Enflammée

Carnet d'une gourmande chronique…

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mardi, septembre 27 2016

Restauration rapide } La Petite Ménagerie

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La Petite Ménagerie, cantine de poche

La Petite Ménagerie, c'est mon coup de cœur de l'été, elle va sans doute devenir le votre pour cette rentrée et pour le reste de l'année.

Ouverte depuis début Juin et située à 2 pas du métro St-Cyprien, cette cantine de poche est une adresse lumineuse enchantée par la faune en papier, les fleurs fraîches et la vaisselle en plastique. Une ambiance qui fait penser tout de suite à Martine Camillieri, qui a passé son enfance au Vietnam.

Elle est tenue par 2 sœurs. L'ainée a géré une épicerie et magasin de déco artisanat viet et enfantine. Quant à la cadette, elle a été décoratrice dans la monde du spectacle. Elle a commencé à travailler derrière les fourneaux en faisant du catering en extra, et dernièrement, au Vélo Sentimental. 

Elles proposent une cuisine vietnamienne familiale et populaire élaborée à partir d'ingrédients locaux(viandes, légumes, herbes aromatiques). Les pickles de légumes, la nougatine de cacahuète et les graines germées sont réalisés sur place. Les plats sont concoctés avec un brin d'épices et peu relevés pourmettre en avant le goût de chaque ingrédient au lieu de les masquer. « Dans la cuisine vietnamien, il y a autre chose que la menthe et la coriandre ! » me dit l'une d'elle, ainsi on découvre la pérille (plus connu sous le nom de « shiso »), le polygonum, la coriandre épineuse, mais aussi la mélisse ou encore l'agastache, qui donnent du peps dans l'assiette et dans les papilles (cependant, attention à cette dernière ça envoie! ).

Au menu ? De la restauration rapide, donc pas d'entrée, on passe directement au plat ! Chaque jour, elles présentent 3 plats dont un végétarien, qui séduit aussi bien les carnivores que les végétariens. D'ailleurs, il n'est pas rare qu'il soit en rupture (soyez futé en réservant par téléphone). J'ai pu déguster de jolis « Banh bao » sandwichs vapeurs à s’en mettre plein les doigts, un parmentier de bœuf aux épices « pho » et christophine, un haché de tofu délicatement parfumé « façon laab » (tartare laotien), du tendron de veau grillé au galanga, la ludique salade aux boulettes de riz croustillant « Nem thadeua » à écrabouiller soi-même… Des plats savoureux  et réconfortants qui m’emportent au paradis durant la pause de midi, oui rien que ça ;)

Les desserts ont l'air simple et sont peu sucrés. Au choix, il y a un classique viet (riz gluant aux cornilles nappé de lait de coco , ché à la banane…) ou français (pannacotta au sésame noir et figue, charlotte poire-chocolat, crumble de fruits de saison...). Ne pas manquer le café vietnamien, un robusta servi dans sa cafetière monotasse, pour un moment en suspension.

La prochaine fois, je vais proposer de leur laisser mon rond de serviette ;)

         

La Petite Ménagerie

1 bis rue Pont St-Pierre, quartier St-Cyprien. Toulouse. 09 73 21 92 33
Ouvert du mardi au samedi midi.
Plat à 10 €. Plat + dessert à 12,90 €.
A emporter ou sur place. La réservation est vivement recommandée.

mardi, mai 5 2015

Restaurant } Une Crêperie « sagement » Zinzin... Glutenfree et vegan friendly !

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La Crêperie Zinzin, est-elle zinzin ?

Nichée en plein centre-ville, la Crêperie Zinzin, déjà n'est pas un restaurant breton. L'histoire en est d'autant plus folle : c'est une adresse locavore accueillant tout le monde, même les personnes coeliaques et les vegans, le tout pour une addition raisonnable. 

