76 28. Réservation très recommandée.

Ouvert du Mardi au Samedi, de 11h à 19h. Attention fermé les Lundi/Dimanche et pas de CB !!

jeudi, septembre 29 2011

Chirashi Daurade, mon remake

Chirashi Daurade

Je faisais déjà des chirashis à la maison, mais ça se limitait à du riz vinaigré et des tranches de poisson. Après mon passage au Motchi Ya, son chirashi m'a démontré qu'on pouvait le rendre plus riche en saveur et en couleur. Bref, j'ai trouvé l'expérience fabuleuse que j'ai profité d'un brunch, dimanche dernier, entre amis pour le « refaire » selon mon habilité et selon le marché.

                                     

}} Chirashi Daurade

Pour 4 à 6 personnes.

  • 2 verres de Riz + 2 1/2 verre d'eau

  • 2 cs Sucre + 2 cc Sel + 4 cs Vinaigre doux (riz, cidre, melfor ou framboise etc...) + 1 cs sésame grillé

  • Omelette japonaise : 2 oeufs + 1 pincée de sel, 1 pincée de sucre + 2 cs d'eau.

  • Framboises et figues fraiches, lamelles d'avocat

  • 1 poignée des pois gourmands ou haricots fins
  • 2 filets de Daurade (ou autre poisson comme le mulet, la truite, le chinchard, le maquereau mariné etc...) sans la peau et tranchés en sashimi

  • œufs de truite ou de saumon
  • cheveux d'ange d'algue Nori (une feuille coupée au ciseau)

                          
Pour le riz à sushi 
Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à que l'eau soit claire. Le mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau. Porter à ébullition, à couvert. Laisser bouillir 4 minutes. Puis baisser le feu (ou changer de feu) au minimum, laisser cuire durant 8 minutes. Couper le feu, laisser reposer durant une dizaine de minute, toujours à couvert. Laisser légèrement tiédir.
Dans un récipient plus grand, un saladier par exemple, transvaser le riz, et l'aérer avec la spatule. Ajouter le sésame, le sucre, le sel et le vinaigre doux. Bien mélanger, un sirop va se former et va devenir « collant ». Réserver.
                                
Pour l'omelette  Battre à la fourchette/à la baguette les œufs + la pincée de sel + la pincée de sucre + 2 cs d'eau. Faire chauffer une grande poêle, étaler un peu d'huile, et verser la moitié de la préparation. Tourner la poêle en répartissant le mélange. Cuire verso. Répéter l'opération avec la seconde omelette.
Empiler les 2 omelettes, rouler-les et trancher-les en lanière. Réserver.
                                      
Pour les légumes verts
  Dans une petite casserole, porter l'eau à ébullition + du gros sel + une pincée de bicarbonate (facultatif), ajouter les pois gourmands/les haricots et laisser cuire 2 minutes à partir de la reprise de l'ébullition. Puis passer les rapidement sous l'eau froide. Ils doivent rester bien verts et croquants.    
               
Le Dressage
  Dans un bol « donburi » ou une grande assiette, mettre une couche de riz vinaigré, des lamelles d'avocat et de l'omelette au milieu. Des lamelles de poisson autour. Semer des pois gourmands, de quartiers de figue et d'éclat de framboise. Ajouter quelque touche d'œufs de truite. Pour finir, des cheveux d'ange d'algue Nori.         
                     
Servir
avec une coupelle de 1 cs sauce soja + 1 cc Mirin (si on veut) + noix de wasabi + gingembre mariné. Régalez-vous :)

                

                  

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lundi, juillet 4 2011

Faim à Paris #2 : Chez Naniwa Ya, un boui-boui à la japonaise

Suite de notre escape parisienne... Après avoir traversé la capitale matter des expos, on s'est posés dans une petite gargote à la japonaise, chez Naniwa Ya.
Petit ? il doit avoir une vingtaine de couvert à tout cas(s)er, les places au comptoir, les tables très collées-serrées qu'on se croirait quasiment dans une table d'hôte. La salle est "animée" par les clients ensardinés et les employés qui s'activent tel un essaim

Contrairement à midi, pas de menu le soir. Le tout est à la carte, mais raisonnable. Par ex : le bol simple de nouille udon au bouillon est à 5 euros. Le soir, on peut se permettre « les variations » de petits plats tels des tapas japonais (ex : les gyozas, les beignets de poulet, les takoyakis, les edanamé etc... Voir carte.) Si vous n'êtes pas trop tenté par les nouilles, la carte propose aussi les Donburi. Par contre, si vous vous attendiez à y trouver des sushi-brochettes, passez votre chemin. 

