Enflammée

Carnet d'une gourmande chronique…

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mardi, mai 5 2015

Restaurant } Une Crêperie « sagement » Zinzin... Glutenfree et vegan friendly !

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La Crêperie Zinzin, est-elle zinzin ?

Nichée en plein centre-ville, la Crêperie Zinzin, déjà n'est pas un restaurant breton. L'histoire en est d'autant plus folle : c'est une adresse locavore accueillant tout le monde, même les personnes coeliaques et les vegans, le tout pour une addition raisonnable. 

                

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Une entrée du jour, Brunoise de shiitake et Houmous

De vieux meubles dénichés d'un vide-grenier, des jeux de société d'antan, de la vaisselle dépareillée, une vingtaine de petites tables, de la musique indé-folk... L’univers de la Crêperie Zinzin est fabuleusement rétro-champêtre tellement qu'on se croirait dans une maison de campagne. Et pourtant, on est bien en plein centre de Toulouse, précisément dans le quartier populaire d'Arnaud Bernard. Alors qu'on pourrait imaginer que cette adresse a toujours été là (car ça vous rappellera sans doute au Bol Bu, rue de May), elle n'a qu'ouvert que depuis début 2015. Ne vous attendez pas à une crêperie traditionnelle, elle se veut alternative et chaleureuse à l'image de ses 2 maîtresses des lieux. « On n'est pas une crêperie bretonne ! » précise Cathy, mais avant tout, un restaurant locavore, c'est pas fou ?

           

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Galette asperges rôties et oeufs brouillés / Galette "sucrée" aux fleurs d'Acacia

Au menu, pas de carte aussi longue que le bras mais une ardoise du jour qui se résume en 3 plats (1 Entrée /1 Plat /1 Dessert), cuisinés avec des produits de saison/locaux, et parfois, une option vegan. 

Cette crêperie ou plutôt cette « galetterie »  travaille une variété ancienne de sarrasin cultivé dans le Tarn et bien toléré par les personnes cœliaques (intolérance au gluten). D'apparence, leur galette est bien foncée, plus brute et plus rustique au goût. Dans la pâte ? Juste de la farine de sarrasin, de l'eau et du sel. Elle est ensuite cuite sur un traditionnel billig avec de l'huile de pépin de raisin. Petite précision, que la galette soit pour un plat salé ou sucré, la même pâte est utilisée. 

Certes la cuisine y est simple mais en découvrant les plats un par un, les détails émerveillent nos sens. Pour ce jour-là, un léger houmous frais est accompagné qu'une galette croquante faisant d'office de pain. Les asperges rôties du plat nous délivrent leur bon goût de noisette. Et en dessert, nous avons butiné les divines fleurs d'Acacia infusées dans le miel sur notre galette sucrée. Ou encore, dernièrement, cet entremet au lait d'amande au romarin qui rafraîchit tout en douceur la fin de repas.

Enfin, la Crêperie Zinzin cache plus d'un tour dans son... buffet ! Le lieu fait d'office d’épicerie organic en vrac. On y retrouve la fameuse farine de sarrasin, la farine de pois chiche, des pâtes "poulard" (variété ancienne de blé), des vins de producteur, des miels... Et même une crème hydratante ! D'ailleurs, il est vivement conseillé de venir avec vos contenants (attention, contenant stérilisé pour la crème hydratante). 

   

Du bon sens, du plaisir simple, et de petites touches de saveurs à découvrir... Finalement, plutôt sage que zinzin cette galetterie ;) 

            

         

Crêperie et épicerie Zinzin

17 rue Arnaud Bernard, Toulouse.  Tel : 06 73 67 00 61

Le Midi, du mardi au vendredi /E+P ou P+D à 12,50€. 

Le Soir, jeudi, vendredi & samedi / E+P+D à 16€

Attention, pas de CB !

Page FB 

mardi, novembre 25 2014

Restaurant } La cuisine de la Chine centrale par A Wu Gourmet, à Toulouse

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Soupe tofu, champignons noir & parfumé. Mmmh l'huile de sésame...

        

Si vous pensez que le bœuf Lok-lak et le pad thai font partis de la cuisine chinoise... Vous avez tout faux ! Attention, je vais vous taper le bout de vos doigts avec une baguette ;) C'est en me rendant vers Radio FMR que j'ai découvert A Wu Gourmet, ouvert il y a 2 semaines. Un resto situé à l'avenue de Lyon qui propose de faire découvrir la cuisine de la Chine centrale… Et les clichés ont pris une claque !

Le cadre est traditionnellement kitshissime à souhait mais c'est dans l'assiette que tout se passe. Evidemment, pas de nems ni de bobun (qui sont vietnamiens), en revanche des plats à base d'agneau ou de mouton (qui l'auraient cru ?), quelques plats de légumes bien croquants sous la dent (justes saisis et assaisonnés comme il faut), le fameux canard laqué à la pékinoise ou même du homard (ces 2 plats sur commande à l'avance)… 

Le soir, A Wu Gourmet est fréquenté par les clients chinois (de chez Gronavion) et par les étudiants nostalgiques qui se déplacent avant tout pour la soupe de nouilles de blé (étirées à la main) dans un bouillon de mouton. Tandis qu'à midi, la tranquillité règne tellement qu'on entend le chef dompter le wok en cuisine... 

C'est donc au déjeuner que j'ai retrouvé ma camarade de baguette et on s'est laissées guider par la curiosité... On voulait tout prendre mais il fallait bien choisir ! Mon plat de porc et légumes sautés était légèrement caramélisé et relevé au Doubanjiang (pâte de fèves de soja salés au piment). Un délice pour les fans de piments ! Ma camarade, quant à elle, s'est régalée d'une soupe duo aux champignons noirs/parfumé/tofu (le bouillon est épaissi à la fécule, on aime ou pas) et d'un poulet froid en plat. Les fleurettes de brocoli sautées à l'ail avaient l'air simple mais tout en saveur !