                

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Une entrée du jour, Brunoise de shiitake et Houmous

De vieux meubles dénichés d'un vide-grenier, des jeux de société d'antan, de la vaisselle dépareillée, une vingtaine de petites tables, de la musique indé-folk... L’univers de la Crêperie Zinzin est fabuleusement rétro-champêtre tellement qu'on se croirait dans une maison de campagne. Et pourtant, on est bien en plein centre de Toulouse, précisément dans le quartier populaire d'Arnaud Bernard. Alors qu'on pourrait imaginer que cette adresse a toujours été là (car ça vous rappellera sans doute au Bol Bu, rue de May), elle n'a qu'ouvert que depuis début 2015. Ne vous attendez pas à une crêperie traditionnelle, elle se veut alternative et chaleureuse à l'image de ses 2 maîtresses des lieux. « On n'est pas une crêperie bretonne ! » précise Cathy, mais avant tout, un restaurant locavore, c'est pas fou ?

           

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Galette asperges rôties et oeufs brouillés / Galette "sucrée" aux fleurs d'Acacia

Au menu, pas de carte aussi longue que le bras mais une ardoise du jour qui se résume en 3 plats (1 Entrée /1 Plat /1 Dessert), cuisinés avec des produits de saison/locaux, et parfois, une option vegan. 

Cette crêperie ou plutôt cette « galetterie »  travaille une variété ancienne de sarrasin cultivé dans le Tarn et bien toléré par les personnes cœliaques (intolérance au gluten). D'apparence, leur galette est bien foncée, plus brute et plus rustique au goût. Dans la pâte ? Juste de la farine de sarrasin, de l'eau et du sel. Elle est ensuite cuite sur un traditionnel billig avec de l'huile de pépin de raisin. Petite précision, que la galette soit pour un plat salé ou sucré, la même pâte est utilisée. 

Certes la cuisine y est simple mais en découvrant les plats un par un, les détails émerveillent nos sens. Pour ce jour-là, un léger houmous frais est accompagné qu'une galette croquante faisant d'office de pain. Les asperges rôties du plat nous délivrent leur bon goût de noisette. Et en dessert, nous avons butiné les divines fleurs d'Acacia infusées dans le miel sur notre galette sucrée. Ou encore, dernièrement, cet entremet au lait d'amande au romarin qui rafraîchit tout en douceur la fin de repas.

Enfin, la Crêperie Zinzin cache plus d'un tour dans son... buffet ! Le lieu fait d'office d’épicerie organic en vrac. On y retrouve la fameuse farine de sarrasin, la farine de pois chiche, des pâtes "poulard" (variété ancienne de blé), des vins de producteur, des miels... Et même une crème hydratante ! D'ailleurs, il est vivement conseillé de venir avec vos contenants (attention, contenant stérilisé pour la crème hydratante). 

   

Du bon sens, du plaisir simple, et de petites touches de saveurs à découvrir... Finalement, plutôt sage que zinzin cette galetterie ;) 

            

         

Crêperie et épicerie Zinzin

17 rue Arnaud Bernard, Toulouse.  Tel : 06 73 67 00 61

Le Midi, du mardi au vendredi /E+P ou P+D à 12,50€. 

Le Soir, jeudi, vendredi & samedi / E+P+D à 16€

Attention, pas de CB !

Page FB 

mardi, septembre 16 2014

La Saga Street-food de l'été #4 } Le Burger Haut-Couture, chez Sandyan

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Après le bento-déjeuner élégant et savoureux, Sandyan nous surprend encore une belle fois avec leur burger... Un Burger végétarien Haute-Couture !

             

Aujourd'hui, "pour manger un bon burger à Toulouse" chacun a ses préférences et même son classement personnel. En ce qui concerne les burgers sans viande, hélas, les adresses sont limitées. En effet, l'offre végétarienne est quasi inexistante, ou se résume à substituer facilement le patty de viande par...une galette de pomme de terre ! Il faut avouer que ce genre de sandwich est plutôt indigeste et, en  plus, il donne rarement envie... Heureusement qu'il y a quelques rares adresses où le burger végétarien vaut le détour, notamment chez Sandyan ;)

Depuis cet été, Sandyan élargit son offre déjeuner en lançant son Burger VG seulement à emporter. Il demande 1o minutes de préparation/d'attente mais on peut le commander par téléphone et venir le chercher. Pour ceux qui sont accro(c)s au fabuleux bento-déjeuner, il y a un burger végétarien version mini qui est proposé parmi les petits plats pouvant donner un aperçu. 