Au moment de prendre nos commandes, il y a eu tellement de bruit que la communication a été difficile. De plus, la personne avait un accent que mon cerveau a dû prendre son temps pour déchiffrer l'information. J'ai dû lui demander de m'excuser pour qu'elle puisse se répéter. Oups... Et d'après le décryptage de mon cerveau, l'eau se trouve près de l'entrée et de même que le thé, est à volonté. En effet, c'est bon à savoir.
         

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Alors, pour accompagner la bière fraîche, on a choisi une assiette de takoyaki, et une de gyoza.


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Les takoyaki, différents de chez Aki, moelleux avec le poulpe bien présent. Est-ce que 6 était assez ? J'aurai dû prendre une seconde assiette :)

Les gyoza, des ravioli au porc, croustillants et fondants, avec une dominante "aillée" (sans doute le nira). À déguster nature qu'avec la sauce soja.

Après coup, j'ai choisi des plats que je connaissais, j'aurai dû être plus aventurière... Je reviendrai !

            

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On a pas attendu longtemps pour la suite. Mon bol de Tanuki arrive. C'est un bol de nouille udon (ou soba, à choisir) aux gouttes de tempura, ciboule et kamaboko (cousin de surimi au poisson "goût poisson") à peine caouchouteux. Les nouilles sont juste un peu trop cuites à mon goût, les préférant « chewy » sous la dent.

Tanuki, c'est quoi ? La carte indique "avec beignet de farine". Il s'agit en fait de pâte à tempura frits puis ajoutés dans le bouillon. Oui, oui. Mais c'est quoi l'intérêt ? Ça perd son croustillant ? Certes, ça donne un goût rond et savoureux. Ce n'est pas gras du tout. 

            

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La commande de mon co-luncher, le NabeYaki. C'est une petit marmite de nouille udon (ou soba), tempura de crevette, émincés de poireau, morceaux de poulet, kamaboko et oeuf poché. Comment le déguster ? Il faut crever le jaune d'oeuf et le mélanger au bouillon. Qui le rend riche et plus gouteux.

        

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Après avoir bien dîner, on s'est pas demandé si le resto proposait des desserts... Heureusement, on avait plus faim...

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L'addition ! Parce que nous avions terminé et qu'il y a du monde au portillon, l'addition nous apparaît comme par magie sans avoir à le demander. Alors une bière, des takoyakis, des gyozas, bol d'udon aux flocons de tempura, marmite d'udon, cela fait 30,50 euros à deux !

                 

Autre avis ? Chez Létitia.         

                             

Naniwa Ya, 9 rue St-Anne, Métro Pyramide, Paris.

Midi/menu, Soir/à la carte.

mercredi, juin 22 2011

Faim à Paris #1 : Chez Aki, au royaume des Okonomiyaki

À Toulouse*, manger japonais se traduit par l'incontournable duo sushi-brochette. Pour notre séjour parisien, il fallait absolument passer par la case « resto traditionnel japonais ». Les nouilles (udon, soba, ramen), les galettes de chou, l'anguille (unagi), les bols de riz chapeautés de garniture (donburi) etc... nous manquent terriblement ! Je regrette que le Citron Bleu n'ait pas continué sa carte japonisante.

En sortant du métro Pyramide, on s'est dirigés comme un aimant vers Aki. Un petit resto qui cache 3 niveaux animés par les cuisines ouvertes et dont les tables sont collées-serrées. Leur spécialité est l'Okonomiyaki, la galette de chou (originaire d'Osaka), ainsi que les yakisoba (les ramens sautés sur plaque avec une sauce aigre-douce).

On franchit le seuil, il n'était pas encore midi, que le resto était quasiment complet. On nous fait signe de descendre, et deux places en or s'offrent à nous : au comptoir, en face du chef des okono et ses deux spatules sacrées :) 

J'avoue que le fait d'être installée en face, m'a émerveillée comme une petite fille ;) On examine la carte proposant une dizaine d'okono (aux fruits de mer, aux crevette, aux légumes etc...), des yakisobas, des soupes aux ramens fraîches. Il y a même une formule de midi. C'est d'ailleurs ce que mon co-luncher a choisi. Quant à moi, c'est takoyaki et l'okono au porc-kimchi me font de l'œil. 

