Carnet d'une gourmande chronique...

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mardi, novembre 22 2011

« Pho » de camp

Bon ok, vous avez le droit... Vous pouvez me taquiner de l'un de mes pires jeux de mots de l'année, je reconnais et j'assume :) 

Au début, c'était une discussion sur les petites cantines viet sur Toulouse puis une adresse échangée, puis deux... Ensuite une envie d'un bol de soupe de nouille au bon bouillon de bœuf-maison où nage une belle poignée d'herbes fraîches... Et puis un souhait... Je me suis promise de faire un « pho » maison qu'une fois par an (au début du printemps, une activité plutôt contraignante)... Mais lorsqu'on me contamine son souhait, c'est immanquable, ça me touche aussi. Et quant à faire une grande marmite, invitons du monde, c'est encore mieux ! Donc voilà, un dimanche, nous étions réunis autour d'un bol de nouille au bouillon de poulet dans une cour toulousaine, un mi-Novembre. Où il faisait frais avec un rayon de Soleil timide. Tout est possible à Toulouse :)

Le pho (prononcer « feuheuh ») est une spécialité vietnamienne et parait-il hérité du "pot-au-feu" français. On peut la rencontrer bien au-delà des frontières, jusqu'en Thaïlande via le Cambodge. Il s'agit une soupe-repas à base de nouille de riz et d'un bouillon au bœuf aux épices, et se déguste à toute heure, de jour comme de nuit. Et même chez la plupart des grandes amateurs, "le pho" constitue le premier repas de la journée.

Celle au poulet est une version plus rapide qu'au bœuf. Il nécessite de 2 heures de mijotage contre 6-8h pour le traditionnel. Son bouillon donne un résultat plutôt doux. Et évidemment comme toute bonne chose, il est meilleur le lendemain.

            

PhoPoulet2011           

}} Pho au poulet : le bouillon

Pour une tribu 8-10 grands bols. 2 h de mijotage. Facile.

  • 1 Poulet fermier, entier en morceaux

  • 3 Oignons épluchés coupés en 2

  • 10 cm Gingembre épluché et coupé en 2

  • 1 branche de Céleri

  • 1 bâton de Cannelle

  • 3 étoiles d'Anis

  • dans une boule à épice (ou une gaze) : 2 cs coriandre en grain + 4 clous de girofle + 4 cardamones + 1 cc Poivre en grain

  • 1 navet salé + Nuoc Nam (Sauce Poisson)

  • beaucoup d'eau

Sur une poêle bien chaude, faire brûler les oignons (le côté coupé) ainsi que le gingembre. Cette opération peut se faire au four en mode "grill" mais c'est plus long (et j'ai pas trop la patience). 

Mettre dans une grande cocotte familiale (8 litres) les morceaux de poulet, la boule d'épice, les oignons grillés, les étoles d'Anis, le gingembre et la branche de céleri, puis couvrir d'eau. Porter doucement à ébullition et laisser tranquillement mijoter. Rajouter de l'eau en cours de cuisson pour que ça reste immergé.

Au bout d'une heure, enlever les morceaux de poulet. Détacher la chair (jetez la peau ou gardez la pour les amateurs), réservez-les. Remettre les os dans la cocotte et ajouter le navet salé + 1 louche de Nuoc Nam. Laisser mijoter encore 1 h. 

Filtrer le bouillon corsé, le rallonger de 3 litres d'eau et 3 louches de Nuoc Nam. Réserver.

          

HS-3-DPhoPoulet2011-B
        

}} Pho au Poulet : le service

  • Nouilles de riz en forme de tagliatelle fine (1 paquet = 4 grands bols)

  • Herbes fraîches (ciboule chinoise, coriandre épineuse, coriandre, basilic thaï, menthe etc...)

  • germes de soja

  • mortadelle vietnamienne

  • sauce pimentée, sauce soja, quartier de citron vert/jaune, ail frit, poivre...            

