Enflammée

Carnet d'une gourmande chronique…

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Better than Chocolate (catégorie comestible)

Avec Gourmandises...

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mardi, février 21 2012

Les Macarons à l'ancienne de la Biscuiterie Lolmède, à Angoulême

Lolmède

La Gourmande Solitaire...  Chaque année, fin janvier, je pars pour le Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême. Il se déroule sur 5 jours pour les pro (de mercredi à dimanche)... Après avoir traversé de long en large la ville, photographier les expos, les personnalités de la BD etc... Le dernier jour, c'est la journée « libre » où je prends mon temps pour me promener dans la ville comme une touriste curieuse, et surtout, gourmande. Il faut que je vous avoue que j'ai été déçue de retrouver là-bas des spécialités qui ne changent pas tellement de Toulouse (le canard, les frites-maison, la viande, les kebabs ??...), et que les cagouilles se font rares sur la carte des resto (les cagouilles, mais qu'es aquo ? Des escargots !). Bien sûr, il y a le Cognac et le Pineau des Charentes mais ça nourrit pas son homme... Bon oui, je sais, que pour connaitre des spécialités angoumoisines, c'est comme manger un bon cassoulet à Toulouse, il faut se retrouver inviter dans une famille...   

À force de persévérer, je l'ai enfin trouvé au détour d'une rue... En commandant à l'aveuglette un café gourmand au salon de thé « la Biscuiterie de Lolmède », je me suis retrouvée désemparée « comme une poule trouvant un œuf » face à cette petite assiette, composée d'une meringue, d'un chocolat blanc et de deux « biscuits » à la forme non-identifiée. En mordant inespérément dans l'un d'eux (le biscuit foncé), le moelleux me séduit, le goût d'amande l'emporte, la texture granuleuse de l'amande roule en fondant sur la langue. Le parfum de figue se dévoile. C'était un macaron à l'ancienne. L'autre était à l'abricot. Une recette unique et plus que centenaire qui a fait la réputation de la biscuiterie. Et pour forger la légende, la recette est tenue secrète. Enfin, une spécialité à Angoulême :) Quelle belle découverte ! Je suis repartie avec un assortiment de 300g (env 18 biscuits) que j'ai hélas terminé en une semaine de manière égoïste... Alors que je pouvais les garder encore une semaine de plus, à l'abri de ma gourmandise, et les faire partager à mon entourage.

Mais vais-je tenir l'année prochaine pour croquer de nouveau à ces délicieux macarons ? Comme un rendez-vous amoureux pour se redécouvrir sous un autre jour ?... Non, je viens de voir que la Biscuiterie de Lolmède possède un site de vente-en-ligne... Aïe, ma gourmandise a une patience irrationnelle :)

              

       

Biscuiterie de Lolmède, le salon de thé

3 rue des Arceaux, 16 000  Angoulême.  05 45 95 05 09

mardi, novembre 22 2011

« Pho » de camp

Bon ok, vous avez le droit... Vous pouvez me taquiner de l'un de mes pires jeux de mots de l'année, je reconnais et j'assume :) 

Au début, c'était une discussion sur les petites cantines viet sur Toulouse puis une adresse échangée, puis deux... Ensuite une envie d'un bol de soupe de nouille au bon bouillon de bœuf-maison où nage une belle poignée d'herbes fraîches... Et puis un souhait... Je me suis promise de faire un « pho » maison qu'une fois par an (au début du printemps, une activité plutôt contraignante)... Mais lorsqu'on me contamine son souhait, c'est immanquable, ça me touche aussi. Et quant à faire une grande marmite, invitons du monde, c'est encore mieux ! Donc voilà, un dimanche, nous étions réunis autour d'un bol de nouille au bouillon de poulet dans une cour toulousaine, un mi-Novembre. Où il faisait frais avec un rayon de Soleil timide. Tout est possible à Toulouse :)

Le pho (prononcer « feuheuh ») est une spécialité vietnamienne et parait-il hérité du "pot-au-feu" français. On peut la rencontrer bien au-delà des frontières, jusqu'en Thaïlande via le Cambodge. Il s'agit une soupe-repas à base de nouille de riz et d'un bouillon au bœuf aux épices, et se déguste à toute heure, de jour comme de nuit. Et même chez la plupart des grandes amateurs, "le pho" constitue le premier repas de la journée.