Je vous recommande de prendre un plat de viande (porc sauté pimenté, poulet…) et un plat de légume qu'on partage + 2 bols de riz. C'est largement suffisant pour deux estomacs soifs de découverte. 

     

    

A WU Gourmet

6 avenue de Lyon, quartier Matabiau, Toulouse. 05 61 58 07 10

Ouvert tous les jours, midi et soir. Fermé lundi.

mardi, octobre 7 2014

Restaurant } Le plateau-déjeuner « Teisyoku » chez Iori

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Début Octobre, le Soleil de midi tape encore fort

Vous vous souvenez du Iori ? Le premier Isakaya à Toulouse, à la fois un bar à saké et à tapas à la japonaise ouvert seulement le soir. Désormais, il accueille aussi à l'heure du déjeuner avec une formule authentiquement japonaise... Evidemment, il me fallait goûter ça, surtout quand le bon plan promet d'être savoureux ;)

               

Partout, Manger japonais se résume bien souvent avec sushi... Je suis la première à râler qu'à Toulouse, il n'y a pas de cantine à ramen comme à Paris (quartier St-Anne). En revanche, Toulouse cache 2 perles que même les parisiens nous envient : la cuisine familiale du Solaneko et les chirashi raffinés du Motchiya

Il faut aussi compter une autre perle, le Iori qui a vu le jour un soir de février en offrant un concept inédit Izakaya qui plaît chez beaucoup de curieux et qui cartonne... Suite à la demande de nombreux clients, le Iori ouvre le midi avec la formule "Teisyoku" : Un plateau traditionnel qui tourne autour d'un plat du jour et de 3 petits plats. Une formule déjeuner complète, variée et idéale pour ceux qui ont moins d'1 heure (puisqu'on nous apporte tout sur un plateau) sans bouder son plaisir et sans se soucier de l'équilibre. Plaisir et équilibre, ça vous rappelle pas quelque chose ? ;)

La formule de Midi (12,50e) change chaque jour :

Mardi, Donburi (bol de riz chapeauté d'une garniture)
Mercredi, Poisson (selon le marché)
Jeudi, Improvisation (selon l'humeur du Chef)
Vendredi, Ramen oui vous avez bien lu ! (Prononcer "La-men", il s'agit d'une soupe-repas à base de nouilles de blé et bouillon maison).

         
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Joli plateau déjeuner du jour
      

Qui dit mardi, dit Donburi ! Le Donburi du jour ? Un Katsudon (at-choum !) soit une côte de porc panée, revenu dans une sauce soja et œuf battu. Un plat intrigant et délicieux, assez costaud pour prévenir le ptit creux fatal de l'après-midi. D'ailleurs, je n'ai pas eu le besoin de prendre un dessert ni même un 4h. Les 3 petits plats du plateau étaient une classique soupe miso riche en goût (tofu, algue & ciboulette), d'une coupelle Tsukemono (concombre et chou marinés, n'ya pas que le gingembre !) qui donne une touche de fraîcheur et d'une jolie salade du moment (mizuna, radis blanc et lotus grillé avec une vinaigrette douce).

Pour déguster, il y a 2 écoles, soit plat par plat ou soit en alternant bouchée par bouchée d'un peu de chaque plat. Je fais partie de la deuxième ;) 

        
Vous n'avez pas le temps de rester déjeuner ? Ou vous souhaitez profiter des derniers rayons du soleil avant l'hiver pour pique-niquer au bord de la Garonne ? Iori propose aussi 2 plateaux à emporter avec riz nature, salade du jour, légumes marinés et kara-agué (beignets de poulet mariné) ou korokke (croquettes de pomme de terre) pour 10e. C'est bien tentant !

          

Depuis j'ai cessé de râler, je souris même d'être repue ;) Pour demain jeudi, c'est Cabillaud. Vous avez deviné qu'il sera cuisiné ;)

           

Iori

20 rue des Paradoux, métro Carmes ou Esquirol. Toulouse. Tel : 05 61 28 02 47

Ouvert le midi du mardi au vendredi. 

dimanche, septembre 7 2014

Sélection } Où bruncher à Toulouse ???

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Voilà une bonne question qui revient souvent en fin de semaine ! Avant, on pouvait bruncher que dans les salons de thé (le Bapz...). Récemment, la tendance a gagné les bars, les restaurants... Bref, tout le monde s'est mis à faire des brunch, plus ou moins heureux (Pourquoi des oeufs brouillés en plus de la part de quiche ? Une tomate-mozzarella en décembre ?), plus ou moins généreux (Il est où le reste ? Planquer sous la feuille de salade ?) et surtout à tous les prix (ça coûte un bras pour des choses pas cuisinées !)...

J'aimais bien celui du Code Bar (rue Rémusat) qui proposait 3 formules malignes : assiette "Salée", assiette "Sucrée" ou assiette "Salée et Sucrée" pour environ 10e et dont l'ardoise changeait chaque dimanche selon le marché. Je fondais pour l'omelette "roulée" et légèrement baveuse à cœur, qui me rappelait mes séjours parisiens... Hélas, le Code Bar n'existe plus, remplacé par les Polissons qui proposent aussi un brunch depuis l'été dernier. Autant j'adore y déjeuner (les plats du jour sont top et leur tartare est à tomber !), mais j'avoue que leur brunch ne me séduit guère. Vous avez compris que je suis une grande amatrice, mais aussi, assez difficile en matière de brunch. Une part de quiche avec une part de salade ou du jambon serrano et tortilla espagnol, ce n'est pas une définition du brunch. 

Encore une petite pensée nostalgique envers Les Tables de la Fontaine, qui autrefois, faisait un excellent brunch varié et de qualité. Aujourd'hui, on est déçus de trouver des grandes salades et les burgers à l'ardoise. Dommage... 

