Carnet d'une gourmande chronique...

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mardi, mai 5 2015

Restaurant } Une Crêperie « sagement » Zinzin... Glutenfree et vegan friendly !

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La Crêperie Zinzin, est-elle zinzin ?

Nichée en plein centre-ville, la Crêperie Zinzin, déjà n'est pas un restaurant breton. L'histoire en est d'autant plus folle : c'est une adresse locavore accueillant tout le monde, même les personnes coeliaques et les vegans, le tout pour une addition raisonnable. 

                

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Une entrée du jour, Brunoise de shiitake et Houmous

De vieux meubles dénichés d'un vide-grenier, des jeux de société d'antan, de la vaisselle dépareillée, une vingtaine de petites tables, de la musique indé-folk... L’univers de la Crêperie Zinzin est fabuleusement rétro-champêtre tellement qu'on se croirait dans une maison de campagne. Et pourtant, on est bien en plein centre de Toulouse, précisément dans le quartier populaire d'Arnaud Bernard. Alors qu'on pourrait imaginer que cette adresse a toujours été là (car ça vous rappellera sans doute au Bol Bu, rue de May), elle n'a qu'ouvert que depuis début 2015. Ne vous attendez pas à une crêperie traditionnelle, elle se veut alternative et chaleureuse à l'image de ses 2 maîtresses des lieux. « On n'est pas une crêperie bretonne ! » précise Cathy, mais avant tout, un restaurant locavore, c'est pas fou ?

           

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Galette asperges rôties et oeufs brouillés / Galette "sucrée" aux fleurs d'Acacia

Au menu, pas de carte aussi longue que le bras mais une ardoise du jour qui se résume en 3 plats (1 Entrée /1 Plat /1 Dessert), cuisinés avec des produits de saison/locaux, et parfois, une option vegan. 

Cette crêperie ou plutôt cette « galetterie »  travaille une variété ancienne de sarrasin cultivé dans le Tarn et bien toléré par les personnes cœliaques (intolérance au gluten). D'apparence, leur galette est bien foncée, plus brute et plus rustique au goût. Dans la pâte ? Juste de la farine de sarrasin, de l'eau et du sel. Elle est ensuite cuite sur un traditionnel billig avec de l'huile de pépin de raisin. Petite précision, que la galette soit pour un plat salé ou sucré, la même pâte est utilisée. 

Certes la cuisine y est simple mais en découvrant les plats un par un, les détails émerveillent nos sens. Pour ce jour-là, un léger houmous frais est accompagné qu'une galette croquante faisant d'office de pain. Les asperges rôties du plat nous délivrent leur bon goût de noisette. Et en dessert, nous avons butiné les divines fleurs d'Acacia infusées dans le miel sur notre galette sucrée. Ou encore, dernièrement, cet entremet au lait d'amande au romarin qui rafraîchit tout en douceur la fin de repas.

Enfin, la Crêperie Zinzin cache plus d'un tour dans son... buffet ! Le lieu fait d'office d’épicerie organic en vrac. On y retrouve la fameuse farine de sarrasin, la farine de pois chiche, des pâtes "poulard" (variété ancienne de blé), des vins de producteur, des miels... Et même une crème hydratante ! D'ailleurs, il est vivement conseillé de venir avec vos contenants (attention, contenant stérilisé pour la crème hydratante). 

   

Du bon sens, du plaisir simple, et de petites touches de saveurs à découvrir... Finalement, plutôt sage que zinzin cette galetterie ;) 

            

         

Crêperie et épicerie Zinzin

17 rue Arnaud Bernard, Toulouse.  Tel : 06 73 67 00 61

Le Midi, du mardi au vendredi /E+P ou P+D à 12,50€. 

Le Soir, jeudi, vendredi & samedi / E+P+D à 16€

Attention, pas de CB !

Page FB 

mardi, novembre 25 2014

Restaurant } La cuisine de la Chine centrale par A Wu Gourmet, à Toulouse

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Soupe tofu, champignons noir & parfumé. Mmmh l'huile de sésame...

        

Si vous pensez que le bœuf Lok-lak et le pad thai font partis de la cuisine chinoise... Vous avez tout faux ! Attention, je vais vous taper le bout de vos doigts avec une baguette ;) C'est en me rendant vers Radio FMR que j'ai découvert A Wu Gourmet, ouvert il y a 2 semaines. Un resto situé à l'avenue de Lyon qui propose de faire découvrir la cuisine de la Chine centrale… Et les clichés ont pris une claque !