Le Burger VG version Sandyan se veut "heathly", élégant et surtout végétarien. Il est de taille raisonnable, en revanche, il est haut. Il se compose d'une julienne de légumes de saison cuisinée (relevée d'épices racines ? Il me semble deviner du galanga et de la citronnelle ou ai-je rêvé ?), nappé d'une sauce tartare maison, d'une intrigante galette de riz cristal grillée et l'ensemble est maintenu par un pain-bun à l'algue Nori cuit à la vapeur. A déguster bien chaud tranquillement au bureau pour se faire envier par ses collègues ou à l'extérieur avec ses amis (place Wilson, square De Gaulle, autour de St-Sernin...). Toutefois attention, le pain a tendance à devenir dense en refroidissant. Et est-ce bon ? C'est tout simplement délicieux ! 

    

A savourer, que vous soyez végétarien ou pas !

    

     

Sandyan

54 bis rue Alsace-Lorraine, quartier Jeanne d'Arc, Toulouse. Tel : 05 61 21 45 64

Burger seulement à emporter & au déjeuner du lundi au samedi midi. 

Burger seul à 6,8o€. Avec dessert à 1o€. Avec dessert et boisson maison à 13,8o€

    

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Les Sagas Street-Food précédentes...

#1 } Les sandwichs nomades de Monsieur Cyclofood 

jeudi, mars 21 2013

Les Coudes sur la Table

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Encore Merci Elodie :)

           

Petite Cantine  Des fauteuils où l'on aime se blottir, une longue banquette familiale bricolée, des coussins moelleux, de petites tables entourées de chaises d'écolier, une envolée de grue en papier, de jolies pailles rayées, une cuisine gris foncée donnant sur une petite salle lumineuse et tranquille... Les Coudes sur la Table est une petite cantine installée au 39 rue des Lois, qui nous accueille depuis 3 mois, dans un quartier débordants d'étudiants (à 2 pas de l'Arsenal). 

   

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En cuisine, c'est Amélie. Après un passage dans le domaine de la Communication parisienne, elle prend un autre cap, celui de la Cuisine. Elle s'est aventurée derrière les fourneaux d'un chef fou italien et ceux de Gilles Choukroun, et arrivée à Toulouse depuis plus d'un an. Au service, c'est Cédric (en semaine) et c'est Myrtille la bavarde (le samedi). Ces deux derniers sont aussi graphistes dans la vie, d'où la déco très inspirée «blog déco» (je trouve) et les photos sur FB mettent sur la voie.

                 

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Bucatini aux champignons - Tartare d'ananas, gelée aux fruits de la passion et chantilly au citron-vert

Sur la carte, des plats simples : Pasta, Soupe du jour, Sandwichs gourmets (dont un carnivore et un végétarien), Salade de légumes jolie jolie et desserts maison mais cuisinés avec des produits de saison locaux ou originaux (d'origine, pour les produits italiens) et proposé à petit prix. Amélie veuille à changer la carte chaque semaine selon le marché et la saison. C'est certain, on s'ennuie pas dans cette maison ! 

Pour les desserts, Amélie l'avoue, son bec ne penche pas vers le sucré. Finalement, ce sont des desserts simples qu'on est bien heureux de re-découvrir (il faut reconnaître que ça se fait rarement) comme le riz au lait aux pralines-rose, la crème aux oeufs, la poire pochée à la verveine...

Côté boisson, du frais (jus de pomme, vins de la région et de la bière tarnaise) et du chaud (des thés bios et du café équitable).

             

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L'après-midi, l'ambiance est plus calme et accueille aussi les déj-tard. Au goûter, des expressos, un macchiato... Et même un chocolat blanc dont le lait est chauffé à la casserole avec les graines d'une véritable gousse de vanille. A siroter en grignotant un cookie ou une part de gâteau du jour. Ou encore, s'ils n'ont pas encore disparus, pensez à déguster les desserts de la semaine. 

                      

Les Coudes sur la Table est une jolie petite adresse où l'on se retrouve comme chez soi... Où on déjeune une cuisine de saison comme à la maison. N'hésitez pas à poussez la porte et à venir bavarder avec Amélie et Myrtille. 

