Carnet d'une gourmande chronique...

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mercredi, octobre 31 2012

Toulouse // Le P'tit Louis

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Petit mais gourmand  Je pense vous avoir assez convaincu d'aller déjeuner/goûter/ papoter/rêvasser au Solaneko, ma cantine préférée à St-Cyprien. Désormais il faudra compter aussi le P'tit Louis. Ce n'est pas une infidélité au Solaneko mais une raison de plus pour traîner dans ce beau quartier. Le P'tit Louis a ouvert depuis le printemps dernier, et comme son nom l'indique pas, c'est une sandwicherie/saladerie. C'est une petite salle qui compte une douzaine de couverts à l'abri, dont six au comptoir, en face de la cuisine aux allures contemporaines. Des poupées, peluches, des livres de cuisine de grands chefs en anglais en guise de déco. Si vous tendez l'oreille, on peut entendre les pleurs d'un petit à l'annexe du resto.

                 

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Donc sur la carte, des sanwiches, pizza, gratin... Mais ce qui nous intéressent le plus, ce sont les spécialités coréennes car cette sandwicherie est tenue par un couple franco-coréen et il serait bien dommage s'en passer ;) Je n'ai pas l'occasion de goûter aux sandwiches mais d'après Tomoko du Solaneko, ils sont aussi délicieux.

             

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Les plats chauds coréens sont préparés à la commande (sur place ou à emporter). J'assiste avec émerveillement la préparation des plats. J'adore regarder les gens cuisiner quelque soit le plat, ça me captive. 

Hélas (pour moi), les viandes sont marinées à l'avance, j'espérais apercevoir un petit secret de fabrication ;) Les plats sont revenus avec des carottes râpées, du choux émincé, de l'oignon et même des tteoks (pâtes de riz courtes) qui caramélisent avec le jus de cuisson.

                

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En attendant la commande de nos plats, nous apaisons notre ptit creux avec un « Triangle » kimbap au thon (bref, comme un onigiri japonais). Et bonne surprise, la feuille d'algue a gardé son croquant et son goût. La farce au thon est relevée par des morceaux d'oignon.

Le P'tit Louis propose aussi donc des kimbaps (sur place ou à emporter). De gros makis coréens dont la farce est composée de légumes et viandes cuites, mais pas crues (contrairement aux makis japonais).

                

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Tous les plats chauds coréens sont servis avec une souplette (à base de miso) et d'une salade verte. Leur vinaigrette est très rafraîchissante : du citron ? Du Miel ? De l'échalote ??? Mais il doit avoir un petit secret encore ?

Si vous aimez les plats relevés, jetez-vous (incon)sciemment sur le porc « Jeyuk bokkeum ». Mes papilles s'en souviennent et en redemandent ! Très pimenté comme je l'imaginais. Ou alors le poulet « Dak galbi », dont la marinade est à dominante « aillée » (ça doit être pas mal à emporter pour embêter ses voisins de bureau). Dans les deux plats, les viandes restent très gouteuses et moelleuses.

                                 

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Ou si vous souhaitez commencer en douceur dans la gastronomie coréenne, optez plutôt pour le « Bibimbap ». Le plat national coréen composé de riz chapeauté de plusieurs légumes et de bœuf mariné (ou poulet).

               

On a fini notre repas par un thé coréen soit à base de racine (dont j'ai oublié le nom) ou de blé. Mais bon, je crois qu'il faut que je revienne pour goûter de nouveau les plats et deviner tous les secrets des marinades coréennes ;)

         

              

Le P'tit Louis

32 rue de la République, Quartier St-Cyprien. Toulouse. 09 54 89 74 35

Ouvert du Lundi au Samedi, à midi et en soirée. Sur place ou à emporter.

mardi, septembre 11 2012

Solaneko, le retour de la suite...

Panoramiam  J'ai déjà dévoilé cette adresse, en vous avouant que j'en avais rêvée. Et comme je l'avais annoncé, à chaque fois que je me suis rendue, c'est toujours avec un/e ami/e différent/e :) , sans oublier, avec mon inséparable Dvořák (le petit nom de mon Apn). Je vous rassure, je n'ai pas toujours l'œil collé derrière l'objectif ;) Ouhhh, la menteuse...

             

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Il y a eu une fois, en plat du jour... Souplette de Miso au cresson et navet long.

Riz complet de Camargue. Lieu noir à la sauce poireau, salade de pomme de terre à la japonaise (une sorte de purée froide à la mayo et des dés de radis croquants), potiron mijoté et salade verte.

               

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Accompagné d'une jolie salade croquante et colorée... Le Curry à la japonaise, qui n'a rien à voir avec le curry indien/thaï, il est très doux. Il y a beaucoup de légumes (carotte, pomme de terre et oignon), des morceaux de poulet avec parcimonie dans une sauce douce à l'allure crémeuse. Il me semble qu'il y a un peu de beurre.  

            

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Soupe miso cresson et navet jaune.

Beignet de poulet « kara age », salade de brocoli mayo-curry, potiron mijoté et salade.

         

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Boulettes de porc grillées et nappées de sauce Bulldog.