              

Il m'est impossible d'élire le meilleur brunch de Toulouse. Pour moi, il n'existe pas et puis surtout on a pas les mêmes goûts, exigences (vous l'avez lu plus haut)... En revanche, rédiger une sélection d'adresse selon le profil est plus judicieux. La liste n'est pas exhaustive (évidemment, les adresses pas encore goûtées et/ou pas appréciées n'y apparaissent pas). Cette sélection s'enrichira à l'avenir au fur et à mesure des découvertes. N'hésitez pas à revenir pour jeter un coup d’œil ou à me faire part des brunchs que vous avez aimé. 

Maintenant, vous savez au moins où bruncher ce dimanche ! ;)

             

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La Fiancée

La Fiancée, pour les fines bouches

Ah La Fiancée... Ce salon de café a le mérite de dépoussiérer le brunch à Toulouse, qui affiche très souvent complet. Le menu change chaque semaine, il est annoncé tous les jeudis sur leur page FB. Leur brunch est composé de 5 petits plats (dont les saveurs peuvent être surprenantes voire détonnantes : huile de truffe, gremolata, badiane, menthe...) qui s’enchaînent, une boisson maison et évidemment, un café ! Attention, pas de thé. Menu brunch à 16,5e.

> La Fiancée, 54 rue Peyrolière. Quartier Daurade. Samedi (1 service) et Dimanche (3 services).

       

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Le Beaucoup

Le Beaucoup, pour les plus difficiles

Adrien veut son camembert braisé, Clément son english breakfast, Maé sa grande salade de chèvre, Olivier son burger de boeuf, et moi, je rajoute mon grain de sel avec un œuf cocotte au foie gras et un artichaut vinaigrette ! L'impossible brunch existe et c'est au Beaucoup qu'il faut y aller. 

On n'hésite plus entre la dizaine suggestion d'assiette bien plantureuse et les 4-5 burgers (dont celui au saumon rose contrastant avec un pain-bun à l'encre de seiche qui attrape l’œil avant les papilles). Thé ou café filtre à volonté, plusieurs choix en jus de fruit (orange, pomme, pamplemouse, cranberry...). Et on finit avec l'assiette sucrée : pancake, fromage blanc et mini-pâtisserie. Compter 16e (avec un supplément pour le burger) par personne.

> Le Beaucoup, 9 place du Pont-Neuf, Toulouse. Tel : 05 61 12 39 29. Service Samedi et Dimanche. 

          

La Belle Verte, pour ceux qui ont soif de vitamine

Le brunch du dimanche est à l'image du restaurant et de ce qui est proposé en semaine : végétal, frais, coloré et varié riment avec générosité, découverte et bien-être. Ce brunch végéta*ien n'effraie personne : La clientèle est composée principalement d'omnivore que de végéta*ien. Et il n'est pas rare que le restaurant affiche très souvent complet. Grande assiette salée du jour + petite assiette sucrée + boisson chaude et jus de fruit ou verre de vin pour 19,90e. Bonus : Possibilité de brunch sans gluten, à préciser lors de la réservation. 

> La Belle Verte, 50 rue Aubuisson, quartier St-Aubin. Service le Dimanche. Réservation vivement conseillée et soyez ponctuel !

         

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Deux sur la Balançoire

Deux sur la balançoire, pour les amoureux discrets

"Deux sur la balançoire" a ouvert il y a presque un an par un couple de cuisinier-pâtissière. Une cuisine mieux qu'à la maison et on a plus qu'à glisser nos pieds sous la table : ça commence par de petits viennoiseries de la boulangerie d'en face, des tartines avec des confitures mijotées par la pâtissière, suivi d'une grande assiette salée selon l'humeur du chef, boisson chaude et smoothie à volonté. Et petite pâtisserie de la maison pour finir. Formule à 18e.

> Deux sur la Balançoire, 96 boulevard Pierre et Marie Curie, quartier Minimes. Service le Dimanche. 

             

The Dispensary, en anglais dans le texte et dans l'assiette

Bruncher dans un pub anglais vous paraît saugrenu ? En effet, pour boire, il y a de quoi faire et... pour manger aussi ! Full English Breafkast avec café et jus d'orange (12,50e), le traditionnel Sunday Roast, les burgers carnivore ou végétarien avec frites maison (env. 12e) ou encore leur fameux Fish'n'Chips servi avec coleslaw et sa petite purée de petits pois (12,50e) vous feront changer d'avis ! En plus, tout est cuisiné maison. Petit détail amusant, les saucisses et le bacon anglais sont fabriqués par des bouchers anglais dans... le Gers ;)

> The Dispensary, 1 rue Marthe Varsi, quartier St-Cyprien. Service le Samedi et Dimanche.

         

La Maison Drôle, pour les locavores

A la Maison Drôle, la musique est folk, les meubles sont chinés, et dans l'assiette, chaque ingrédient vient de la région. L'adresse s'est fait connaitre avant tout pour son brunch locavore du samedi, et depuis peu, c'est aussi ouvert le dimanche. A découvrir ou à re-découvrir. Formule à 17,50e.

> La Maison Drôle, 2 rue Joutx-Aigue, quartier Carmes. Service le Samedi et Dimanche (dès fin août).

        

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The Petit London

The Petit London, pour les budgets serrés

C'est dans ce lieu improbable qu'on y trouve le brunch le plus sympathique de tout Toulouse ! Une formule complète à base de produits frais et fermiers proposée pour 10 € tout rond. Que demander de plus ? 

> The Petit London, 7 rue Riquet, quartier St-Aubin. Service le Dimanche. 

         

Nouveau ! } La Pente Douce, pour un blind-taste

Le premier dimanche de chaque mois, le chef Hamid Miss se fait plaisir en amusant nos papilles. Attention, ce n'est pas vraiment un brunch, mais plutôt un menu dégustation (25e sans boisson) pour un enchaînement (un enchantement ?) de petits plats que l'on découvre sur le moment. Par exemple pour commencer, on avait eu : une tranche d'andouille de Guémené s'acoquinant avec de la pomme granny, une pannacotta de fenouil et maquereau fumé, ketfa d'agneau Basque et son délicieux caviar de tomate... La qualité des ingrédients simples, les accords de goût audacieux et les cuissons parfaites ont construit l'identité discrète de la Pente douce, dont le bouche-a-oreille des gourmands ne faiblit pas.