Le cadre est traditionnellement kitshissime à souhait mais c'est dans l'assiette que tout se passe. Evidemment, pas de nems ni de bobun (qui sont vietnamiens), en revanche des plats à base d'agneau ou de mouton (qui l'auraient cru ?), quelques plats de légumes bien croquants sous la dent (justes saisis et assaisonnés comme il faut), le fameux canard laqué à la pékinoise ou même du homard (ces 2 plats sur commande à l'avance)… 

Le soir, A Wu Gourmet est fréquenté par les clients chinois (de chez Gronavion) et par les étudiants nostalgiques qui se déplacent avant tout pour la soupe de nouilles de blé (étirées à la main) dans un bouillon de mouton. Tandis qu'à midi, la tranquillité règne tellement qu'on entend le chef dompter le wok en cuisine... 

C'est donc au déjeuner que j'ai retrouvé ma camarade de baguette et on s'est laissées guider par la curiosité... On voulait tout prendre mais il fallait bien choisir ! Mon plat de porc et légumes sautés était légèrement caramélisé et relevé au Doubanjiang (pâte de fèves de soja salés au piment). Un délice pour les fans de piments ! Ma camarade, quant à elle, s'est régalée d'une soupe duo aux champignons noirs/parfumé/tofu (le bouillon est épaissi à la fécule, on aime ou pas) et d'un poulet froid en plat. Les fleurettes de brocoli sautées à l'ail avaient l'air simple mais tout en saveur !

Je vous recommande de prendre un plat de viande (porc sauté pimenté, poulet…) et un plat de légume qu'on partage + 2 bols de riz. C'est largement suffisant pour deux estomacs soifs de découverte. 

     

    

A WU Gourmet

6 avenue de Lyon, quartier Matabiau, Toulouse. 05 61 58 07 10

Ouvert tous les jours, midi et soir. Fermé lundi.

mardi, octobre 7 2014

Restaurant } Le plateau-déjeuner « Teisyoku » chez Iori

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Début Octobre, le Soleil de midi tape encore fort

Vous vous souvenez du Iori ? Le premier Isakaya à Toulouse, à la fois un bar à saké et à tapas à la japonaise ouvert seulement le soir. Désormais, il accueille aussi à l'heure du déjeuner avec une formule authentiquement japonaise... Evidemment, il me fallait goûter ça, surtout quand le bon plan promet d'être savoureux ;)

               

Partout, Manger japonais se résume bien souvent avec sushi... Je suis la première à râler qu'à Toulouse, il n'y a pas de cantine à ramen comme à Paris (quartier St-Anne). En revanche, Toulouse cache 2 perles que même les parisiens nous envient : la cuisine familiale du Solaneko et les chirashi raffinés du Motchiya

Il faut aussi compter une autre perle, le Iori qui a vu le jour un soir de février en offrant un concept inédit Izakaya qui plaît chez beaucoup de curieux et qui cartonne... Suite à la demande de nombreux clients, le Iori ouvre le midi avec la formule "Teisyoku" : Un plateau traditionnel qui tourne autour d'un plat du jour et de 3 petits plats. Une formule déjeuner complète, variée et idéale pour ceux qui ont moins d'1 heure (puisqu'on nous apporte tout sur un plateau) sans bouder son plaisir et sans se soucier de l'équilibre. Plaisir et équilibre, ça vous rappelle pas quelque chose ? ;)

La formule de Midi (12,50e) change chaque jour :

Mardi, Donburi (bol de riz chapeauté d'une garniture)
Mercredi, Poisson (selon le marché)
Jeudi, Improvisation (selon l'humeur du Chef)
Vendredi, Ramen oui vous avez bien lu ! (Prononcer "La-men", il s'agit d'une soupe-repas à base de nouilles de blé et bouillon maison).

         
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Joli plateau déjeuner du jour
      

Qui dit mardi, dit Donburi ! Le Donburi du jour ? Un Katsudon (at-choum !) soit une côte de porc panée, revenu dans une sauce soja et œuf battu. Un plat intrigant et délicieux, assez costaud pour prévenir le ptit creux fatal de l'après-midi. D'ailleurs, je n'ai pas eu le besoin de prendre un dessert ni même un 4h. Les 3 petits plats du plateau étaient une classique soupe miso riche en goût (tofu, algue & ciboulette), d'une coupelle Tsukemono (concombre et chou marinés, n'ya pas que le gingembre !) qui donne une touche de fraîcheur et d'une jolie salade du moment (mizuna, radis blanc et lotus grillé avec une vinaigrette douce).

