Enflammée

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Tag - Restaurant

vendredi, juin 25 2010

Le Point d'Ogre, un resto bien nommé

Petite faim et végétarien s'abstenir  On devait faire un pique-nique mais il a été annulé assez tôt pour cause de pluie. Du coup, on s'est retrouvé à cette adresse, 6 autours d'une table. Si on m'avait prévenu que cela être gargantuesque, j'aurai pu me retenir de manger toute la semaine parce que j'ai trouvé les produits tellement bons.

Le lieu  Le resto est situé rue des Couteliers, côté la Dalbade, en y allant, on sentait que c'est une rue qui vit la nuit. On y entre, on s'installe, je commande un vin de pêche. Mes yeux se sont promené partout... On y voit de vieilles plaques publicitaires sur les murs, des verres Duralex (... Sed Lex ;)  ), des salières Cérébos sur la table et surtout une vraie serviette à carreaux rouge.

La formule   Les entrées sont communs, on choisit le plat pour 21 €. Attention, plusieurs plats sont avec un supplément.
La pavé de Veau du Ségala, le canard confit, les petits farci toulousain, Le Févoulet (parait-il l'ancêtre du Cassoulet, à base de fève). J'ai choisit la Côte de Porc Noir, dont la chair, dit-on, est entre le porc et le boeuf.

La soupe de saison  On nous place une grande marmite au centre de la table nous présentant la soupe du jour, une soupe froide Tomate-Betterave-Menthe, à l'œil, on pouvait croire à un coulis de framboise, le goût émoustillait notre appétit. Ça commençait bien  ;)


La suite... 
Après la soupe, on nous débarrasse pour faire place aux paniers de crudité (carottes, radis, tomate-cerise, chou-fleur) et de charcuterie. Ces dernières sont bonnes, les légumes bien croquants, l'aïoli bien émulsionné, la confiture d'oignon accompagne à merveille le magret séché de même que le boudin.
Évidemment, je n'étais pas classe, je me suis resservie plusieurs fois... Pourquoi se gêner ? ;)


Les Farcis Toulousains
  Je n'ai pas pu goûter ce plat... Je crois que ce sont des quenelles de chair à saucisse avec une sauce à base de tomate.


Pavé de Veau du Ségala, oignon caramlisé et noisette
  Le pavé de veau est généreux,
Et mon plat ? Je me retrouve face à ma côte de porc grillé au feu de bois (photo non prise), une belle pièce et ma crainte était de savoir si je me sentais de tout finir. Dès la première bouchée, j'ai succombé à cette chair que je n'avais jamais goûté.
Tous les mets sont accompagnés d'une purée maison à la graisse de canard.
Les plats proposées sont certes simples mais qui mettent en valeur la qualité du produit.

Alors qu'on était (certainement) repus, on s'est laissé tenter par les desserts.


Mmmmhhhh !!!
C'est le nom de mon dessert à une lettre près. J'ai adoré l'alliance de la cerise et de la crème de praline, heureusement que c'est tombé sur moi, les cerises étaient assez acidulés.


Fondant au chocolat et glace à la confiture de lait
  Le dessert de Khey, voilà un vrai fondant au chocolat ( à ne pas confondre avec un mi-cuit) et la glace n'était pas de trop.


Glace au Lait de Chèvre et confiture de Cerise
  Délicieux et surprenant.
               
                                                 

La prochaine fois, quand il fera très froid, oserai-je le Fèvoulet ??

              
                   
                   
Le Point d'Ogre
7 rue des Couteliers Paradoux
Quartier la Dalbade

Menu à 21 euros (Soupe de Saison, Paniers de légumes et charcuteries artisanales, aïoli et tapenade, confiture d'oignon, et surtout ne pas oubliez le Plat de Résistance)

Addition moyenne cette soirée-là 34 euros par personne.

dimanche, mai 23 2010

Au Petit Extra, un chouette petit resto entre copaings

Coup de cœur rose  Derrière cette façade de resto liliputien, se cache une cave typiquement toulousaine, avec ces fameuses briques, bougie sur les tables, musique presque à notre portée et une cuisine extra. 