Steaks de Tofu grillés sauce aux 2 champignons (shiitaké et enoki).

                  

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Et dernièrement, pour la rentrée... Soupe miso ciboulette et cube de potiron.

Sardines panées, salade de fenouil à l'umeboshi, haricots verts aux noisettes et salade verte.

                     

Miam, miam, je m'y suis régalée toutes les fois et mes ami/es étaient très emballé/es aussi ! ^^

               

           

Solaneko

place de L'Extrapade, Toulouse. Métro St-Cyprien. 05 62 48 76 28

Ouvert du mardi au samedi. De 11h à 19h. Réservation vivement conseillée.

jeudi, août 23 2012

Toulouse // La Belle Verte

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Label Vert  Avant, c'était le Saporito, un petit resto de quartier italien pittoresque, à l'accueil bras très ouvert. Où durant 6 ans, Francesca et sa cuisinière mitonnaient de bons petits plats italiens (attention sans pizza !) qui nourrissaient bien le corps et les bons souvenirs avec. Trop tard, cette belle histoire est déjà finie. Une nouvelle belle histoire se dessine. Depuis début juin, l'adresse accueille de 3 nouveaux locataires : la maitresse des lieux et 2 chefs en cuisine (végéta*ien et carnivore). Dehors, une terrasse saisonnière devant, et dedans, une salle lumineuse dont les tables sont habillées d'une nappe à petits pois aux couleurs vitaminées et cachant secrètement aussi une petite cour dotée de 3 tables. Nous étions autour de l'une d'elles :)

L'adresse reçoit pour le déjeuner, le salon de thé et parfois le diner (jeudi & vendredi). Ainsi que pour le brunch du dimanche, un retour de marché St-Aubin, c'est pas mal comme promenade.

      

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Lorsque j'ai dépassé le seuil, j'ai complimenté la maîtresse des lieux : ça sentait délicieusement bon et que le parfum échappant de la cuisine aiguisait joyeusement l'appétit. Dès que j'ai vu l'ardoise, j'ai salivé encore plus... La carte suit les saisons, elle souriait l'été. Les plats ont l'air insolites et inédits. Tout me faisait envie, ou suis-je trop curieuse et aventurière ?

À noter aussi, ce qui est rare dans un restaurant/salon de thé, une belle carte de bières locaux :)

           

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En entrée  Soupe froide de melon-coriandre (avec la part de salade - hors champs), rafraîchissante, bien sucrée et épaisse mais que je préférais, sans doute, déguster en dessert.

Terrine de hareng à l'huile d'olive, suivi d'une grand part de salade follement colorée, croquante, variée et gouteuse, soulignée d'une vinaigrette à la betterave et d'une olive luque. La terrine était une brandade froide plutôt costaud, qu'il fallait être deux pour la finir. En achevant mon assiette par la dernière coup de fourchette, je me suis sentie repue comme une reine. 

          

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Plats de résistance  L'assiette de mon complice Ludovic, Cassolette au tofumé maison et aux champignons. Visuellement, la couleur n'est pas glamour mais au goût c'est incroyablement délicieux ! Mes papilles n'en reviennent pas ! Oui, je vous le jure !

Mon Médaillon au curry thaï était envoutant, épicé et légèrement relevé. Le simili-carné s'apparentait à la volaille mais avec une texture terriblement fondante. Ce plat m'a bluffée !

Bien que nos deux assiettes sont accompagnés de riz, quinoa, légumes vapeurs (carotte, courgette et brocoli), ils sont également garnis d'une grand part de salade (la même que l'entrée) qui faisait donc doublon. Il nous fallait un estomac de secours pour tout finir. Mais hélas, j'ai dû abandonné. C'était trop généreux.

           

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Dessert  Bien que nos estomacs arrivent à la limite, on s'est laissés tenter par une douceur. Entremet au millet, amande et nappage à l'abricot, la présentation n'est pas sexy mais au goût, il assure. Fondant, le bon goût d'amande contrastant avec le côté acidulé de l'abricot. 

Mousse au chocolat et myrtille. Très complice, le chocolat noir fait copain-copine avec la myrtille. Un délice sans œuf, surprenant, non ?

          

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Pour finir  Délicieux café (équitable), très goûteux pouvant se déguster « nature ». Et irrésistible sucre (complet) au bon goût de caramel.

                

Bien que ça soit un resto bio, locaux et végétar/lien, il est ouvert à tous ! Même aux carnivores ! Surtout aux carnivores curieux ! Je vous conseille d'y aller en bande, de commander chacun un plat différent et de faire valser les assiettes pour tout goûter.

           

D'autres avis ? Chez Rose Citron et chez la Valkyrie végétarienne.

D'autre suggestion de plats en photo ? Chez FR.