> La Pente Douce, 6 rue de la Concorde, quartier Concorde. Service le 1er dimanche du mois. Sans réservation. Pour avoir une table se présenter avant 12h.

samedi, août 9 2014

Viaaanndde !! } Un secret "Grillée" à point

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L'entrecôte nappée de sa sauce inimitable "recette secrète" accompagnée de ses frites à volonté. Vous pensez immédiatement et précisément à cette enseigne Noir et Jaune sur les boulevards... Mais non. Où alors ? Si vous êtes sages, je vais vous dévoiler un secret...

                

Faire la queue en plein cagnard ou sous la pluie pour manger un plat de viande ? C'est mal me connaître ;) Dernièrement, pour répondre à mes envies carnassières, mon amoureux a réservé une table à la Grillée, près de St-Etienne. Une adresse qu'il connait depuis des années. A l'arrivée, alors que la carte est quasi-similaire à l'Institution, la foule impressionnante est absente (évidemment, puisqu'on réserve). J'ai cru que j'étais dans la 4ème Dimension.

La Grillée n'a que des avantages. On ne fait pas la queue mais la réservation est indispensable. Le service est rapide et courtois. Après le café, on nous pousse pas vers la sortie. Leur carte ne se résume pas à un plat monomaniaque mais propose d'autres choix : Menu Entrée et Plat avec frites à volonté de 17e à 20e. D'ailleurs la plupart des clients savent déjà d'avance ce qu'ils vont prendre. Gigot d'Agneau grillé ? Rognon de Veau ? Contre-Filet ? Magret ? On vient avant tout pour l'entrecôte et sa sauce du Chef. 

Mais comment est-ce possible ? D'après la légende, on chuchote que La Grillée a été ouverte par un ancien cuisinier de la fameuse enseigne. Et depuis 1972, le secret a été bien gardé par les clients fidèles qui transmettent ce bon plan de bouche à oreille. 

La terrasse avec vue sur la Cathédrale St-Etienne est idyllique mais préférez plutôt l'intérieur car la circulation de la rue de Metz ne vous permettra pas d'entendre plus d'un mot sur deux. La salle est confortable avec une ambiance feutrée et ponctuée de quelques photos d’antan. 

            

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L'entrecôte (plutôt un faux-filet ?), sa sauce inimitable et Pomme paille

A peine nos commandes prises que l'entrée apparaît immédiatement sur notre table. La petite salade de laitue aux noix est bien copieuse, relevée d'une sauce vinaigrette à la moutarde comme on n'en fait plus. Une petite entrée qui fait patienter ce que beaucoup considère le Graal... 

Arrive l'assiette Entrecôte et la sauce du chef. Une valeur sûre, fidèle à elle-même, quasiment un plat rassurant. La pièce de bœuf de qualité est mince (env 1cm) et présentée prédécoupée. Sa sauce qui l'accompagne est vraiment 'la sauce'. Celle qui vous fera revenir. Perso, je la trouve bonne mais je ferai plus la queue pour ça. Je préfère une bonne Béarnaise ou encore la sauce Anchois-ail du Bikini. 

            

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Magret et Pomme Paille

Mon assiette était servie simplement sans sauce, nature. Le magret entier saignant et ses frites. Ma pièce était plutôt un filet qu'un magret, car à cette période estivale, le canard produit moins de gras. En dépit de quelques nerfs que mon couteau à steak a rencontré, la chair reste tendre et savoureuse. Les frites maison sont bonnes, et d'après des amis, même meilleurs que chez l'autre. Et ça tombe bien, elles sont à volonté !

Pour les desserts (6e à la carte), des propositions aussi longue que le bras pour satisfaire tous les goûts : café gourmand, tartes fruitées, mousse au chocolat, salade de fruits mais surtout des coupes glacées... Et les fameuses profiteroles sont plus qu'un dessert, c'est tout un plat. 

           

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Pro-fi-te-roles ;)

Bon promis, ça reste entre nous ? ;)

              

           

La Grillée

62 rue de Metz, quartier St-Etienne, Toulouse. Tel : 05 61 52 08 40

Ouvert du Lundi au Samedi, Midi et Soir.

jeudi, juillet 31 2014

La Saga Street-food de l'été #2 } Copains comme canard, chez Duck Me

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On continue la Saga de l'été avec une toute jeune adresse « Duck Me » ouvert depuis fin juin au 10 rue de la Pomme, le premier fast-food terroir autour du canard. Duck me, I'm delicious ! Un des succès de l'année ? 

              

Duck Me, le jeu de mot est facile mais fièrement assumé. C'est d'abord une histoire de famille. Lorsque Arthur (un jeune homme à moustache) travaillait chez KFC en 2011 : Pourquoi ne pas proposer un Fast-food maison & terroir autour du canard en démocratisant les produits locaux de qualité ?  L'année suivante, le Magret de Canard a détrôné le Couscous et la Blanquette de Veau en devenant le plat préféré des français, un signe qui marque un tournant dans notre société de consommation et c'est le coup de pieds à l'étrier qui le persuade de se lancer dans l'aventure. 

Contrairement aux Fast-Foods conventionnels où l'origine et la qualité des produits sont au rabais et dopés aux conservateurs (même surgelé). La transparence est clairement annoncée chez Duck Me. Les produits frais et de la région sont privilégiés. Le produit Star, les Canards "de race mulard" (élevé principalement pour son foie gras et ses magrets) ont grandi à la Ferme du Loup (près de Carbonne, au sud de Toulouse) et sont livrés entier au Labo-Traiteur (à Carbonne). Et comme tout est bon dans le canard, chaque partie est valorisée afin de les proposer dans tout ses éclats : magret pour les burgers et les brochettes, la peau pour les gratons (hot-dog), les aiguillettes pour la salade, la carcasse pour la sauce... 