Celle au poulet est une version plus rapide qu'au bœuf. Il nécessite de 2 heures de mijotage contre 6-8h pour le traditionnel. Son bouillon donne un résultat plutôt doux. Et évidemment comme toute bonne chose, il est meilleur le lendemain.

            

PhoPoulet2011           

}} Pho au poulet : le bouillon

Pour une tribu 8-10 grands bols. 2 h de mijotage. Facile.

  • 1 Poulet fermier, entier en morceaux

  • 3 Oignons épluchés coupés en 2

  • 10 cm Gingembre épluché et coupé en 2

  • 1 branche de Céleri

  • 1 bâton de Cannelle

  • 3 étoiles d'Anis

  • dans une boule à épice (ou une gaze) : 2 cs coriandre en grain + 4 clous de girofle + 4 cardamones + 1 cc Poivre en grain

  • 1 navet salé + Nuoc Nam (Sauce Poisson)

  • beaucoup d'eau

Sur une poêle bien chaude, faire brûler les oignons (le côté coupé) ainsi que le gingembre. Cette opération peut se faire au four en mode "grill" mais c'est plus long (et j'ai pas trop la patience). 

Mettre dans une grande cocotte familiale (8 litres) les morceaux de poulet, la boule d'épice, les oignons grillés, les étoles d'Anis, le gingembre et la branche de céleri, puis couvrir d'eau. Porter doucement à ébullition et laisser tranquillement mijoter. Rajouter de l'eau en cours de cuisson pour que ça reste immergé.

Au bout d'une heure, enlever les morceaux de poulet. Détacher la chair (jetez la peau ou gardez la pour les amateurs), réservez-les. Remettre les os dans la cocotte et ajouter le navet salé + 1 louche de Nuoc Nam. Laisser mijoter encore 1 h. 

Filtrer le bouillon corsé, le rallonger de 3 litres d'eau et 3 louches de Nuoc Nam. Réserver.

          

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}} Pho au Poulet : le service

  • Nouilles de riz en forme de tagliatelle fine (1 paquet = 4 grands bols)

  • Herbes fraîches (ciboule chinoise, coriandre épineuse, coriandre, basilic thaï, menthe etc...)

  • germes de soja

  • mortadelle vietnamienne

  • sauce pimentée, sauce soja, quartier de citron vert/jaune, ail frit, poivre...            

Pour le service, au moins 1 h avant de passer à table, trempez les nouilles de riz dans l'eau ambiante. Essorer. 

Cuire les nouilles dans une grande casserole d'eau bouillante, attention la cuisson va être rapide, comptez quelque seconde. Bien mélangez avec une paire de baguette (pour homogénéiser la cuisson). Le temps de penser que c'est cuit, c'est déjà cuit. Essorer à travers une passoire en éliminant le plus d'eau possible. Répartir les nouilles dans les bols, une poignée de soja, de la mortadelle viet, de la chair de poulet et arroser de bouillon bien chaud (au moins 4-5 louches pour un grand bol).

À table, les convives ajoutent, selon leur goût, des herbes, un trait de jus de citron, de la sauce pimentée, de l'ail frit (au petite cuillerée), du poivre moulu etc...

Déguster avec des baguettes en aspirant, n'ayez pas peur de faire du bruit ^^ 

             

         

>> Phil Selway  ::  By Some Miracle

dimanche, novembre 6 2011

Cambodge } « Le poulet au citron » de ma maman

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En été, dans le potager, chez ma mère : Fleurs de courge cireuse et le bébé-fruit.

                            

La première fois que j'ai goûté au canard, il était cuisiné avec du citron. C'était désagréable, acide, âpre, amer et très marqué. J'ai longtemps cru que c'était à cause du canard. Du coup, j'ai fait ma tête de mule et je me suis privée d'en manger... Sauf le foie gras, mais c'est une autre histoire.