Pour déguster, il y a 2 écoles, soit plat par plat ou soit en alternant bouchée par bouchée d'un peu de chaque plat. Je fais partie de la deuxième ;) 

        
Vous n'avez pas le temps de rester déjeuner ? Ou vous souhaitez profiter des derniers rayons du soleil avant l'hiver pour pique-niquer au bord de la Garonne ? Iori propose aussi 2 plateaux à emporter avec riz nature, salade du jour, légumes marinés et kara-agué (beignets de poulet mariné) ou korokke (croquettes de pomme de terre) pour 10e. C'est bien tentant !

          

Depuis j'ai cessé de râler, je souris même d'être repue ;) Pour demain jeudi, c'est Cabillaud. Vous avez deviné qu'il sera cuisiné ;)

           

Iori

20 rue des Paradoux, métro Carmes ou Esquirol. Toulouse. Tel : 05 61 28 02 47

Ouvert le midi du mardi au vendredi. 

dimanche, septembre 7 2014

Sélection } Où bruncher à Toulouse ???

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Voilà une bonne question qui revient souvent en fin de semaine ! Avant, on pouvait bruncher que dans les salons de thé (le Bapz...). Récemment, la tendance a gagné les bars, les restaurants... Bref, tout le monde s'est mis à faire des brunch, plus ou moins heureux (Pourquoi des oeufs brouillés en plus de la part de quiche ? Une tomate-mozzarella en décembre ?), plus ou moins généreux (Il est où le reste ? Planquer sous la feuille de salade ?) et surtout à tous les prix (ça coûte un bras pour des choses pas cuisinées !)...

J'aimais bien celui du Code Bar (rue Rémusat) qui proposait 3 formules malignes : assiette "Salée", assiette "Sucrée" ou assiette "Salée et Sucrée" pour environ 10e et dont l'ardoise changeait chaque dimanche selon le marché. Je fondais pour l'omelette "roulée" et légèrement baveuse à cœur, qui me rappelait mes séjours parisiens... Hélas, le Code Bar n'existe plus, remplacé par les Polissons qui proposent aussi un brunch depuis l'été dernier. Autant j'adore y déjeuner (les plats du jour sont top et leur tartare est à tomber !), mais j'avoue que leur brunch ne me séduit guère. Vous avez compris que je suis une grande amatrice, mais aussi, assez difficile en matière de brunch. Une part de quiche avec une part de salade ou du jambon serrano et tortilla espagnol, ce n'est pas une définition du brunch. 

Encore une petite pensée nostalgique envers Les Tables de la Fontaine, qui autrefois, faisait un excellent brunch varié et de qualité. Aujourd'hui, on est déçus de trouver des grandes salades et les burgers à l'ardoise. Dommage... 

              

Il m'est impossible d'élire le meilleur brunch de Toulouse. Pour moi, il n'existe pas et puis surtout on a pas les mêmes goûts, exigences (vous l'avez lu plus haut)... En revanche, rédiger une sélection d'adresse selon le profil est plus judicieux. La liste n'est pas exhaustive (évidemment, les adresses pas encore goûtées et/ou pas appréciées n'y apparaissent pas). Cette sélection s'enrichira à l'avenir au fur et à mesure des découvertes. N'hésitez pas à revenir pour jeter un coup d’œil ou à me faire part des brunchs que vous avez aimé. 

Maintenant, vous savez au moins où bruncher ce dimanche ! ;)

             

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La Fiancée

La Fiancée, pour les fines bouches

Ah La Fiancée... Ce salon de café a le mérite de dépoussiérer le brunch à Toulouse, qui affiche très souvent complet. Le menu change chaque semaine, il est annoncé tous les jeudis sur leur page FB. Leur brunch est composé de 5 petits plats (dont les saveurs peuvent être surprenantes voire détonnantes : huile de truffe, gremolata, badiane, menthe...) qui s’enchaînent, une boisson maison et évidemment, un café ! Attention, pas de thé. Menu brunch à 16,5e.

> La Fiancée, 54 rue Peyrolière. Quartier Daurade. Samedi (1 service) et Dimanche (3 services).

       

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Le Beaucoup

Le Beaucoup, pour les plus difficiles

Adrien veut son camembert braisé, Clément son english breakfast, Maé sa grande salade de chèvre, Olivier son burger de boeuf, et moi, je rajoute mon grain de sel avec un œuf cocotte au foie gras et un artichaut vinaigrette ! L'impossible brunch existe et c'est au Beaucoup qu'il faut y aller. 

