Carnet d'une gourmande chronique...

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lundi, juillet 4 2011

Faim à Paris #2 : Chez Naniwa Ya, un boui-boui à la japonaise

Suite de notre escape parisienne... Après avoir traversé la capitale matter des expos, on s'est posés dans une petite gargote à la japonaise, chez Naniwa Ya.
Petit ? il doit avoir une vingtaine de couvert à tout cas(s)er, les places au comptoir, les tables très collées-serrées qu'on se croirait quasiment dans une table d'hôte. La salle est "animée" par les clients ensardinés et les employés qui s'activent tel un essaim

Contrairement à midi, pas de menu le soir. Le tout est à la carte, mais raisonnable. Par ex : le bol simple de nouille udon au bouillon est à 5 euros. Le soir, on peut se permettre « les variations » de petits plats tels des tapas japonais (ex : les gyozas, les beignets de poulet, les takoyakis, les edanamé etc... Voir carte.) Si vous n'êtes pas trop tenté par les nouilles, la carte propose aussi les Donburi. Par contre, si vous vous attendiez à y trouver des sushi-brochettes, passez votre chemin. 

Au moment de prendre nos commandes, il y a eu tellement de bruit que la communication a été difficile. De plus, la personne avait un accent que mon cerveau a dû prendre son temps pour déchiffrer l'information. J'ai dû lui demander de m'excuser pour qu'elle puisse se répéter. Oups... Et d'après le décryptage de mon cerveau, l'eau se trouve près de l'entrée et de même que le thé, est à volonté. En effet, c'est bon à savoir.
         

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Alors, pour accompagner la bière fraîche, on a choisi une assiette de takoyaki, et une de gyoza.


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Les takoyaki, différents de chez Aki, moelleux avec le poulpe bien présent. Est-ce que 6 était assez ? J'aurai dû prendre une seconde assiette :)

Les gyoza, des ravioli au porc, croustillants et fondants, avec une dominante "aillée" (sans doute le nira). À déguster nature qu'avec la sauce soja.

Après coup, j'ai choisi des plats que je connaissais, j'aurai dû être plus aventurière... Je reviendrai !

            

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On a pas attendu longtemps pour la suite. Mon bol de Tanuki arrive. C'est un bol de nouille udon (ou soba, à choisir) aux gouttes de tempura, ciboule et kamaboko (cousin de surimi au poisson "goût poisson") à peine caouchouteux. Les nouilles sont juste un peu trop cuites à mon goût, les préférant « chewy » sous la dent.

Tanuki, c'est quoi ? La carte indique "avec beignet de farine". Il s'agit en fait de pâte à tempura frits puis ajoutés dans le bouillon. Oui, oui. Mais c'est quoi l'intérêt ? Ça perd son croustillant ? Certes, ça donne un goût rond et savoureux. Ce n'est pas gras du tout. 

            

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La commande de mon co-luncher, le NabeYaki. C'est une petit marmite de nouille udon (ou soba), tempura de crevette, émincés de poireau, morceaux de poulet, kamaboko et oeuf poché. Comment le déguster ? Il faut crever le jaune d'oeuf et le mélanger au bouillon. Qui le rend riche et plus gouteux.

        

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Après avoir bien dîner, on s'est pas demandé si le resto proposait des desserts... Heureusement, on avait plus faim...

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L'addition ! Parce que nous avions terminé et qu'il y a du monde au portillon, l'addition nous apparaît comme par magie sans avoir à le demander. Alors une bière, des takoyakis, des gyozas, bol d'udon aux flocons de tempura, marmite d'udon, cela fait 30,50 euros à deux !

                 

Autre avis ? Chez Létitia.         

                             

Naniwa Ya, 9 rue St-Anne, Métro Pyramide, Paris.

Midi/menu, Soir/à la carte.

samedi, juillet 2 2011

Clins d'œil

            

Pdv-SacréCoeur

Vue sur les toits de Paris, du Sacré-Cœur

                   

Pdv-Libération

Vue sur le Sacré-Cœur, de la terrasse de Libération

                 

mercredi, juin 22 2011

Faim à Paris #1 : Chez Aki, au royaume des Okonomiyaki

À Toulouse*, manger japonais se traduit par l'incontournable duo sushi-brochette. Pour notre séjour parisien, il fallait absolument passer par la case « resto traditionnel japonais ». Les nouilles (udon, soba, ramen), les galettes de chou, l'anguille (unagi), les bols de riz chapeautés de garniture (donburi) etc... nous manquent terriblement ! Je regrette que le Citron Bleu n'ait pas continué sa carte japonisante.