     
            

Les Coudes sur la Table

39 rue des Lois, quartier Arnaud Bernard. Toulouse.

Lundi au Samedi, de 11h30 à 19h. Service Continu. Sur place ou à emporter.

jeudi, octobre 11 2012

Ô Toulouse ! // Ô Bali !

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Ô Bali  Ce petit resto indonésien... Michel, un ami pirate, m'en a fait l'éloge ! Et pourtant, il a tenté de me dissuader d'y aller pour éviter d'en faire un article car oui, cet écrin d'exotique est un bijou, logé dans la rue Denfert-Rochereau (hélas)... 

Ce soir-là, pour se rassurer, on s'était rendue en groupe... C'était la crème de la crème des blogueuses gourmandes toulousaines - hé oui, si je le dis ! : avec Claire-tte qui nous a fait bavé de son dîner chez Sarran, l'espiègle Marinea, Bricnbroc qui est tout mimi avec son sautoir « nœud », ma quasi-voisine de quartier Gaëlle et moi, votre fidèle servante. Bien qu'entourée, j'ai passé la soirée rêveuse, mon regard surtout dirigé vers ce plafond de jolis tissus.

Ô Bali a ouvert ses portes il y a 2-3 ans, une dizaine de table compose la pièce où la déco est dépaysant mais assez chargée, un maître des lieux gère la salle et 2 chefs (un balinais et un javanais) dominent la petite cuisine. Sur les tables, pas de baguettes mais un couteau et une fourchette. Le maitre des lieux, un francophone routard et cultivé, nous informe que les indonésiens ont coutume de manger avec les doigts. 

La carte propose 4 menus : un balinais « Sumatra », un javanais « Jawa », un traditionnel/populaire « Nusantara » et végétarien (pour plaire au solitaire). Nous nous sommes perdues dans la carte, heureusement que les explications du maitre des lieux nous éclaircissent les noms des plats. Attention, la gastronomie indonésienne n'a rien à voir avec les saveurs asiatiques que nous amalgamons à tord. Ne mélangeons pas tout.

Et les prix des menus sont plus que raisonnables qu'un vol aller-retour Toulouse/Bali...

               

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Les entrées  Les assiettes arrivent impatiemment et sont joliment présentées. La salade « Gado-Gado », son nom danse telle une valse, est une généreuse salade de crudité, nouilles chinoises, tomate et échalote frite, souligné d'une légère vinaigrette à la cacahuète et de kecap manis (sauce soja sirupeuse à la mélasse - non, ce n'est pas du concentré de balsamique).

                

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« Martabak » gigantesque brick de poulet aux légumes (existe en version végétarienne dans le menu correspondant). Bien que ma brick soit délicieuse, j'ai tartiné de sauce « sambal ». La sauce (me) semble qu'elle soit fait-maison. Mes sens en sont tout troublés, je la trouve délicieuse, moyennement intense et fruité à la citronnelle (??). 

               

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Les Plats  « Mi Goreng », les « mi » sont des nouilles chinoises au blé, « goreng » signifiant « sauter », donc des « nouilles sautées » au kecap manis, crevettes et souvent accompagné d'un œuf au plat. C'est un plat très populaire, dégusté à toute heure de la journée en Indonésie, et même au petit-déj ! Ce plat peut se faire avec du riz, le « nasi goreng ».

Bœuf rendang, un plat qui est servi traditionnellement dans les mariages balinais. C'est «... un mijoté de bœuf aux épices (qui ne signifie pas forcément "piquant") et au lait de coco durant au moins 4h... » m'a-t-on salivé. Le goût de mon plat, inédit, m'a transportée, c'est sûr. J'ai adoré tombé sur les rondelles d'échalote frite. Mais je dois avouer que j'ai été déçue, la viande était dure, il ne m'a pas fait fondre, manque-t-il de cuisson ?