            

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La Carte / Le Comptoir

Les recettes inédites sont conçues par Cécile (la sœur d'Artur). Les produits sont élaborés dans le Labo Traiteur de François (le père) à Carbonne et livrés tous les jours au restaurant. Les différents pains sont travaillés en collaboration avec la Boulangerie Boubennes (toujours à Carbonne). Les fromages viennent d'affineurs de la région. Le Pastis Gascon est étiré et froissé avec amour à Gimont (dans le Gers). La suite de l'aventure est soutenue par les amis (tous liés à la restauration) pour le côté marketing, l'ambiance bon enfant et les travaux du restaurant.    

                     

Le petit restaurant se trouve en plein cœur de Toulouse, au 10 rue de la Pomme, qui est connu pour ses boutiques de fringues (D'ailleurs le local était une ancienne boutique de Jean's) et pour ses fameuses boulangeries. Rassurez-vous, le restaurant n'est pas entièrement jaune caneton avec des chaises en plume mais plutôt contemporain et aussi long qu'un trognon de pomme (ahahhh). Le bois et le béton neufs cohabitent naturellement avec les traditionnels briques toulousaines. Les bocaux "Le Parfait" sont détournés en luminaire et produisent leur petit effet. Des tables contre le mur d'un côté, une épicerie fine de l'autre( en passant, on emporterait bien un plateau de fromage ou un foie gras entier pour un apéro improvisé un soir). Pour commander, il faut se diriger tout au fond près du comptoir où Sheena (une amie) nous attend.  

        

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Le Ducker / Le Double-Duck

On a le choix entre 6 types de sandwich (menu de 7,50€ > 10,50€) et 6 desserts (3,50€ et 4€ hors menu), des sodas conventionnels ou des boissons locaux (comme la fameuse limonade à la Myrtille de la Brasserie d'Olt, de la bière en pression et même du vin au verre !) ça fait beaucoup de possibilités. Sur le plateau, ça donne quoi ? Voici un aperçu !

Ouvrir un fast-food sans burger est inenvisageable. De nos jours, ce plat est devenu le roi des sandwichs et même un repère ! Je sais qu'il y a des toulousains qui s'amusent à faire leur son propre classement des meilleurs burgers ! Chez Duck Me, leur burger est le Ducker. Le steak de canard (cuisson rosée) parait timide dans son pain si moelleux, il est en bonne compagnie de salade croquante, tomate et fromage. On y revient pour sa délicieuse sauce maison ! Mais qu'il y a-t-il dedans ? 

Le Double-Duck, un club-sandwich au magret grillé, brouillade au confit de canard, mayo et salade. Que je n'ai pas pu goûter à temps, mon amoureux a été trop rapide... Pensez à me faire un retour si vous le choisissez ? ;)

        

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Le Faladuck / Le Hot-Duck

Le Faladuck, l'inattendu sandwich pour les fans de kebab. Des boulettes de canard panées et une salade carotte et duo de choux, conjugué d'une crème d'haricot blanc très douce. Tout se beau monde est maintenu par un pita assez costaud (pour les faims solides). Selon moi, malgré le cumin dans les boulettes, ça manque d'épices (pour le goût que pour mettre la langue en feu). Dans l'ensemble, c'est un bon sandwich.  

Le Hot-Duck, vous avez deviné, c'est le hot-dog version canard (recommandé pour les petites faims). Un petit pain brioché ouvert comme un livre, des oignons cuisinés juteux où s'emmitoufle une fine saucisse de canard style viennoise (recette maison), relevé d'une moutarde forte ("douce" ça aurait été mieux) et des gratons croquants. La texture de la saucisse est vraiment bluffante, en revanche, elle est peu marqué en goût. 

Pour accompagner, les frites cuites à la graisse de canard (ou les duckettes pour les intimes) paraissent comme une évidence qui se picorent biens chaudes. Froides, elle deviendront molles. Et curieusement, les doigts ne seront pas gras après.  

          

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Le Pastis Gascon / Ice cream bowl

Parmi les douceurs, pas de canard en sucre mais des pâtisseries classiques, telles que le cheescake, le moelleux au chocolat ou encore le muffin aux fruits rouges... Et l'incontournable "Pastis Gascon aux pommes caramélisées". On m'a tellement parlée de la forme "carré" quasi révolutionnaire de cette pâtisserie pour que cela soit plus pratique à manger (dans la rue). Sauf qu'il est "rectangulaire", il se croque soit à la cuillère soit comme un éclair ou un Yes (les trentenaires nostalgiques comprendront). Servi tiède et aspergé de sirop à l'Armagnac (à la demande). En effet, c'est une belle idée de faire redécouvrir cette douceur ancestrale si méconnue.

        

              

Duck me vient d'ouvrir, c'est certain, tout n'est pas parfait mais ils demandent qu'à s'améliorer. N'hésitez à leur faire part de vos remarques de vive voix* ou via les réseaux sociaux, la jeune équipe est très ouverte. Souhaitons-leur un parcours sans petit creux ! 

(Et on me souffle à l'oreillette d'une deuxième adresse prochainement, les nouvelles vont vite...)

           

* Quant à moi, je leur suggère et je milite pour le retour de la Salade de Gésier aux noix ! Avez-vous remarqué qu'elle a été supplantée par la Salade César ? Qui me suit ? :)

        

             

Duck Me

10 rue de la Pomme, quartier St-Georges.

Ouvert tous les jours de 11h à 23h/Minuit le samedi. Sur place et à emporter.

           

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Les Sagas Street-Food précédentes...