Pour le service, au moins 1 h avant de passer à table, trempez les nouilles de riz dans l'eau ambiante. Essorer. 

Cuire les nouilles dans une grande casserole d'eau bouillante, attention la cuisson va être rapide, comptez quelque seconde. Bien mélangez avec une paire de baguette (pour homogénéiser la cuisson). Le temps de penser que c'est cuit, c'est déjà cuit. Essorer à travers une passoire en éliminant le plus d'eau possible. Répartir les nouilles dans les bols, une poignée de soja, de la mortadelle viet, de la chair de poulet et arroser de bouillon bien chaud (au moins 4-5 louches pour un grand bol).

À table, les convives ajoutent, selon leur goût, des herbes, un trait de jus de citron, de la sauce pimentée, de l'ail frit (au petite cuillerée), du poivre moulu etc...

Déguster avec des baguettes en aspirant, n'ayez pas peur de faire du bruit ^^ 

             

         

>> Phil Selway  ::  By Some Miracle

samedi, octobre 8 2011

Le Bœuf Loc Lac, un classique vietnamien

LocLac-BLocLac-A

Le Loc Lac est de mes plats d'enfance. Rendons à César... C'est un des classiques vietnamiens que les cambodgiens raffolent ! D'ailleurs en vietnamien, Loc lac est le bruit que fait les dés lorsque qu'on les secoue.
Hélas, beaucoup font l'erreur de confondre la gastronomie cambodgienne avec la vietnamienne. La cuisine cambodgienne reste encore aujourd'hui méconnue, et n'est que réservée aux papilles averties et/ou aux aventuriers. Les saveurs sont parfois amères (le concombre amer, les aubergines de la taille d'un petit pois...). Les sensations de riz grillé dans la ratatouille de kabocha peut dérouter. La soupe acidulée au poisson chat et liseron d'eau n'est pas une entrée mais bien un plat. Le curry khmère "kreung" n'a rien à voir avec le curry indien ou thaï. Et le prahoc peut terroriser/terrasser le 3/4 des lecteurs...
Je vous rassure, le Amok, considéré comme le plat national est délicieux (mais chais pas le faire). Si je vous propose moins de recettes khmères sur mon blog, c'est parce que leurs réalisations sont longues/compliquées. Contrairement à la cuisine viet, les recettes sont express avec des ingrédients accessibles. Ça a, sans doute, contribué à sa popularité chez les cambodgiens.  
                  
Donc le Loc Lac est un plat simple et rapide (la cuisson). Ma mère, qui trouve que cuisiner est une corvée mais nécessaire, le faire très bien. Ce qui m'impressionne, c'est qu'elle fait toujours au pif, et goûte au fur et à mesure cru pour ajuster les proportions et l'assaisonnement. Alors que moi, j'ai grandi en France. J'utilise un économe pour éplucher et une balance pour mesurer.
Ma mère, a sa façon très personnelle de le préparer. Pratiquement au dernier moment, pendant que la cuisson du riz dans l'auto-cuiseur. Elle tranche la viande en fine lamelle, ajoute son assaisonnement avec une bonne dose de glutamate (fait parti des ingrédients indispensables comme le sel, le poivre, la sauce poisson). Mélange avec ses doigts. Tandis que je prépare le grand plat de crudité. Dès que le bouton du riz est en position « garder au chaud ». Elle fait sauter la viande très brièvement, et verse dans le plat. Ensuite, elle crie « Niam baï ! » (se traduit par « Manger du riz », mais qui signifie plutôt « On passe à table ! »). En touche finale, elle verse de la sauce... vinaigrette moutarde en bouteille !!! ;)
Et c'est tout. Ma mère le sert simplement, pas de riz sauté à la tomate et ni d'œuf au plat comme on en voit souvent au resto/sur le web. J'adhère car ce plat est déjà complet, n'a pas besoin de le rendre plus riche.