                 

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Le Saté est un autre plat assez connu dans le monde, mais qu'on se trompe souvent. On pense qu'il est originaire de Thaïlande mais il vient d'Indonésie. On pense aussi que c'est un mélange d'épices à la cacahuète, en fait, « saté » signifie « brochette ». Chez Ô Bali, il les propose au bœuf ou végétarien... Et j'ai aimé sa version végétarienne au tofu ;)

           

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Les Desserts  La plupart des desserts sont d'un vert fluo, ce qui peut effrayer plus d'un... sauf les blogueuses gourmandes ! Ce vert est donné par un arôme « le pandan », qui est obtenu en mixant et filtrant des feuilles de pandan. Le parfum est indescriptible ou inédit chez la plupart. Quant à moi, c'est ma madeleine (avec aussi l'odeur du baume chinois, le sucre de palme, l'encens...).

Mon dessert, « la surprise du chef » : une verrine à l'agar agar et une boule de tapioca au pandan panée de noix de coco et garnie de sucre de palme fondant me rappelle un dessert cambodgien (à voir dans le livre sur la cuisine cambodgienne « Sala baï »).

Verrine de banane et salade de fruit exotique pour ceux qui n'en peuvent plus...

          

J'ai passé une belle soirée de découverte en gourmandise et en papotage. Malgré le bémol de mon bœuf, ça ne m'empêchera pas d'y revenir... Bientôt pour le plat de saté au tofu ;)

   

               

Ô Bali

31 rue Denfert-Rochereau, Toulouse. 05 34 43 51 34

Ouvert le midi et soir.

jeudi, août 23 2012

Toulouse // La Belle Verte

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Label Vert  Avant, c'était le Saporito, un petit resto de quartier italien pittoresque, à l'accueil bras très ouvert. Où durant 6 ans, Francesca et sa cuisinière mitonnaient de bons petits plats italiens (attention sans pizza !) qui nourrissaient bien le corps et les bons souvenirs avec. Trop tard, cette belle histoire est déjà finie. Une nouvelle belle histoire se dessine. Depuis début juin, l'adresse accueille de 3 nouveaux locataires : la maitresse des lieux et 2 chefs en cuisine (végéta*ien et carnivore). Dehors, une terrasse saisonnière devant, et dedans, une salle lumineuse dont les tables sont habillées d'une nappe à petits pois aux couleurs vitaminées et cachant secrètement aussi une petite cour dotée de 3 tables. Nous étions autour de l'une d'elles :)

L'adresse reçoit pour le déjeuner, le salon de thé et parfois le diner (jeudi & vendredi). Ainsi que pour le brunch du dimanche, un retour de marché St-Aubin, c'est pas mal comme promenade.

      

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Lorsque j'ai dépassé le seuil, j'ai complimenté la maîtresse des lieux : ça sentait délicieusement bon et que le parfum échappant de la cuisine aiguisait joyeusement l'appétit. Dès que j'ai vu l'ardoise, j'ai salivé encore plus... La carte suit les saisons, elle souriait l'été. Les plats ont l'air insolites et inédits. Tout me faisait envie, ou suis-je trop curieuse et aventurière ?

À noter aussi, ce qui est rare dans un restaurant/salon de thé, une belle carte de bières locaux :)

           

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En entrée  Soupe froide de melon-coriandre (avec la part de salade - hors champs), rafraîchissante, bien sucrée et épaisse mais que je préférais, sans doute, déguster en dessert.

Terrine de hareng à l'huile d'olive, suivi d'une grand part de salade follement colorée, croquante, variée et gouteuse, soulignée d'une vinaigrette à la betterave et d'une olive luque. La terrine était une brandade froide plutôt costaud, qu'il fallait être deux pour la finir. En achevant mon assiette par la dernière coup de fourchette, je me suis sentie repue comme une reine. 

          

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Plats de résistance  L'assiette de mon complice Ludovic, Cassolette au tofumé maison et aux champignons. Visuellement, la couleur n'est pas glamour mais au goût c'est incroyablement délicieux ! Mes papilles n'en reviennent pas ! Oui, je vous le jure !

Mon Médaillon au curry thaï était envoutant, épicé et légèrement relevé. Le simili-carné s'apparentait à la volaille mais avec une texture terriblement fondante. Ce plat m'a bluffée !