#1 } Les sandwichs nomades de Monsieur Cyclofood 

mardi, mai 27 2014

Resto-Bar } Un brunch comme à New-York (?) en plein coeur de Toulouse

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C'est dans une rue médiévale et cachée que Le Downtown Toulouse a ouvert depuis le lendemain de St-Valentin 2014. L'un des derniers lieux qui fait bouger les foules : les clubbers, les hipters, les fashionistas et même les foodistas. Le lieu est atypique et unique : il fait 250 m2 (sans compter la terrasse), les fameuses briques toulousaines côtoient les canapés vintages avec des meubles industriels. D'après l'un des 3 associés « On souhaitait ouvrir un lieu comme on en trouve à Berlin, Londres ou New-York !». Il se veut polyvalent : la street-food s'invite à table le midi, fait coffee-shop l'après-midi, le soir on s'autorise les cocktails (la liste donne envie de tout goûter) et le grignotage de qualité.

Je vous suggère de lire attentivement la carte car elle vous donnera le sourire : chaque plat se revendique d'être la vraie recette "le vrai Chili Con Carne"," l'authentique Fish'n'Chips", "l'unique Caesar Salad", "le véritable Bagel" etc... D'un côté, ça peut rassurer. De l'autre côté, on se demande s'il y a une place pour l'innovation, des plats nouveaux... Outre quelque plat comme le South West Double Duck Burger (obligé à Toulouse), la jeune chef tient aussi à faire paraître sur la carte un burger végétarien avec steak de pois chiche, légumes, cheddar et "la véritable burger sauce maison"... Mais c'est leur brunch dominical (16e) qui a fait déplacé ma petite foule d'amis épicuriens.

        

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Boisson chaude à volonté et tartines

Les boissons chaudes (café filtre/thé au choix) sont servies all you can drink. Ce qui est une bonne surprise, pour ceux qui ont besoin d'être perfusé dès le matin avec en plus, un verre de jus de fruit (pomme, orange ou ananas) pour garder la forme.

On attaque ensuite par le sucré. Les Pancakes maison, d'une circonférence hautement respectables et de texture fluffy, sont inattendus et bienvenus car à côté le pain doré (du pain de mie toasté plutôt ?) qui fait cheap.

       

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Bagel ou Oeufs Benedict

Arrive le plat salé, où il faut choisir entre l'Omelette, le Bagel au saumon mariné ou l'Oeuf Benedict. Leur Bagel, c'est la deuxième fois que je le goûte et même constat, il aurait été meilleur si le pain était grillé ! D'après mon amoureux, griller le pain n'est pas traditionnel mais d'après moi, tradi ou pas, c'est pas grave. Griller le pain est bien meilleur : ça apporte un parfum grillé qui aiguise l'appétit et donne du moelleux :) Bon et vous, le Bagel, comment le préférez-vous « grillé ou pas grillé ?? »

Je vous avouerais que j'en attendais beaucoup, des Oeufs Benedict : Les oeufs pochés bien coulant, le bacon bien caramélisé (à choisir avec le saumon), les tranches de muffins (le pain anglais, pas le petit gâteau US) bien moelleux et généreusement nappé de Hollandais Sauce maison finement citronné. Servit chaud avec un timing parfait. Ce plat fut un énorme coup de cœur !

Cependant pour compléter l'assiette salée, il manque un peu de légumes comme une petite salade verte, une soupe de saison ou... quelques pommes de terre.

          

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Banoffee, Apple pie ou Cheesecake ??

S'il vous reste de la place, une demi-part de dessert pour finir ? Petite déception avec l'Apple Pie, délicieux mais des morceaux de pomme fondante et caramélisés entre 2 couches de pâtes feuilletés, ressemble trop familièrement à la croustade. Est-ce que Geoffrey Chauser approuverait-il cette version ? Quant au Banoffie pie, servi couché, demande un effort acrobatique de la cuillère pour arriver à la déguster mais l'effort paye car c'est l'un des meilleurs Banoffie de la ville. Oui oui, à vous de goûter !

            

Mention spéciale pour le service, personnel attentionné et attentif qui nous a fait passé un bon moment du début jusqu'à la fin. De quoi bien continuer de bon humeur son dimanche.

           

             

DownTown Toulouse

8 rue Tripière, plein centre de Toulouse. Tel : 05 61 22 16 16

Ouvert tous les jours, de midi à 2h du mat'. Brunch seulement le dimanche. Résa conseillée.

mardi, avril 8 2014

Sélection } Les restaurants coréens à Toulouse

Répétez après moi : Bibimbap, Bulgogi, Kimchi, Japchae… Parce que c’est certain, vous allez être accro à la cuisine coréenne, mais vous ne le savez pas encore !

              

On pourrait s’imaginer que la cuisine coréenne ressemble à celle de ses voisines, chinoise et japonaise. Et pourtant, elle possède une vraie identité. Elle est très variée (légumes, nouilles de toutes sortes, viande…), conviviale et ludique, mais sucrée et relevée à la fois. Il serait dommage de passer à côté de la cuisine coréenne d’autant plus que nous avons la chance à Toulouse d’être gâté. Car depuis 2-3 ans, il s’est ouvert pas moins de 6 adresses dans la région. Gare à vos papilles !!!

          

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Le JinJi, le plus gastronomique 

Dans un cadre moderne et confortable près du centre-ville de Blagnac. Le JinJi est tenu par un couple franco-coréen. Longtemps, la patronne était en cuisine mais depuis peu, elle accueille aussi les clients. Sur la carte, un beau mariage entre la cuisine coréenne avec des produits du Sud-Ouest : porc noir de Bigorre, bœuf aveyronnais, canard gersois… A midi, elle propose un menu du jour avec 2 plats coréens authentiques. Le soir, place au fameux barbecue. Autre petit trésor (ou curiosité gustative), la maison propose un « kimchi » affiné d’un an. 

>> Jinji – Table Coréenne, 23 rue des Mines, Blagnac. 05 61 15 71 00

              

Le Petit Louis, la petite cantine 

Avant tout, c'est une -bonne- sandwicherie où les propriétaires d’origine coréenne ont eu l’audace de proposer quelques plats coréens pour faire découvrir. Les plats sont préparés à la demande et peut être déguster sur place (s’il en reste une de libre) ou vous pouvez l’emporter (pour le bureau ou à la Prairie des Filtres). Leur « jeyuk » (poelée de porc mariné au piment) qui arrache (vivement recommandé aux téméraires), un « bibimbap » coloré et très doux, des triangles « kimbap » dont l’algue nori croque encore. 