Et puis un jour, ma mère nous préparait du poulet avec cette version au citron... Les mauvaises souvenirs ont réapparu. J'ai ressenti les mêmes expressions de dégoûts de ma part. Et je me suis rendue compte qu'en fait, cette ensemble de goût pénible était dû à un seul ingrédient : le citron en saumure tout prêt du commerce (dans tous les bons supermarchés asiatico-exotiques). Pouahhh...

Depuis que ma mère possède son propre potager « sa fierté », elle s'est mise à faire beaucoup de choses "maison", dont des citrons en saumure, et ça change tout. Les mauvaises souvenirs ont disparu. Le plat est bien meilleur. Le citron-maison sait se rester sage en soulignant la saveur du poulet fermier. Un plat haut en saveur et en parfum, légèrement acidulé et étonnamment doux. Bref, le poulet au citron est devenu un de mes plats cambodgiens préférés, d'ailleurs ma mère en prépare quasiment à chacune de mes visites. On s'en lasse pas :)

Sachez qu'au Cambodge/chez les cambodgiens, la soupe de poulet au citron fait partie de la famille des soupes acidulés « somlar machu » et qu'il est très populaire. Évidemment, bien que ce soit une soupe, il ne s'agit pas d'une entrée (y'en a pas dans la gastronomie cambodgienne ou alors on vous l'a fait croire), mais bien d'un plat accompagnant le riz. Un peu comme si on vous servait une blanquette de veau à l'estragon assez liquide sans liant.

            

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}} Le Poulet au citron de ma maman

Pour un dimanche soir en famille. Préparation : Simple et rapide. Cuisson : 1h 30.              

  • un poulet fermier en morceaux

  • 2 gousses d'ail écrasé

  • 1 cs riz

  • sauce poisson

  • 2 feuilles de lime-kaffir et un bâton de citronnelle 
  • un citron en saumure maison* ou ceux du commerce (à vos risques et périls)

  • Herbes fraîches ciselées (ciboule chinoise et coriandre épineuse)

 Dans une cocotte, mettre le poulet en morceaux, l'ail écrasé, le riz, les feuilles de lime kaffir déchirées, le bâton de citronnelle rompu et couvrir d'eau. Porter à ébullition, laisser mijoter à petit bouillon durant 1h30, en écumant et en rectifiant le niveau d'eau.            

Le temps écoulé, éteindre le feu, ajouter le citron en saumure coupé en deux ainsi que 2 cuillerées de la saumure. Couvrir et laisser infuser durant 10 min. Goûter et rectifier l'assaisonnement en ajoutant quelques cuillerées de sauce de poisson. 

Au moment de passer à table, servir dans la cocotte ou dresser dans un joli bol/soupière, jetez-y une belle avalanche d'herbes fraîches ciselées. Accompagner de riz blanc.

           

* Pour la recette du citron en saumure maison : « Choisir des citrons verts à la peau fine, les blanchir 5 min dans l'eau bouillante. Les sécher au soleil. Mettre en bocal et bien les immerger d'une solution d'eau salée. Laisser durant 2 semaines avant utilisation. » Les explications de ma mère sont vagues,  j'en sais pas plus, bon courage à ceux qui se jettent à l'eau :)

            

             

>> Badly Drawn Boy  :: Cause a Rockslide 

        

dimanche, octobre 16 2011

Toulouse } Le Petit Magre, Épisode 2

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Acte 2  Moment goûter & papotage entre filles « aux fruits rouges » autour d'une table au Petit Magre...

Gaufre maison, crème glacée à la vanille, chantilly épaisse et dégoulinant de coulis aux fruits rouges... Miam miam, très gourmand !

              

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Charlotte et Panna Cotta aux fruits rouges. 

        

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Capuccino et jus d'orange pressé.

                 

       

Où ? Le Petit Magre

4 rue Baronie, Toulouse

Épisode 1

mardi, octobre 11 2011

Aubergine confite au miel

C'est quasiment la fin de la saison des aubergines... Recette rapide, facile et qui change des beignets, des caviars et des gratins (vous avez deviné que j'apprécie pas les trois)... Mais c'est surtout de cette façon que j'arrive à les manger (vous avez encore deviné que je suis très difficile avec les aubergines).