Bien que nos deux assiettes sont accompagnés de riz, quinoa, légumes vapeurs (carotte, courgette et brocoli), ils sont également garnis d'une grand part de salade (la même que l'entrée) qui faisait donc doublon. Il nous fallait un estomac de secours pour tout finir. Mais hélas, j'ai dû abandonné. C'était trop généreux.

           

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Dessert  Bien que nos estomacs arrivent à la limite, on s'est laissés tenter par une douceur. Entremet au millet, amande et nappage à l'abricot, la présentation n'est pas sexy mais au goût, il assure. Fondant, le bon goût d'amande contrastant avec le côté acidulé de l'abricot. 

Mousse au chocolat et myrtille. Très complice, le chocolat noir fait copain-copine avec la myrtille. Un délice sans œuf, surprenant, non ?

          

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Pour finir  Délicieux café (équitable), très goûteux pouvant se déguster « nature ». Et irrésistible sucre (complet) au bon goût de caramel.

                

Bien que ça soit un resto bio, locaux et végétar/lien, il est ouvert à tous ! Même aux carnivores ! Surtout aux carnivores curieux ! Je vous conseille d'y aller en bande, de commander chacun un plat différent et de faire valser les assiettes pour tout goûter.

           

D'autres avis ? Chez Rose Citron et chez la Valkyrie végétarienne.

D'autre suggestion de plats en photo ? Chez FR.

                

                 

La Belle Verte

50 rue Aubuisson, Toulouse. Quartier St-Aubin. 05 61 62 73 42

Ouvert tous les jours, fermé le samedi. Brunch le dimanche.

samedi, août 18 2012

Trop Tard ! Resto Fermé } Chez Asrat

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Initiation à la gastronomie éthiopienne  Petit établissement situé près du Métro Palais de Justice, tenue par la charismatique Asrat. Sa maison détient une double identité, une double carte ! Bar à salade et tarterie le jour, et cuisine éthiopienne le soir (attention, seulement sous réservation). La cuisine éthiopienne, on m'a en tellement vantée : conviviale, équilibrée, savoureuse... voire même considérée comme la meilleure au monde ! Il fallait que j'aille vérifier tout ça ;)

En poussant le seuil de la porte, la salle est ponctuée de quelque touche de déco discrète d'Éthiopie, mais garde en avant-tout une allure de « saladerie ». On reconnait de suite notre table, grâce au nombre de place (nous étions 7), et surtout à la nappe dotée de couleurs chaudes. Les verres et les serviettes en papiers y sont posés... Et les couverts ? Justement, il y en a pas. Ce soir, c'est permis, on mange avec les plus élémentaires et sensuels des outils... avec nos doigts !

             

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Oubliez le maffé ou le poulet yassa (Plats originaires du Sénégal mais populaires dans tout le continent), la cuisine africaine n'existe pas (et en passant, l'asiatique non plus). En effet, on ne dit pas la cuisine européenne ? Donc arrêtons de tout généraliser. La cuisine éthiopienne possède sa propre identité, est marquée par son géographie (donc son agriculture) et son Histoire, est donc se montre bien différente de ses voisines.

              

Pour ouvrir notre soif de curiosité, nous demandons si la maitresse des lieux proposait un apéritif éthiopien. Hélas, non. J'aurais tellement voulu connaitre l'hydromel éthiopien, le Tedj. Nous nous saoulons raisonnablement à l'eau, et moi, à un petit pichet de vin.

               

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Cinq (dont une végétarienne, d'ailleurs ce resto est parti de son initiative. Merci Éloïse !) des convives ont choisi le Beyaynnatu, un assortiment de plats du jour. Précisément, il y avait eu un Ragoût de lentilles corail aux oignons, une Salade de sucrine et tomate du jardin innocemment relevée, des épinards nature, un Bœuf haché mijoté en sauce douce et un autre au caviar d'aubergine. Tous étaient des plats épicés mais pas relevés. 

Traditionnellement, on pose une grand plat déjà garni au milieu de la table. Pour une question d'organisation, on a dû s'en passer. Ça sera donc pour la prochaine fois.