>> Le P’tit Louis, 32 rue de la République, quartier St-Cyprien, Toulouse. 09 54 89 74 35

                     

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Le Séoul, le plus traditionnel 

Sur la rue Pargaminière, proche de la place St-Pierre, se trouve le Séoul. La cuisine ouverte donne sur une petite salle à la décoration épurée. La maison propose les fameux barbecue (au boeuf, porc, poulet et canard), ainsi que les Mandous (ravioli), le DolsoBiBimbap… Mais leur spécialité est le chabu-chabu. Une fondue au bouillon où l’on plonge soi-même de fines tranches de bœuf et des légumes variés. 

>> Séoul, 42 rue Pargarminière, quartier St-Pierre, Toulouse. 05 61 23 67 92

            

Le Boli Café, le plus insolite 

C’était un cyber-café reconvertit peu à peu en cantine et salon de thé coréen. Au début, des kimbaps sont proposés. Petit à petit, d’autres spécialités viennent compléter la carte : le BiBimbap, le Japchae (nouilles de patate douce sautées), les Lamyons (ramen coréenne)… tout ça à petit prix. Leur reconversion est un succès. Il faut réserver pour avoir sa table à midi. L’adresse est plutôt fréquentée par une clientèle jeune et il faut savoir apprécier la K-pop ;) 

>> Boli Café (ex-Cyber King, puis ex-Kimbap Queen), rue Gambetta, quartier Capitole, Toulouse. 09 50 30 81 41

            

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Le Lee In, le plus paisible 

Ouvert il y a 2 ans et demi, caché au fin fond du quartier Lardennes, le Lee In fait salle comble à midi. Le soir, l’adresse est fréquentée par les gens du quartier et l’ambiance y est plutôt calme qu’on a l’impression d’avoir la salle rien que pour nous. Du choix dans les entrée et les plats, mais optez pour le menu traditionnel à 8-9 plats adaptés aux palais douillets des occidentaux (si vous souhaitez «épicé», surtout n’hésitez pas à leur demander) . Même si les plats de l’entrée se bousculent, prenez le temps de les apprécier. Parce qu’ensuite, arrivent le porc et le boeuf sauté, la soupe Doenjang (une cousine de la soupe miso), le bol de riz et les petits assortiments/accompagnement de légumes du moment (les banchans et les namuls), on comprend alors pourquoi les tables sont de grande dimension. Attention, mardi c’est sushi & sashimi au programme. 

>> Lee In, 4 bis allée du Dr Zamenhof, quartier Lardennes, Toulouse. 05 61 78 85 08 

            

Le Gin Dal Le, le coréen japonisé 

Le lieu grouille d’Airbusien. Dans l’assiette, on est vite dépaysé par les entrées, quelque soit la petite soupe (doenjang aux légumes et émincés de boeuf) ou la salade maison (une petite part de crudité où sont posés des beignets de légumes, crevette et ravioli) souligné d’une petite sauce rafraîchissante à la mangue. Cependant, les sashimis sont décevants, la façon de couper demande beaucoup de mâche en bouche (bref, ça manque de fondant). Je vous recommande plutôt les plats cuisinés (chiken kastu, bulgoki, guikori…), qui en plus d’être bien présentés ; les sauces-maison sont également bonnes. 

>> Gin Dal Le (ex-Yakiyori), 5 allée de Corrèze, 31 770 Colomiers. 05 61 15 79 21

             

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NB : Cet article a été publié pour la première fois en Avril 2013, chez le blog gastronomique de Carré d'Info « La Muse Bouffe ».

mardi, février 25 2014

Restaurant } Iori, le premier Isakaya à Toulouse

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Ce n'est pas de l'huile, ni du vinaigre ;)

            

Cela fait plus de deux mois que le bruit courait, et enfin, il a ouvert : le Iori. Derrière ce nom se cache un restaurant japonais plutôt inédit sur Toulouse « un isakaya », à la fois bistrot à tapas et bar à saké. Kampaï !

    

Le Iori se trouve juste en face du Borriquito Loco, et surtout voisin, du Citron Bleu. Ce n'est pas un hasard car le chef y a travaillé autrefois. Bien qu'il vienne d'ouvrir, des clients s'y pressent déjà : ceux qui viennent par curiosité, les amoureux de la culture japonaise, et bien sûr, les japonophones accompagnés de leurs amis. 

Il y a 2 salles, celle du rez-de-chaussée "le bar à saké" avec les mange-debouts et à l'étage, un tatami vous accueil déchaussé, ou pour plus de confort, il y a les tables normales dotées de banquette confortable. Le cadre est moderne et chic. Sur les tables, juste une assiette en céramique bleu habille sobrement. Mais il est un peu dommage d'utiliser des baguettes jetables alors que la vaisselle est raffinée. 

         

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Bière japonaise / Cocktail à base de Calpissochu et allongé de soda

Le Iori est avant tout un bar à saké. Il propose une belle sélection de 15-20 sakés, servi au verre ou à la carafe (18cl), tempéré ou chaud. De 5 à 20 euros. N'hésitez pas à demander conseil... Quant à moi, j'ai préféré me la jouer soft en prenant un cocktail...

          

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Boules de riz grillées - Aubergine à la japonaise

Côté carte, elle est bilingue franco-japonaise et illustrée par des photos pour mieux s'y retrouver. Comme tout resto exotique, la traduction littérale apporte un certain charme comme "Udon doré" pour dire en fait "Udon sauté". Cependant, cela peut embrouiller, comme "Yakitori" traduit par "brochettes de poulet" alors qu'en fait, "assortiment de brochette" collerait mieux.

Les petits plats défilent sur les tables voisines, on salive déjà. 