On n'hésite plus entre la dizaine suggestion d'assiette bien plantureuse et les 4-5 burgers (dont celui au saumon rose contrastant avec un pain-bun à l'encre de seiche qui attrape l’œil avant les papilles). Thé ou café filtre à volonté, plusieurs choix en jus de fruit (orange, pomme, pamplemouse, cranberry...). Et on finit avec l'assiette sucrée : pancake, fromage blanc et mini-pâtisserie. Compter 16e (avec un supplément pour le burger) par personne.

> Le Beaucoup, 9 place du Pont-Neuf, Toulouse. Tel : 05 61 12 39 29. Service Samedi et Dimanche. 

          

La Belle Verte, pour ceux qui ont soif de vitamine

Le brunch du dimanche est à l'image du restaurant et de ce qui est proposé en semaine : végétal, frais, coloré et varié riment avec générosité, découverte et bien-être. Ce brunch végéta*ien n'effraie personne : La clientèle est composée principalement d'omnivore que de végéta*ien. Et il n'est pas rare que le restaurant affiche très souvent complet. Grande assiette salée du jour + petite assiette sucrée + boisson chaude et jus de fruit ou verre de vin pour 19,90e. Bonus : Possibilité de brunch sans gluten, à préciser lors de la réservation. 

> La Belle Verte, 50 rue Aubuisson, quartier St-Aubin. Service le Dimanche. Réservation vivement conseillée et soyez ponctuel !

         

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Deux sur la Balançoire

Deux sur la balançoire, pour les amoureux discrets

"Deux sur la balançoire" a ouvert il y a presque un an par un couple de cuisinier-pâtissière. Une cuisine mieux qu'à la maison et on a plus qu'à glisser nos pieds sous la table : ça commence par de petits viennoiseries de la boulangerie d'en face, des tartines avec des confitures mijotées par la pâtissière, suivi d'une grande assiette salée selon l'humeur du chef, boisson chaude et smoothie à volonté. Et petite pâtisserie de la maison pour finir. Formule à 18e.

> Deux sur la Balançoire, 96 boulevard Pierre et Marie Curie, quartier Minimes. Service le Dimanche. 

             

The Dispensary, en anglais dans le texte et dans l'assiette

Bruncher dans un pub anglais vous paraît saugrenu ? En effet, pour boire, il y a de quoi faire et... pour manger aussi ! Full English Breafkast avec café et jus d'orange (12,50e), le traditionnel Sunday Roast, les burgers carnivore ou végétarien avec frites maison (env. 12e) ou encore leur fameux Fish'n'Chips servi avec coleslaw et sa petite purée de petits pois (12,50e) vous feront changer d'avis ! En plus, tout est cuisiné maison. Petit détail amusant, les saucisses et le bacon anglais sont fabriqués par des bouchers anglais dans... le Gers ;)

> The Dispensary, 1 rue Marthe Varsi, quartier St-Cyprien. Service le Samedi et Dimanche.

         

La Maison Drôle, pour les locavores

A la Maison Drôle, la musique est folk, les meubles sont chinés, et dans l'assiette, chaque ingrédient vient de la région. L'adresse s'est fait connaitre avant tout pour son brunch locavore du samedi, et depuis peu, c'est aussi ouvert le dimanche. A découvrir ou à re-découvrir. Formule à 17,50e.

> La Maison Drôle, 2 rue Joutx-Aigue, quartier Carmes. Service le Samedi et Dimanche (dès fin août).

        

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The Petit London

The Petit London, pour les budgets serrés

C'est dans ce lieu improbable qu'on y trouve le brunch le plus sympathique de tout Toulouse ! Une formule complète à base de produits frais et fermiers proposée pour 10 € tout rond. Que demander de plus ? 

> The Petit London, 7 rue Riquet, quartier St-Aubin. Service le Dimanche. 

         

Nouveau ! } La Pente Douce, pour un blind-taste

Le premier dimanche de chaque mois, le chef Hamid Miss se fait plaisir en amusant nos papilles. Attention, ce n'est pas vraiment un brunch, mais plutôt un menu dégustation (25e sans boisson) pour un enchaînement (un enchantement ?) de petits plats que l'on découvre sur le moment. Par exemple pour commencer, on avait eu : une tranche d'andouille de Guémené s'acoquinant avec de la pomme granny, une pannacotta de fenouil et maquereau fumé, ketfa d'agneau Basque et son délicieux caviar de tomate... La qualité des ingrédients simples, les accords de goût audacieux et les cuissons parfaites ont construit l'identité discrète de la Pente douce, dont le bouche-a-oreille des gourmands ne faiblit pas.

> La Pente Douce, 6 rue de la Concorde, quartier Concorde. Service le 1er dimanche du mois. Sans réservation. Pour avoir une table se présenter avant 12h.

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