                     

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Ma voisine et moi avons commandé chacune une spécialité. De son côté, le Doro Wat (photo de gauche), un mijoté de poulet et œuf dur dans une sauce à l'oignon, bien épicée et relevée (c'est ce que j'ai préféré) et qui se déguste avec de l'aïb. Parait-il est le plat le plus populaire d'Éthiopie.

Mon Ketffo spécial est un tartare de bœuf aux épices éthiopiennes (le fameux berbéré) avec un bonus de l'aïb aux épinards. L'aïb est un fromage au goût neutre qui permet d'apaiser le feu des épices. Sa texture est proche du cottage cheese et de la ricotta, bien égoutté. J'ai adoré déguster ce tartare frais avec mes doigts :)

               

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Ces plats sont accompagnés d'injera, des galettes épaisses à la couleur rustique et au goût « aigre ». Elles sont confectionnées à partir d'un mélange de farine de teff (apparenté millet) souvent mélangées avec du froment. C'est une pâte levée qui a fermentée durant 2-3 jours. Lors de la cuisson, elles ne sont cuites que sur une seule face, l'autre est parsemée de petites bulles.

L'injera joue le rôle d'assiette et de couvert. Sur un grand plat, on recouvre de galettes où sont déposées plusieurs garnitures (photo de droite). Pour déguster, il faut déchirer un morceau de la galette, pincer la garniture et en faire une bouchée. Difficile de ne pas s'en mettre partout, et difficile de ne pas refaire sa manucure :)

Après avoir guetter les mains de mes convives, j'étais la seule à avoir les ongles longs ( = +3mm). Je me sentais un peu incommodée, en même temps, je prenais des photos. M'enfin, vous avez deviné pourquoi... ;)

On y a passé un très bon moment ensemble. On passe les plats, on goûte à tout. On rigole bien (sur ce point, ça ne tenait qu'à nous). On s'empiffre et on ne se gène pas pour se resservir. À la fin, nous étions presque repus.

              

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Par cette fabuleuse expérience, certains avaient gardé une petite place pour le dessert, nous souhaitons manger éthiopien jusqu'au bout : du riz au lait, de la mousse au chocolat, une salade de fruit... Que des desserts classiques français. Hélas, nous étions trop curieux ! 

               

Hélas il n'y a pas d'apéro ni de dessert ni même de café vert éthiopien... On y mange bien ensemble, et c'est le but. L'existence d'une adresse unique sur Toulouse est déjà un bon début :) À venir mangez sensuellement à deux ou en groupe pour une ambiance bon enfant. Et pourquoi pas avec vos enfants ?!!

                 

               

Chez Asrat

123 rue Achille Vladieu, Toulouse (Métro B : Palais de Justice)

05 34 40 66 07

Attention, Cuisine éthiopienne n'est servie seulement le soir, du mardi au samedi. Seulement sous réservation.

mardi, juin 5 2012

Toulouse // El Caminito

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De la rue Gambetta, on aperçoit un petit banc bleu placé devant « El Caminito ». Une petite cantine à empanadas, à prix doux que pour avoir une petite table, il vous faudra amadouer votre patience en attendant derrière la porte ou sur le banc justement ! Après une petite attente, on vous fait signe qu'une table se libère. À l'intérieure, c'est petit, serré et bruyant. La déco est pittoresque. Ce qui donne à l'ensemble tout son charme. Et j'ai remarqué que l'adresse est fréquenté par les hispanophones, ce qui est très révélateur d'un bon plan. 

         

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Sauce chimichurri (persil, aromate, piment, tomate et huile) pour les empanadas, et la petite salade au sésame (à la carte). 

            

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À la carte, on nous propose de découvrir 9 variétés d'empanadas : au bœuf, au épinard, au fromage... pouvant aussi contenter les végétariens (oui je pense à vous, mes lapins !).

Pour ma part, j'en ai commandé deux, qui sont arrivés impatiemment. Et pour le prix (env. 3,50 € pièce), leur taille est énorme. L'un était très traditionnel, au bœuf haché et au raisin sec. Et pour changer, l'autre, le Choclo, était au fromage et au maïs. Surprenant, simple et bon, les graines de maïs éclatent sous le dent. J'aime. J'aurais bien pris un troisième par gourmandise, et j'aurais dû ! 