Coïncidence, la première fois que j'ai connue ce resto c'était en groupe, dans sa précédente version... Je me rappelle du Cabécou au miel de violette aux deux pommes, de la salade généreusement bien gourmande de ma voisine, du magret au reblochon (et qu'à l'époque j'étais végétarienne... )...

De nos jours, je suis devenue omnivore (c'est une autre histoire), je redécouvre ce resto en groupe. Donc nouveau nom, nouvelle carte, nouvelle compagnie... Et c'était comment ?

La carte, on découvre la carte et les menus, tout faisait envie, c'est horrible. J'ai arrêté mon choix avec la cassolette d'escargot, la joue de bœuf et on verra pour le dessert. La commande est notée, on patiente en discutant autour d'un vin rouge (au goût étrange pour ma part, j'avais jamais connu ça ,mais ça ne veut pas dire que j'ai détesté, j'en ai même abusé. ).

Soudain, les entrées arrivent et nous en mettent plein les mirettes. J'ai même jalousé ceux qui ont pris le camembert, mais pourquoi mon amoureux n'aime pas le fromage.

              

Le tiramisù végétarien de mon amoureux, Je me suis demandée pourquoi cet intitulé, même les tiramisù sucré sont végétarien en général  ;) (bon ok certain contient de la gélatine, c'est un autre débat). Bref, je plonge ma fourchette dans la verrine, et whaouh, c'est un délice. Les légumes sont fondants, la crème adoucit la tapenade.

                  

Ma Cassolette d'escargot au gorgonzola et pleurote, j'avais une crainte que le fromage allait prend le dessus et, c'était top, des escargots de bonne taille, des pleurotes craquantes, une sauce qui serait bien dommage de ne pas "essuyer" à coup de bout de pain. Les chips donnent du croquant. C'est un jeu de contraste qui me plait beaucoup.

               

Brochette de veau de mon amoureux, que je n'ai pas osé goûter, déjà qu'il me supporte...

             

Joue de bœuf braisé oignon caramélisé au muscat et raisin, J'adore la joue de bœuf volontairement oublié au coin du feu (d'ailleurs je vous conseille de faire un pho à base de joue de boeuf) et il n'est pas courant d'en trouver au resto... Devant mon assiette je constate que c'est la première fois que j'allais manger une joue de bœuf sans la cascade de sauce. Il est servi avec des oignon caramélié et raisin sec, c'était miam ! C'est clair comme ça ?? La chair se défait bien à coup de fourchette et je me suis même surprise par le croquant de la fleur de sel (il me suffit d'un rien... ). Par contre un peu triste par l'accompagnement, je suis difficile, j'aurais aimé des légumes de saison.

                 

Mi-cuit au chocolat et coulis de mangue, j'avais hésité avec le riz au lait (ah les desserts de grand-mère) puis finalement, ce le coulis de mangue qui a fait penché mon choix. C'est un dessert minute, il est donc arrivé chaud et je l'ai trouvé une minute trop cuit, pas assez coulant. Et le coulis de mangue où est-il ? Dans le décor, j'aurai aimé encore et encore plus ! ;)

          

                        

Au Petit Extra

40 rue Peyrolière, quartier Daurade

Addition moyenne (menu complet, vin et café en groupe) 28 env.

                

À deux pas d'un salon de thé dépaysant et romantique La Roulotte.

            

lundi, octobre 12 2009

Toulouse : Un fabuleux festin nipponesque entre-midi et deux... # 1

Traditionnel japonais  Je réclame toujours que je ne suis pas une passionnée de cuisine (être passionnée, cette phrase me sonne très bateau... Rassurez-vous, seulement pour moi.), si je connais certain truc, c'est avant tout que je suis curieuse. Et si je cuisine la plupart du temps, ce n'est pas pour être à la cheville des bons cuisiniers amateurs d'un dîner presque parfait mais encore avant tout, c'est pour savoir comment ça marche (la cuisson, la mayonnaise, la meringue etc...) et pourquoi c'est bon (exemple : les aubergines, c'est meilleur frit malheureusement, que cuit à l'eau/à la vapeur...). 