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}} Aubergine confite au miel

Pour 2 personnes.

  • 1 Aubergine en dés

  • Huile d'Olive

  • 1 belle cuillerée à café de Miel (toutes fleurs ou Acacia)

  • 1 cc Moutarde Violette "au moût de raisin" (à défaut, celle de Dijon)

  • Poivre du moulin

Dans une sauteuse, faire dorer les dés d'aubergine dans beaucoup d'Huile d'Olive (au moins 4-6 cs). Mélanger. Ne pas trop abuser de la spatule, il ne faut pas obtenir une purée, juste dorer les morceaux.

Ajouter une belle cuillerée à café de miel et une de moutarde. Bien mélanger et laisser doucement caraméliser. Déglacer avec 2 cc de sauce soja et poivrer.

Servir avec une viande blanche grillée (porc, volaille, agneau...). 

                 

             

>> Forest City Lover  ::  Minneapolis

samedi, octobre 8 2011

Le Bœuf Loc Lac, un classique vietnamien

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Le Loc Lac est de mes plats d'enfance. Rendons à César... C'est un des classiques vietnamiens que les cambodgiens raffolent ! D'ailleurs en vietnamien, Loc lac est le bruit que fait les dés lorsque qu'on les secoue.
Hélas, beaucoup font l'erreur de confondre la gastronomie cambodgienne avec la vietnamienne. La cuisine cambodgienne reste encore aujourd'hui méconnue, et n'est que réservée aux papilles averties et/ou aux aventuriers. Les saveurs sont parfois amères (le concombre amer, les aubergines de la taille d'un petit pois...). Les sensations de riz grillé dans la ratatouille de kabocha peut dérouter. La soupe acidulée au poisson chat et liseron d'eau n'est pas une entrée mais bien un plat. Le curry khmère "kreung" n'a rien à voir avec le curry indien ou thaï. Et le prahoc peut terroriser/terrasser le 3/4 des lecteurs...
Je vous rassure, le Amok, considéré comme le plat national est délicieux (mais chais pas le faire). Si je vous propose moins de recettes khmères sur mon blog, c'est parce que leurs réalisations sont longues/compliquées. Contrairement à la cuisine viet, les recettes sont express avec des ingrédients accessibles. Ça a, sans doute, contribué à sa popularité chez les cambodgiens.  
                  
Donc le Loc Lac est un plat simple et rapide (la cuisson). Ma mère, qui trouve que cuisiner est une corvée mais nécessaire, le faire très bien. Ce qui m'impressionne, c'est qu'elle fait toujours au pif, et goûte au fur et à mesure cru pour ajuster les proportions et l'assaisonnement. Alors que moi, j'ai grandi en France. J'utilise un économe pour éplucher et une balance pour mesurer.
Ma mère, a sa façon très personnelle de le préparer. Pratiquement au dernier moment, pendant que la cuisson du riz dans l'auto-cuiseur. Elle tranche la viande en fine lamelle, ajoute son assaisonnement avec une bonne dose de glutamate (fait parti des ingrédients indispensables comme le sel, le poivre, la sauce poisson). Mélange avec ses doigts. Tandis que je prépare le grand plat de crudité. Dès que le bouton du riz est en position « garder au chaud ». Elle fait sauter la viande très brièvement, et verse dans le plat. Ensuite, elle crie « Niam baï ! » (se traduit par « Manger du riz », mais qui signifie plutôt « On passe à table ! »). En touche finale, elle verse de la sauce... vinaigrette moutarde en bouteille !!! ;)
Et c'est tout. Ma mère le sert simplement, pas de riz sauté à la tomate et ni d'œuf au plat comme on en voit souvent au resto/sur le web. J'adhère car ce plat est déjà complet, n'a pas besoin de le rendre plus riche.

Voilà ma version du Loc Lac pas fidèle à la version de ma mère. Avec de la viande coupée en dés qu'en lamelle, il est plus facile à sauter. Avec du paprika fumé parce que (je suis une foodista incurablement débordée par des ingrédients bizarres et) ce goût fumé réveille les papilles. Avec cette petite sauce toute simple à base de citron vert qui s'associe bien et que j'adore. Sans glutamate, ouf on est sauvée ! ;)

                

}} Boeuf Loc Lac ou sauté de bœuf à la vietnamienne

Pour 2/3 personnes. 