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L'ambiance était chaud (show ?), nous commandons une bière japonaise.

On nous distribue nos « armes », une sorte de petite pelle servant à couper la galette. Arrivent ensuite les deux entrées du menu (de midi).

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Petite soupe miso brûlante mettant en appétit, sans champignon de Paris, s'il vous plaît ! Avec de l'algue, de la ciboule et du tofu. Que l'on déguste avec attention.

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La salade à la japonaise, une salade de chou aigre-douce ? Non ! Tout simplement des crudités relevées d'une sauce à base de mirin, sauce soja et touche d'huile de sésame. Très rafraîchissante après la soupe.

Les japonais dégustent la salade de chou, nature ! En fait, leur chou blanc, semble-t-il, est très tendre par rapport à notre chou blanc français. 

Petite anecdote, la première fois que j'ai été dans « un resto à sushi » tenu par un non-japonais et que j'ai goûté cette salade de chou aigre-douce, je la trouvais très familière. C'est exactement comme ça que ma mère la prépare ;) 

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De mon côté, mes Takoyaki, des boulettes de poulpe arrivent, rien que pour moi ! Croustillants, chauds et ce morceaux de poulpe "chewy". Hélas, 3 boulettes, ce n'est pas assez !

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Pendant que nous patientons, nous admirons le spectacle qui se joue à quelque centimètre. J'ai été tout de même surprise par quelques détails. 

Premièrement, j'ai imaginé ces galettes aussi grande qu'une pizza (celle de chez la Grand'Pizzeria rue Castellane, à Toulouse). Et je craignais ne pas finir. En réalité, elles font la taille d'une poële de petite dimension. Même de cette taille, j'ai un peu de mal à terminer.

Seconde surprise, je pensais assister à la cuisson de A à Z des galettes. Pour gagner du temps, les galettes sont précuites. En effet, la cuisson des galettes est assez longue. La cuisson des garnitures se faisant à part au dernier moment.  

Je me rattrape donc avec la cuisson des yakisoba. Il fait revenir d'abord les légumes (chou, pousses de soja et carotte), ajoute ensuite les ramens précuits. Il détend avec de l'eau, mélange avec beaucoup habilité. Et vers la fin, il verse de la sauce Yakisoba (ressemblant à la Sauce BullDog, un mélange de Ketchup, de sauce anglaise, de sauce huitre) qui caramélise l'ensemble. Uah^ quel spectacle !! 

Sur la photo : après avoir badigeonné de sauce BullDog, il ajoute... de la mayonnaise japonaise (douce) Étonnant, heing ??

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Sur la photo : il finit par une poignée de pétales de bonite, de paillettes d'algue nori et du beni-shoga

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Et voilà, mon okonomoyaki au porc et kimchi (la garniture se trouve en-dessous). Ça se voit pas, mais c'est vivant ! C'est vivant ! Les pétales de bonite dansant avec la chaleur du plat. Vite j'attaque !

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C'était délicieux et copieux. Porc et kimchi font un heureux mariage, c'est épicé mais ne pique pas trop. Le kimchi apporte de la nuance et de la saveur face au porc (un ingrédient habituel dans la gastronomie nippone). C'est un plat tout de même un peu déroutant par la sauce bull-dog qui peut tout emporter. La mayonnaise adoucit son côté aigre.  

Et vous savez quoi ? J'ai tout mangé ! Troisième surprise ?!!

Aki-H

L'addition s'il vous plaît !  On résume : une bière, des takoyaki, une formule déj (soupe miso + salade japonaise + okonomiyaki du jour) et un okonomiyaki au porc-kimchi, cela fait 32 euros à deux !

            

                

Bon, je suis sympa, je vous donne l'adresse ;)

Aki, 11 bis rue Sainte-Anne, Métro Pyramide

Paris

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* N'hésitez à m'écrire si vous souhaitez une sélection. Ok, j'abuse, ça me fait tellement plaisir de recevoir des courriers de mes lecteurs ;)

lundi, octobre 12 2009

Toulouse : Un fabuleux festin nipponesque entre-midi et deux... # 1

Traditionnel japonais  Je réclame toujours que je ne suis pas une passionnée de cuisine (être passionnée, cette phrase me sonne très bateau... Rassurez-vous, seulement pour moi.), si je connais certain truc, c'est avant tout que je suis curieuse. Et si je cuisine la plupart du temps, ce n'est pas pour être à la cheville des bons cuisiniers amateurs d'un dîner presque parfait mais encore avant tout, c'est pour savoir comment ça marche (la cuisson, la mayonnaise, la meringue etc...) et pourquoi c'est bon (exemple : les aubergines, c'est meilleur frit malheureusement, que cuit à l'eau/à la vapeur...). 