Voilà ma version du Loc Lac pas fidèle à la version de ma mère. Avec de la viande coupée en dés qu'en lamelle, il est plus facile à sauter. Avec du paprika fumé parce que (je suis une foodista incurablement débordée par des ingrédients bizarres et) ce goût fumé réveille les papilles. Avec cette petite sauce toute simple à base de citron vert qui s'associe bien et que j'adore. Sans glutamate, ouf on est sauvée ! ;)

                

}} Boeuf Loc Lac ou sauté de bœuf à la vietnamienne

Pour 2/3 personnes. 

  • 300 g Faux-filet de bœuf (pour les grands jours, ou de la basse-côte/pièce fondue pour les fins de mois)

  • Marinade : 2 cs Sauce Poisson + 1 pincée de sel + Poivre du moulin + 1 gousse d'ail hachée + 1 cc Sucre semoule + 1 cs Huile + 1 cc Fécule de pomme de terre (ou Maïzena) + 1 cc Paprika fumé (facultatif)

  • Dressage : feuilles de salade + rondelles de concombre + tranches de tomate + rondelles d'oignon

  • La petite sauce qui va bien : le jus d'un citron vert + 1 cs sauce poisson + 1 cs d'eau + 1 pincée de sucre + poivre à la folie (ou pas)      

Couper la viande en cube d'un centimètre, et laisser macérer dans la marinade pour une heure minimum (encore mieux depuis la veille). 

30 min avant de passer à table, faire le riz blanc. Et préparer le plat de dressage. Installer un lit de salade, puis de rondelles de concombre, de tomate et d'oignon

Quelques minutes avant... Chauffer une poêle (ou un wok, les chanceux!) sur feu vif, verser 2 cs d'huile végétale. Dès que l'huile est bien chaude, verser la viande, bien secouer la poêle pour en faire une couche. Laisser saisir 3-5 secondes. Retourner les dés de viande en secouant de nouveau ou à l'aide de la spatule pour 3-5 secondes, toujours à feu vif.
Ajouter un petit filet d'eau (env. 2-3 cs) pour déglacer les sucs et former un jus. Verser, sans attendre, la viande avec son jus, sur le plat de service.  

Servir accompagner de riz nature et la petite sauce citronnée qui va bien avec  ;)

               

              

>> First Aid Kit  ::  When I Grow Up

jeudi, septembre 29 2011

Chirashi Daurade, mon remake

Chirashi Daurade

Je faisais déjà des chirashis à la maison, mais ça se limitait à du riz vinaigré et des tranches de poisson. Après mon passage au Motchi Ya, son chirashi m'a démontré qu'on pouvait le rendre plus riche en saveur et en couleur. Bref, j'ai trouvé l'expérience fabuleuse que j'ai profité d'un brunch, dimanche dernier, entre amis pour le « refaire » selon mon habilité et selon le marché.

                                     

}} Chirashi Daurade

Pour 4 à 6 personnes.

  • 2 verres de Riz + 2 1/2 verre d'eau

  • 2 cs Sucre + 2 cc Sel + 4 cs Vinaigre doux (riz, cidre, melfor ou framboise etc...) + 1 cs sésame grillé

  • Omelette japonaise : 2 oeufs + 1 pincée de sel, 1 pincée de sucre + 2 cs d'eau.

  • Framboises et figues fraiches, lamelles d'avocat

  • 1 poignée des pois gourmands ou haricots fins
  • 2 filets de Daurade (ou autre poisson comme le mulet, la truite, le chinchard, le maquereau mariné etc...) sans la peau et tranchés en sashimi

  • œufs de truite ou de saumon
  • cheveux d'ange d'algue Nori (une feuille coupée au ciseau)

                          
Pour le riz à sushi 
Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à que l'eau soit claire. Le mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau. Porter à ébullition, à couvert. Laisser bouillir 4 minutes. Puis baisser le feu (ou changer de feu) au minimum, laisser cuire durant 8 minutes. Couper le feu, laisser reposer durant une dizaine de minute, toujours à couvert. Laisser légèrement tiédir.
Dans un récipient plus grand, un saladier par exemple, transvaser le riz, et l'aérer avec la spatule. Ajouter le sésame, le sucre, le sel et le vinaigre doux. Bien mélanger, un sirop va se former et va devenir « collant ». Réserver.
                                