Et ce que j'aime dans mes aventures gourmandes (je suis plutôt dans ce trip), c'est les heureux hasards... Comme un soir, en visitant le planning d'un resto-théâtre « Le Citron Bleu » on the web, et puis quelque chose a vivement attiré mon intérêt : la carte des menus. Mais pas n'importe quoi. Ce lieu propose, à midi, des mets japonais traditionnels et familiales (donc pas de sushi et à prix tout à fait correct, on se croirait à Paris).

À ce moment-là, cette adresse est notée et restée en priorité de ma liste de lieu à tester... Et comme je n'aime pas me montrer égoïste avec mon bon plan, il fallait bien que je rekidnappe une copine*, ça va devenir une habitude chez moi.

C'était donné rendez-vous un jeudi midi. Comment peut-on deviner que derrière cette façade de bistrot de quartier se cache une cuisine atypique ?? Je me rappelle d'être passée devant plusieurs fois sans m'arrêter.

On entre. On prend place, on examine autour. Le lieu est décalé, et ça me plait déjà. Surtout l'élément posé sur le piano près de l'entrée. Mouhaha, maintenant, vous êtes obligé d'y aller pour voir de quoi il s'agit.

Sur la carte, j'ai hésité entre deux formules et finalement, j'ai choisi le plateau « le bol de nouille Soba et les onigiris » et ma co-testeuse, un « katsu-don ». La commande prise, on discute. Et soudain, on nous pose sur la table un amuse-bouche. Étrange, « euh, ça se mange ?! ». On les porte à la bouche. C'est peut-être des nouilles somen (??) marinés dans de la sauce soja chaud et saupoudré de sel fin, à mordiller.  On pourrait dire que c'est un mélange entre des mikados salés et les nouilles instantanées que l'on peut grignoter cru dans son sachet (certaine pas toute).

Les plateaux arrivent. On admire (à comprendre « il faut absolument immortaliser ça !)»... Et les si jolies porte-baguettes (1° photo) qu'on a envie de les détournés en broche, barrette... Bon, je m'y perds, je commence par les sobas. Le bouillon est délicieux, et pourtant c'est un simple bouillon dashi (kombu + bonite + eau). Les nouilles sont un peu trop cuites à mon goût (peut-être fallait-il les déguster à cette cuisson??). L'abura-age (la poche de tofu est frite puis marinée dans une sauce sucrée) apaise le petit arrière goût amer du bouillon. Je retiens l'idée pour la refaire à mes papilles.

Mon ventre se trouve déjà calé et je suis un peu triste de laisser le dernier tiers dans mon bol.

La suite, j'attaque un onigiri, bien compacte et parfumé au shiso séché... qui faut déguster (à l'aide de doigts ou de baguette) avec les tranches de navets salés, les concombre au sel et les tamagoyaki (le feuilleté d'omelette).

Quant au plateau « katsu-don » de ma co-testeuse, il y a une petite soupe miso, son plat "Katsu-don" et des légumes salés. Rien que de regarder, je me sentais déjà rassasiée.

Le Katsu-don, qu'es aquò ?? C'est un bol garni de riz (Donburi) et chapeauté d'une côte de porc désossé, panée (et prédécoupée) à l'oeuf & à l'oignon. Décrit comme ça, a l'air lourd et indigeste mais curieusement, c'est délicieux. M'enfin, j'avoue ne pas avoir goûté leur version (je vous le rappelle, je suis déjà calée).

Une adresse à recommander si l'on veut s'ouvrir à l'autre cuisine japonaise, celle qui est « familiale et conviviale ».
Petit signe qui ne trompe pas, le lieu est fréquenté par des japonophones.

  

Le Citron Bleu
rue des Paradoux (Quartier Esquirol), Toulouse
    
Restauration à midi, japonaise et traditionnel
Plateaux de 9 à 13 euros.

   

À suivre...

 

* Un peu comme cette fois-ci.