                             

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Côté boisson, le vin chilien au pichet n'est pas terrible. Si vous êtes très curieux, optez pour le maté. On vous apporte une petite tasse en bois, rempli à moitié de maté avec une paille en inox, sans oublier le thermos d'eau chaude ! Il faut verser de l'eau, sans remuer, aspirer. L'infusion peut se faire plusieurs fois.

Que rajouter de plus ? On peut commander les empanadas à emporter ! Ô oui !

         

          

El Caminito

3 rue des Gestes, Toulouse. Quartier Capitole.

Ouvert le midi et le soir, tous les jours, fermé le dimanche. 05 61 23 51 74

dimanche, juin 3 2012

Toulouse // Le Kiosque des Nems

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Rendez-vous près du Grand Rond  Petite adresse insolite, à l'écart du centre et agréable par soleil complice, fréquentée essentiellement par les gens et les familles du quartier... Parce qu'il faut le mériter pour parvenir jusque là-bas. J'ai fait une folie en faisant un détour même si une heure plus tard, je devais traverser tout le centre pour attraper un autre rendez-vous.

On connaissait déjà le kiosque à journaux, à fleurs, à snacks-sandwich-buvette... Voici une adresse convoitée depuis des années, le Kiosque des nems du Grand-Rond. C'est un petit boui-boui dotée d'une carte large de spécialités vietnamiennes : des nems au porc/végétarien, des bouchées vapeurs, des banh cuong, salade viet au poulet, du canard laqué, porc au caramel, nouilles sautés... dans la limite des stocks disponibles ! Les plats ne sont pas préparés sur place mais dans un labo voisin, ils sont réchauffés à la commande. On peut déguster sur place ou en emporter, une dizaine de petite table encadre la terrasse imaginaire. Pour couronner le tout, les prix sont très raisonnables (de 1 à 7 euros).

Qui dit bon plan, dit foule. Attention aux heures de pointe (midi et 20h). J'y suis allée vers 19h, la foule s'y pressait doucement. On profite de faire la file pour hésiter. On passe enfin commande, n'hésitez à bien articuler. Au passage, on chipe des baguettes (qu'on peut même garder au lieu de les jeter), une carafe d'eau, des verres en plastique, et quelques serviettes en papier. On se pose sur l'une des tables (ou)vertes anglais. Notre commande arrive. N'hésitez pas à demandez un coup d'éponge, la table peut être collante (à cause de la sauce des nems des plateaux précédents).

Seul troll au paysage, l'adresse est cernée par la circulation amenant le bruit et la pollution. Pour contourner le problème, Diane propose une jolie solution : de prendre à emporter et de déjeuner sur un banc public du Jardin du Grand Rond.

         

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Qu'avons-nous choisi ??  Le Crabe farci était comme une petite surprise croustillante, fondante, à la farce délicieuse. Miammeuhhh. 

Le Poulet à la citronnelle (avec une portion de riz nature hors-champ). Les morceaux de poulet étaient difficilement reconnaissables plongés dans la sauce sucrée-salée rappelant le porc au caramel, et qui masquait aussi au passage la citronnelle. Ceci dit, la sauce est délicieuse aussi. L'ensemble est bien copieux.

              

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Ma salade de « Nem Bun », l'air d'un crayon, est plutôt généreuse. Bien compressée dans sa boîte, traditionnellement composée de vermicelles de riz, crudités (carotte, concombre, soja, herbes et oignon violet mariné) et tronçons de nem (au porc), le tout arrosée de sauce pour "nems". On peut préciser sa version végétarienne pour les VG.

Nourrie par les films/séries US, je sais pas vous mais j'avais toujours envie de manger dans une lunch box à l'américaine ;) Pour 5 euros, voilà mon désir réalisé et je me suis sentie bien repus.


                

Le Kiosque des Nems du Grand Rond

Allées François Verdier, côté Jardin du Grand Rond

Ouvert tous les jours sauf dimanche. Automne-Hiver-Printemps : 11h-19h. Été : 11h-22h