Pour l'omelette  Battre à la fourchette/à la baguette les œufs + la pincée de sel + la pincée de sucre + 2 cs d'eau. Faire chauffer une grande poêle, étaler un peu d'huile, et verser la moitié de la préparation. Tourner la poêle en répartissant le mélange. Cuire verso. Répéter l'opération avec la seconde omelette.
Empiler les 2 omelettes, rouler-les et trancher-les en lanière. Réserver.
                                      
Pour les légumes verts
  Dans une petite casserole, porter l'eau à ébullition + du gros sel + une pincée de bicarbonate (facultatif), ajouter les pois gourmands/les haricots et laisser cuire 2 minutes à partir de la reprise de l'ébullition. Puis passer les rapidement sous l'eau froide. Ils doivent rester bien verts et croquants.    
               
Le Dressage
  Dans un bol « donburi » ou une grande assiette, mettre une couche de riz vinaigré, des lamelles d'avocat et de l'omelette au milieu. Des lamelles de poisson autour. Semer des pois gourmands, de quartiers de figue et d'éclat de framboise. Ajouter quelque touche d'œufs de truite. Pour finir, des cheveux d'ange d'algue Nori.         
                     
Servir
avec une coupelle de 1 cs sauce soja + 1 cc Mirin (si on veut) + noix de wasabi + gingembre mariné. Régalez-vous :)

                

                  

>>  Trespassers William  ::  Catch Not Break                           

vendredi, septembre 16 2011

Émincé de bœuf façon thaï (enfin, je crois)...

BavetteThai

Cette recette, j'en ai rêvé... Ou plutôt mon inconscience me l'a suggéré... Enfin. J'ai surtout voulu reproduire ce goût aigre-doux/salé/frais qui me titillait pendant assez longtemps. Hum, étrange sensation. (Hé non, ça ne veut pas dire que je pense à la cuisine tout-le-temps !)       

Finalement, du citron vert, de la sauce de poisson, des herbes fraîches. Mes intuitions dans les ingrédients sont fidèles à mes sens... Ça me rappelle le goût façon thaï.

              

}} Émincé de bœuf, façon thaï

Pour 2 amoureux.

  • 300 gr de Bavette
  • 2-3 cs de Sauce de Poisson
  • 1 cc Sucre semoule
  • Le jus d'1/2 citron vert
  • 1 petite échalote émincée
  • 1 petite gousse d'Ail pillée
  • les feuilles d'une tige de menthe et d'une tige de basilic Thai
  • 3 tiges de Coriandre épineuse.
  • 1/2 concombre épluché en pyjama (1 bande sur 2) puis émincé
  • Une poignée de noix de Cajou

            

Sur feu vif, colorer la bavette sur les deux faces. Puis arrêter immédiatement la cuisson en la plongeant dans de l'eau froide glacée, durant 15-20 min.

Préparer la sauce-marinade en mélangeant la sauce de poisson + le sucre + le citron vert +l'échalote + l'ail. Réserver au frais.

Sortir la bavette, bien essorer/essuyer avec du papier absorbant. Tailler en fine lamelle (si vous pouvez) et les ajouter dans la marinade avec les feuilles d'herbes fraiches (entières ou déchirées). Laisser mariner une dizaine de minute.

Sur un plat, installer un lit de concombre (ou de feuilles de salade croquante), puis la bavette de bœuf et sa sauce. Ajouter les noix de cajou.

Servir, sans plus attendre ;) , avec du riz blanc chaud. 

              

           

>> Ok Go  ::  All is not lost

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