  • 300 g Faux-filet de bœuf (pour les grands jours, ou de la basse-côte/pièce fondue pour les fins de mois)

  • Marinade : 2 cs Sauce Poisson + 1 pincée de sel + Poivre du moulin + 1 gousse d'ail hachée + 1 cc Sucre semoule + 1 cs Huile + 1 cc Fécule de pomme de terre (ou Maïzena) + 1 cc Paprika fumé (facultatif)

  • Dressage : feuilles de salade + rondelles de concombre + tranches de tomate + rondelles d'oignon

  • La petite sauce qui va bien : le jus d'un citron vert + 1 cs sauce poisson + 1 cs d'eau + 1 pincée de sucre + poivre à la folie (ou pas)      

Couper la viande en cube d'un centimètre, et laisser macérer dans la marinade pour une heure minimum (encore mieux depuis la veille). 

30 min avant de passer à table, faire le riz blanc. Et préparer le plat de dressage. Installer un lit de salade, puis de rondelles de concombre, de tomate et d'oignon

Quelques minutes avant... Chauffer une poêle (ou un wok, les chanceux!) sur feu vif, verser 2 cs d'huile végétale. Dès que l'huile est bien chaude, verser la viande, bien secouer la poêle pour en faire une couche. Laisser saisir 3-5 secondes. Retourner les dés de viande en secouant de nouveau ou à l'aide de la spatule pour 3-5 secondes, toujours à feu vif.
Ajouter un petit filet d'eau (env. 2-3 cs) pour déglacer les sucs et former un jus. Verser, sans attendre, la viande avec son jus, sur le plat de service.  

Servir accompagner de riz nature et la petite sauce citronnée qui va bien avec  ;)

               

              

>> First Aid Kit  ::  When I Grow Up

jeudi, septembre 29 2011

Chirashi Daurade, mon remake

Chirashi Daurade

Je faisais déjà des chirashis à la maison, mais ça se limitait à du riz vinaigré et des tranches de poisson. Après mon passage au Motchi Ya, son chirashi m'a démontré qu'on pouvait le rendre plus riche en saveur et en couleur. Bref, j'ai trouvé l'expérience fabuleuse que j'ai profité d'un brunch, dimanche dernier, entre amis pour le « refaire » selon mon habilité et selon le marché.

                                     

}} Chirashi Daurade

Pour 4 à 6 personnes.

  • 2 verres de Riz + 2 1/2 verre d'eau

  • 2 cs Sucre + 2 cc Sel + 4 cs Vinaigre doux (riz, cidre, melfor ou framboise etc...) + 1 cs sésame grillé

  • Omelette japonaise : 2 oeufs + 1 pincée de sel, 1 pincée de sucre + 2 cs d'eau.

  • Framboises et figues fraiches, lamelles d'avocat

  • 1 poignée des pois gourmands ou haricots fins
  • 2 filets de Daurade (ou autre poisson comme le mulet, la truite, le chinchard, le maquereau mariné etc...) sans la peau et tranchés en sashimi

  • œufs de truite ou de saumon
  • cheveux d'ange d'algue Nori (une feuille coupée au ciseau)

                          
Pour le riz à sushi 
Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à que l'eau soit claire. Le mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau. Porter à ébullition, à couvert. Laisser bouillir 4 minutes. Puis baisser le feu (ou changer de feu) au minimum, laisser cuire durant 8 minutes. Couper le feu, laisser reposer durant une dizaine de minute, toujours à couvert. Laisser légèrement tiédir.
Dans un récipient plus grand, un saladier par exemple, transvaser le riz, et l'aérer avec la spatule. Ajouter le sésame, le sucre, le sel et le vinaigre doux. Bien mélanger, un sirop va se former et va devenir « collant ». Réserver.
                                