Et ce que j'aime dans mes aventures gourmandes (je suis plutôt dans ce trip), c'est les heureux hasards... Comme un soir, en visitant le planning d'un resto-théâtre « Le Citron Bleu » on the web, et puis quelque chose a vivement attiré mon intérêt : la carte des menus. Mais pas n'importe quoi. Ce lieu propose, à midi, des mets japonais traditionnels et familiales (donc pas de sushi et à prix tout à fait correct, on se croirait à Paris).

À ce moment-là, cette adresse est notée et restée en priorité de ma liste de lieu à tester... Et comme je n'aime pas me montrer égoïste avec mon bon plan, il fallait bien que je rekidnappe une copine*, ça va devenir une habitude chez moi.

C'était donné rendez-vous un jeudi midi. Comment peut-on deviner que derrière cette façade de bistrot de quartier se cache une cuisine atypique ?? Je me rappelle d'être passée devant plusieurs fois sans m'arrêter.

On entre. On prend place, on examine autour. Le lieu est décalé, et ça me plait déjà. Surtout l'élément posé sur le piano près de l'entrée. Mouhaha, maintenant, vous êtes obligé d'y aller pour voir de quoi il s'agit.

Sur la carte, j'ai hésité entre deux formules et finalement, j'ai choisi le plateau « le bol de nouille Soba et les onigiris » et ma co-testeuse, un « katsu-don ». La commande prise, on discute. Et soudain, on nous pose sur la table un amuse-bouche. Étrange, « euh, ça se mange ?! ». On les porte à la bouche. C'est peut-être des nouilles somen (??) marinés dans de la sauce soja chaud et saupoudré de sel fin, à mordiller.  On pourrait dire que c'est un mélange entre des mikados salés et les nouilles instantanées que l'on peut grignoter cru dans son sachet (certaine pas toute).

Les plateaux arrivent. On admire (à comprendre « il faut absolument immortaliser ça !)»... Et les si jolies porte-baguettes (1° photo) qu'on a envie de les détournés en broche, barrette... Bon, je m'y perds, je commence par les sobas. Le bouillon est délicieux, et pourtant c'est un simple bouillon dashi (kombu + bonite + eau). Les nouilles sont un peu trop cuites à mon goût (peut-être fallait-il les déguster à cette cuisson??). L'abura-age (la poche de tofu est frite puis marinée dans une sauce sucrée) apaise le petit arrière goût amer du bouillon. Je retiens l'idée pour la refaire à mes papilles.

Mon ventre se trouve déjà calé et je suis un peu triste de laisser le dernier tiers dans mon bol.

La suite, j'attaque un onigiri, bien compacte et parfumé au shiso séché... qui faut déguster (à l'aide de doigts ou de baguette) avec les tranches de navets salés, les concombre au sel et les tamagoyaki (le feuilleté d'omelette).

Quant au plateau « katsu-don » de ma co-testeuse, il y a une petite soupe miso, son plat "Katsu-don" et des légumes salés. Rien que de regarder, je me sentais déjà rassasiée.

Le Katsu-don, qu'es aquò ?? C'est un bol garni de riz (Donburi) et chapeauté d'une côte de porc désossé, panée (et prédécoupée) à l'oeuf & à l'oignon. Décrit comme ça, a l'air lourd et indigeste mais curieusement, c'est délicieux. M'enfin, j'avoue ne pas avoir goûté leur version (je vous le rappelle, je suis déjà calée).

Une adresse à recommander si l'on veut s'ouvrir à l'autre cuisine japonaise, celle qui est « familiale et conviviale ».
Petit signe qui ne trompe pas, le lieu est fréquenté par des japonophones.

  

Le Citron Bleu
rue des Paradoux (Quartier Esquirol), Toulouse
    
Restauration à midi, japonaise et traditionnel
Plateaux de 9 à 13 euros.

   

À suivre...

 

* Un peu comme cette fois-ci.

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Mise à jour : Ce resto n'offre de carte japonisante, hélas.