                

                 

La Belle Verte

50 rue Aubuisson, Toulouse. Quartier St-Aubin. 05 61 62 73 42

Ouvert tous les jours, fermé le samedi. Brunch le dimanche.

samedi, août 18 2012

Trop Tard ! Resto Fermé } Chez Asrat

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Initiation à la gastronomie éthiopienne  Petit établissement situé près du Métro Palais de Justice, tenue par la charismatique Asrat. Sa maison détient une double identité, une double carte ! Bar à salade et tarterie le jour, et cuisine éthiopienne le soir (attention, seulement sous réservation). La cuisine éthiopienne, on m'a en tellement vantée : conviviale, équilibrée, savoureuse... voire même considérée comme la meilleure au monde ! Il fallait que j'aille vérifier tout ça ;)

En poussant le seuil de la porte, la salle est ponctuée de quelque touche de déco discrète d'Éthiopie, mais garde en avant-tout une allure de « saladerie ». On reconnait de suite notre table, grâce au nombre de place (nous étions 7), et surtout à la nappe dotée de couleurs chaudes. Les verres et les serviettes en papiers y sont posés... Et les couverts ? Justement, il y en a pas. Ce soir, c'est permis, on mange avec les plus élémentaires et sensuels des outils... avec nos doigts !

             

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Oubliez le maffé ou le poulet yassa (Plats originaires du Sénégal mais populaires dans tout le continent), la cuisine africaine n'existe pas (et en passant, l'asiatique non plus). En effet, on ne dit pas la cuisine européenne ? Donc arrêtons de tout généraliser. La cuisine éthiopienne possède sa propre identité, est marquée par son géographie (donc son agriculture) et son Histoire, est donc se montre bien différente de ses voisines.

              

Pour ouvrir notre soif de curiosité, nous demandons si la maitresse des lieux proposait un apéritif éthiopien. Hélas, non. J'aurais tellement voulu connaitre l'hydromel éthiopien, le Tedj. Nous nous saoulons raisonnablement à l'eau, et moi, à un petit pichet de vin.

               

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Cinq (dont une végétarienne, d'ailleurs ce resto est parti de son initiative. Merci Éloïse !) des convives ont choisi le Beyaynnatu, un assortiment de plats du jour. Précisément, il y avait eu un Ragoût de lentilles corail aux oignons, une Salade de sucrine et tomate du jardin innocemment relevée, des épinards nature, un Bœuf haché mijoté en sauce douce et un autre au caviar d'aubergine. Tous étaient des plats épicés mais pas relevés. 

Traditionnellement, on pose une grand plat déjà garni au milieu de la table. Pour une question d'organisation, on a dû s'en passer. Ça sera donc pour la prochaine fois.

                     

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Ma voisine et moi avons commandé chacune une spécialité. De son côté, le Doro Wat (photo de gauche), un mijoté de poulet et œuf dur dans une sauce à l'oignon, bien épicée et relevée (c'est ce que j'ai préféré) et qui se déguste avec de l'aïb. Parait-il est le plat le plus populaire d'Éthiopie.

Mon Ketffo spécial est un tartare de bœuf aux épices éthiopiennes (le fameux berbéré) avec un bonus de l'aïb aux épinards. L'aïb est un fromage au goût neutre qui permet d'apaiser le feu des épices. Sa texture est proche du cottage cheese et de la ricotta, bien égoutté. J'ai adoré déguster ce tartare frais avec mes doigts :)

               

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Ces plats sont accompagnés d'injera, des galettes épaisses à la couleur rustique et au goût « aigre ». Elles sont confectionnées à partir d'un mélange de farine de teff (apparenté millet) souvent mélangées avec du froment. C'est une pâte levée qui a fermentée durant 2-3 jours. Lors de la cuisson, elles ne sont cuites que sur une seule face, l'autre est parsemée de petites bulles.

L'injera joue le rôle d'assiette et de couvert. Sur un grand plat, on recouvre de galettes où sont déposées plusieurs garnitures (photo de droite). Pour déguster, il faut déchirer un morceau de la galette, pincer la garniture et en faire une bouchée. Difficile de ne pas s'en mettre partout, et difficile de ne pas refaire sa manucure :)

Après avoir guetter les mains de mes convives, j'étais la seule à avoir les ongles longs ( = +3mm). Je me sentais un peu incommodée, en même temps, je prenais des photos. M'enfin, vous avez deviné pourquoi... ;)

On y a passé un très bon moment ensemble. On passe les plats, on goûte à tout. On rigole bien (sur ce point, ça ne tenait qu'à nous). On s'empiffre et on ne se gène pas pour se resservir. À la fin, nous étions presque repus.

              

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Par cette fabuleuse expérience, certains avaient gardé une petite place pour le dessert, nous souhaitons manger éthiopien jusqu'au bout : du riz au lait, de la mousse au chocolat, une salade de fruit... Que des desserts classiques français. Hélas, nous étions trop curieux ! 

               

Hélas il n'y a pas d'apéro ni de dessert ni même de café vert éthiopien... On y mange bien ensemble, et c'est le but. L'existence d'une adresse unique sur Toulouse est déjà un bon début :) À venir mangez sensuellement à deux ou en groupe pour une ambiance bon enfant. Et pourquoi pas avec vos enfants ?!!

                 

               

Chez Asrat

123 rue Achille Vladieu, Toulouse (Métro B : Palais de Justice)

05 34 40 66 07

Attention, Cuisine éthiopienne n'est servie seulement le soir, du mardi au samedi. Seulement sous réservation.

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