Pour l'omelette  Battre à la fourchette/à la baguette les œufs + la pincée de sel + la pincée de sucre + 2 cs d'eau. Faire chauffer une grande poêle, étaler un peu d'huile, et verser la moitié de la préparation. Tourner la poêle en répartissant le mélange. Cuire verso. Répéter l'opération avec la seconde omelette.
Empiler les 2 omelettes, rouler-les et trancher-les en lanière. Réserver.
                                      
Pour les légumes verts
  Dans une petite casserole, porter l'eau à ébullition + du gros sel + une pincée de bicarbonate (facultatif), ajouter les pois gourmands/les haricots et laisser cuire 2 minutes à partir de la reprise de l'ébullition. Puis passer les rapidement sous l'eau froide. Ils doivent rester bien verts et croquants.    
               
Le Dressage
  Dans un bol « donburi » ou une grande assiette, mettre une couche de riz vinaigré, des lamelles d'avocat et de l'omelette au milieu. Des lamelles de poisson autour. Semer des pois gourmands, de quartiers de figue et d'éclat de framboise. Ajouter quelque touche d'œufs de truite. Pour finir, des cheveux d'ange d'algue Nori.         
                     
Servir
avec une coupelle de 1 cs sauce soja + 1 cc Mirin (si on veut) + noix de wasabi + gingembre mariné. Régalez-vous :)

                

                  

>>  Trespassers William  ::  Catch Not Break                           

vendredi, septembre 23 2011

Toulouse } MotchiYa, petite restauration japonaise

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L'adresse  Lorsque j'ai découvert que le Citron Bleu ne continuait plus sa carte japonaise, j'ai ressenti une énorme déception. Mais ce sentiment n'allait pas durer très longtemps... Grâce à Miss Clochette, j'ai eu à nouveau le coup de cœur foudre pour le MotchiYa. Si vous connaissez un petit peu la gastronomie japonaise, son petit nom vous rappellera certainement une pâtisserie à base de riz gluant. Littéralement, il signifie celui qui confectionne les mochis. Cet établissement est ouvert depuis le début 2011, situé près de la rue de la Colombette, et offrant le déjeuner et le goûter.

Ce resto de poche compte une douzaine de couverts et convient aux gourmets solitaires, ou bien, aux petits groupes (à 2/3/4). C'est vite complet, n'hésitez pas à appeler. Les places sont au comptoir avec des chaises hautes. Mais surtout, la cuisine est ouverte où l'on peut admirer le chef samouraï en action, minutieux et concentré. Et modeste à la fois.

La décoration est simple, épurée sans tomber dans l'excès du cliché kawaïsque. Même les toilettes sont... À vous de le découvrir ;)

Menu Bento  Donc le midi, le chef propose un menu (sur place ou à emporter) avec soupe, salade, plat du jour et dessert pour 16 euros. Le prix du menu semble un peu élevé mais les produits sont en majorité du coin, bio, frais et selon l'humeur de la saison. Les légumes viennent d'un petit producteur. Le riz de Camargue. Le saumon est un Label Rouge... Qui vous a dit qu'il faut nécessairement beaucoup de produits japonais pour cuisiner japonais ? Et beaucoup de choses est fait-maison, il semble que le miso et le tofu aussi, n'est-ce pas dingue ??

              

Soupe MisoGâteau ricotta matcha

La première visite s'est passée un mardi d'avril. Ce jour-là (avec le vendredi) le jour du poisson frais, c'est maki-sushi. Un peu déçue, j'ai fait le déplacement pour découvrir un plat inconnu, tant pis ça serait pour une autre fois.

On débute par une soupe miso, chaude, simple, réconfortante... (et sans champignon de Paris ;) )

             

Makis & crudités

Le plat du jour  on continue par l'Assiette de Maki-sushi. Je vous ai avoué qu'au début, ça ne m'a pas emballé jusqu'au moment où nos belles assiettes apparaissent. Le plat est bien fourni, il y a une quinzaine de bouchées. Des makis à l'avocat, au saumon Label Rouge, des makis californiens au crevette/pois gourmand/avocat et sésame (mes préférés !). J'aime le croquant du pois gourmand et des graines de sésame dévoilant sa saveur douce.

Il y a du Sashimi de poulpe. Ça peut paraître dégoutant, perso, ça ne me pose pas de problème. J'adore ça, même si c'est caoutchouteux. 