Passons aux choses sérieuses, que manger avec le saké ? Oubliez les makis et les sushis ainsi que la salade de chou aigre-douce... Chez Iori, on commande de petits plats qui se picorent entre amis, des petits plats typiques de chez eux qui semblent atypiques pour nous : L'aubergine frite et marinée servie froide est un classique dont je raffole. Les  takoyakis débarquent à table tout frétillant, avec les flocons de bonite qui dansent encore. Les morceaux de poisson cru "sashimi" sont si fondant en bouche. Les nouilles udon sautés au boeuf est un délice... Il y a aussi les croquettes de pomme de terre "korokke", la salade de légumes et poulpe, le carpaccio de boeuf "tataki", la fameuse salade de pomme de terre (celle qui ressemble à une purée froide)... A partir de 21h30, il est aussi possible de commander les soupes ramen ou udon aux crevettes. 

Un seul regret, l'assiette de makis thon et concombre qui est sans surprise. Je vous ai bien dit d'oublier les makis ;)

        

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Maquereau mariné - Assiette de Sashimi

Le lieu vient d'ouvrir et tout n'est pas parfait. Le service est encore en rodage, comme par exemple, les verres à eau qu'il faut demander ou encore les carafes de 50 cl peu appropriées quand on est 4 à table et qu'il faut rappeler à plusieurs reprises l'eau fraîche. Il vaut mieux tout commander en une seule fois au lieu de le faire petit à petit. Il faut compter 3-4 plats par personne pour assouvir la faim. 

       

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Boulettes de poulpe « Takoyaki » - Assiette de Udon sauté chou et boeuf

On a pas goûté à tout mais ça donne envie de revenir si les gyozas ou l'okonomyaki arrivent à se faire une place sur leur carte ;)

           

Pourquoi j'en parle maintenant ? Pour l'ouverture, le Iori fait une remise 30% sauf boisson jusqu'à la fin du mois. Il vous reste donc quelques jours pour en profiter, et souvenez-vous que Février est court. 

            

           

Iori

20 rue des Paradoux, métro Carmes ou Esquirol. Toulouse. Tel : 05 61 28 02 47

Ouvert du mardi au samedi, seulement le soir et sur place. 

dimanche, février 9 2014

Sélection } Des adresses atypiques pour la St-Valentin

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Ne faites pas l’étourdi(e), vous y pensez depuis des jours en faisant semblant… Sauf que très bientôt, jeudi prochain*, c’est la Saint-Valentin. Et là, panique ! Où amener sa moitié dans exploration d’une aventure savoureuse, sensuelle et inédite, sans risquer d’enflammer sa CB? 

               

Pour changer des établissements proposant traditionnellement la carte «Menu St-Valentin» avec coupe de champagne, foie gras, st-jacques et tiramisù… Je vous présente des adresses insolites pour un tête-à-tête, les yeux dans les yeux, et pourquoi pas, les 4 mains dans le même plat ! Des adresses qui changent de la côte de bœuf saignante à cœur ou du plateau de fruits de mer hors de prix, même à 2.

              

Surfer sur un plateau de sushi 

Des cantines à sushi (je me plais de les nommer ainsi), à Toulouse, il y en a pratiquement à toutes les rues. Difficile de s’y trouver tellement l’offre est grande. Le Sakuraya fait partie de ceux-là, au premier abord. Le cadre est spacieux, les tables bien espacées. On s’émerveille d’apercevoir de vraies carpes japonaises. Côté carte, ça reste classique mais les prix sont légèrement plus accessible par rapport aux autres adresses. Le plateau pour deux (que j’ai commandé maintes fois) est très varié, copieux, joliment présenté (sur un pont plutôt qu’un bateau). Accompagné d’un bol riz nature ou sauté (pas très traditionnel mais ça change). Il offre un bon rapport qualité/prix. Si vous n’êtes pas doué à manier les baguettes, ces bouchées peuvent être très sensuelles en prenant directement à la main (comme les grands amateurs !). 

>  Sakuraya, 4 rue Bayard (à l’étage de l’Asia Fast-Food), quartier Jeanne d’Arc. Tel : 05 61 99 25 28 

                   

Autour d’un barbecue 

La gastronomie coréenne méconnue débarque en douceur dans le paysage toulousain. Elle ne ressemble à aucune autre mais, en revanche, elle est très très « relevée ». Pour avoir un aperçu, direction une rue festive abritant Le Séoul. Où est proposé, entre autre, le fameux barbecue coréen. Un réchaud est posée au milieu de la table, on y grille soi-même ses morceaux de viande marinée (sauce soja, du jus de fruit…). On peut demander plus ou moins la force du piment. Accompagnées des indispensables « banchans » (légumes condiments) lors de la dégustation. C’est ludique et insolite à la fois. 

>  Le Séoul, 42 rue Pargarminière, quartier St-Pierre. Tel : 05 61 23 67 92 

              

Initiation à la gastronomie éthiopienne 

Le lieu n’a l’air pas très romantique, certes. Mais ce qui se trouve dans l’assiette, oui ! Ce petit resto propose de découvrir la cuisine éthiopienne, réputée pour être la meilleure au monde pour son côté convivial. Choisissez l’assortiment «Beyayannatu». Un grand plat arrive recouvert de galettes de teff (céréale ancestrale ne poussant qu’en Ethiopie), où sont déposés diverses garnitures (ragoût de lentille corail, aubergine au bœuf…). Comment déguster ce plat ? Puisqu’il n’y a ni couteau ni fourchette ! Et bien avec le plus élémentaire et sensuel des outils : les doigts. Il faut donc déchirer un morceau de galette en pinçant la garniture. Attention, manucure à proscrire !

>  Chez Asrat, 123 rue Achille Vladieu, quartier Palais de Justice. Tel : 05 34 40 66 07 

               

Pour le dessert, je vous laisse vous débrouiller…

        

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* Cette article a été publié pour la première fois l'année dernière, chez le blog gastronomique de Carré d'Info « La Muse Bouffe ». Merci & Belle continuation les amis ;)

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