Les petites crudités du jour, de l'épinard aux copeaux de bonite (petit thon séché et râpé). Fagot d'haricot vert à la sauce sésame noir. La sauce est magique !

En dessert  Je me suis laissée tenter par un cheesecake au thé matcha... Mais j'ai nettement mieux apprécié le dessert de mon amie C. qui était un gâteau citron-amande. Comme un nuage moelleux, granuleux qui roule sur la langue et légèrement citronnée. Et très belle idée d'accompagner chaque pâtisserie d'une touche de fruit, ici c'était une tranche d'orange « Maltaise de Tunisie ».

             

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Deuxième visite  s'est passée un jeudi de Septembre. La première visite m'avait enchantée mais je souhaitais repasser pour tenter un plat "autre que maki". Sauf que le plat du jour prévu est un Chirashi. Décidément il faut que je revienne...  :)

Pour patienter, j'ai hésité avec l'Umeshu (liqueur de prune japonaise) et finalement, je me suis décidée pour un verre de vin rouge bio (non, je ne bois pas de sauce soja ;)  ) et mon doux, une Kirin bien fraîche.

           

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En entrée  L'incontournable traditionnelle belle Soupe Miso riche en poireau et ciboulette (toujours sans champignon de Paris). 

             

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Le plat du jour  Un Chirashi, c'est quoi ?? Il fait parti des sushis et signifie littéralement « sushi éparpillé ». Il est souvent dressé dans un grand bol type « Donburi » avec du riz vinaigré (la même préparation pour les sushis) avec plusieurs garnitures venant chapeauté. Pour résumer, une sorte de salade de riz à sushi.

Lorsque j'ai vu le Chirashi arrivé. J'ai poussé des « whaouhhh ! » et des « c'est trop trop bon !!! » entre deux bouchées. Inconsciemment, je faisais une quasi-imitation de Caroline Ségarra à chaque fois qu'elle goûte un plat (voir Japan In Motion). Ma réaction vous semble dé-mesurée ;) L'assiette est si belle que ça donne envie de prendre le temps de défaire ce paysage. Il y a des tranches de Mulet (poisson) fondants, des dés omelette japonaise, dés de tofu frit, des dés de crevettes. Des éclats de framboise et des quartiers de figue provoquant des notes acidulées et fruitées. Des œufs de truite qui éclatent à chaque bouchée. Des pois gourmands croquants, j'adore *grand soupir*. Du Shiso pourpre ciselé apportant la finition mais surtout une fraîcheur (dans les épiceries asiatiques, on le trouve souvent sous son nom vietnamien « Tia to »). Le riz vinaigré est assez doux (et il parait qu'il vient de Camargue).

Accompagné de la salade du jour : Fagot de haricot vert avec une touche de sauce de sésame/miso. Cette sauce est divine et s'accoquine bien avec les haricots verts. Et des dés de tomates « cornues des Andes » et sommité de brocoli quasi cru.

Le plat du jour m'a, encore une fois, beaucoup séduite.

            

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Allez, une autre photo du plat pour le plaisir  :) Oyez, bavez braves gens !!!

          

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Dessert  Cake de sarrasin aux myrtilles avec des morceaux de melon. Le cake était petit mais costaud avec un goût « brut » du sarrasin. J'ai moyennement aimé (je préfère le sarrasin en « galette bretonne »). La texture était serrée, et à la fin, ça devenait fatiguant de mâchouiller. Par contre j'ai apprécié de terminé ce repas avec la touche fraiche et fruité. 

         

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Gen Maicha, thé vert aux riz grillé/soufflé. Très appréciable avec beaucoup de riz soufflé apportant une saveur grillée. 

         

Ah là là là... Tout est dit  ;)

         

Autres impressions ? Chez Miss Clochette et Flo.

            

                        

MotchiYa

rue Palaprat, Toulouse (quartier La Colombette)

Ouvert du lundi au vendredi, pour le déjeuner et le goûter. Sur place ou à emporter. Réservation vivement conseillée.

Menu midi (soupe + plat + dessert) 16 €. Mardi & Jeudi, menu maki. Mercredi, sashimi de truite d'Ariège (élevage). Et les autres jours, c'est cuisine authentique :)

vendredi, septembre 16 2011

Émincé de bœuf façon thaï (enfin, je crois)...

BavetteThai

Cette recette, j'en ai rêvé... Ou plutôt mon inconscience me l'a suggéré... Enfin. J'ai surtout voulu reproduire ce goût aigre-doux/salé/frais qui me titillait pendant assez longtemps. Hum, étrange sensation. (Hé non, ça ne veut pas dire que je pense à la cuisine tout-le-temps !)       

Finalement, du citron vert, de la sauce de poisson, des herbes fraîches. Mes intuitions dans les ingrédients sont fidèles à mes sens... Ça me rappelle le goût façon thaï.

              

}} Émincé de bœuf, façon thaï

Pour 2 amoureux.

  • 300 gr de Bavette
  • 2-3 cs de Sauce de Poisson
  • 1 cc Sucre semoule
  • Le jus d'1/2 citron vert
  • 1 petite échalote émincée
  • 1 petite gousse d'Ail pillée
  • les feuilles d'une tige de menthe et d'une tige de basilic Thai
  • 3 tiges de Coriandre épineuse.
  • 1/2 concombre épluché en pyjama (1 bande sur 2) puis émincé
  • Une poignée de noix de Cajou

            

Sur feu vif, colorer la bavette sur les deux faces. Puis arrêter immédiatement la cuisson en la plongeant dans de l'eau froide glacée, durant 15-20 min.

Préparer la sauce-marinade en mélangeant la sauce de poisson + le sucre + le citron vert +l'échalote + l'ail. Réserver au frais.

Sortir la bavette, bien essorer/essuyer avec du papier absorbant. Tailler en fine lamelle (si vous pouvez) et les ajouter dans la marinade avec les feuilles d'herbes fraiches (entières ou déchirées). Laisser mariner une dizaine de minute.

Sur un plat, installer un lit de concombre (ou de feuilles de salade croquante), puis la bavette de bœuf et sa sauce. Ajouter les noix de cajou.

Servir, sans plus attendre ;) , avec du riz blanc chaud. 

              

           

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lundi, septembre 12 2011

Gaspacho parmi tant d'autres

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La recette du Gaspacho se trouve partout sur le grand Ternet... En effet. Les variantes sont infinies que je m'y perd. Et à force de faire des essais de mon côté, j'ai trouvé mes proportions pour un gaspacho à mon goût. Sucré naturellement par les tomates bien mûres. Acidulé qui met du punch. De plus, j'ai ajouté du cumin (alors que je déteste ça). Bref, mon blog c'est comme un carnet de recette en ligne. Donc avant de retourner tous mes carnets/agenda de recette, je ferais une petite recherche rapide ici. Ah vive la technologie :)

              

}} Gaspacho

Pour 4 bols. Préparation : Rapide.     
  • 4 belles tomates « Marmande » en dés
  • 1 oignon pelé en dés
  • 1 Poivron Rouge parer, en dés
  • 2 belles gousses d'Ail (ou plus selon la puissance de votre dentifrice :)  ) passées au presse-ail
  • 2/3 Concombre épluché, coupé en cube
  • 1 cc de Sel
  • 1/4 baguette rassie, trempée dans l'eau, essorée puis déchirée en plusieurs morceaux
  • 1 cc Cumin en poudre
  • 2 cs Vinaigre de Xérès
  • 4 cs d'Huile d'Olive
  • Poivre du Moulin
  • Eau fraiche
Réunir l'ensemble des ingrédients, ajouter l'eau fraîche à hauteur et mixer. Passer à travers un chinois ou une passoire. Goûter, rectifier l'assaisonnement.

Servir bien frais. Proposer avec des dés d'oignon, de poivron, de tomate, de chorizo, de concombre, des œufs dur, ainsi que des croutons. Un filet d'huile d'olive si on veut. Et pourquoi pas, des glaçons !

                     

             

>> Les femmes au bord de la crise de nerfs

C'est dans ce film que j'ai découvert cette soupe froide.

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