En sortant du métro Pyramide, on s'est dirigés comme un aimant vers Aki. Un petit resto qui cache 3 niveaux animés par les cuisines ouvertes et dont les tables sont collées-serrées. Leur spécialité est l'Okonomiyaki, la galette de chou (originaire d'Osaka), ainsi que les yakisoba (les ramens sautés sur plaque avec une sauce aigre-douce).

On franchit le seuil, il n'était pas encore midi, que le resto était quasiment complet. On nous fait signe de descendre, et deux places en or s'offrent à nous : au comptoir, en face du chef des okono et ses deux spatules sacrées :) 

J'avoue que le fait d'être installée en face, m'a émerveillée comme une petite fille ;) On examine la carte proposant une dizaine d'okono (aux fruits de mer, aux crevette, aux légumes etc...), des yakisobas, des soupes aux ramens fraîches. Il y a même une formule de midi. C'est d'ailleurs ce que mon co-luncher a choisi. Quant à moi, c'est takoyaki et l'okono au porc-kimchi me font de l'œil. 

Aki-A

L'ambiance était chaud (show ?), nous commandons une bière japonaise.

On nous distribue nos « armes », une sorte de petite pelle servant à couper la galette. Arrivent ensuite les deux entrées du menu (de midi).

Aki-B

Petite soupe miso brûlante mettant en appétit, sans champignon de Paris, s'il vous plaît ! Avec de l'algue, de la ciboule et du tofu. Que l'on déguste avec attention.

Aki-C

La salade à la japonaise, une salade de chou aigre-douce ? Non ! Tout simplement des crudités relevées d'une sauce à base de mirin, sauce soja et touche d'huile de sésame. Très rafraîchissante après la soupe.

Les japonais dégustent la salade de chou, nature ! En fait, leur chou blanc, semble-t-il, est très tendre par rapport à notre chou blanc français. 

Petite anecdote, la première fois que j'ai été dans « un resto à sushi » tenu par un non-japonais et que j'ai goûté cette salade de chou aigre-douce, je la trouvais très familière. C'est exactement comme ça que ma mère la prépare ;) 

Aki-D

De mon côté, mes Takoyaki, des boulettes de poulpe arrivent, rien que pour moi ! Croustillants, chauds et ce morceaux de poulpe "chewy". Hélas, 3 boulettes, ce n'est pas assez !

Aki-E

Pendant que nous patientons, nous admirons le spectacle qui se joue à quelque centimètre. J'ai été tout de même surprise par quelques détails. 

Premièrement, j'ai imaginé ces galettes aussi grande qu'une pizza (celle de chez la Grand'Pizzeria rue Castellane, à Toulouse). Et je craignais ne pas finir. En réalité, elles font la taille d'une poële de petite dimension. Même de cette taille, j'ai un peu de mal à terminer.

Seconde surprise, je pensais assister à la cuisson de A à Z des galettes. Pour gagner du temps, les galettes sont précuites. En effet, la cuisson des galettes est assez longue. La cuisson des garnitures se faisant à part au dernier moment.  

Je me rattrape donc avec la cuisson des yakisoba. Il fait revenir d'abord les légumes (chou, pousses de soja et carotte), ajoute ensuite les ramens précuits. Il détend avec de l'eau, mélange avec beaucoup habilité. Et vers la fin, il verse de la sauce Yakisoba (ressemblant à la Sauce BullDog, un mélange de Ketchup, de sauce anglaise, de sauce huitre) qui caramélise l'ensemble. Uah^ quel spectacle !! 

Sur la photo : après avoir badigeonné de sauce BullDog, il ajoute... de la mayonnaise japonaise (douce) Étonnant, heing ??

Aki-Fbis

Sur la photo : il finit par une poignée de pétales de bonite, de paillettes d'algue nori et du beni-shoga

Aki-G

Et voilà, mon okonomoyaki au porc et kimchi (la garniture se trouve en-dessous). Ça se voit pas, mais c'est vivant ! C'est vivant ! Les pétales de bonite dansant avec la chaleur du plat. Vite j'attaque !

Aki-H

C'était délicieux et copieux. Porc et kimchi font un heureux mariage, c'est épicé mais ne pique pas trop. Le kimchi apporte de la nuance et de la saveur face au porc (un ingrédient habituel dans la gastronomie nippone). C'est un plat tout de même un peu déroutant par la sauce bull-dog qui peut tout emporter. La mayonnaise adoucit son côté aigre.  

Et vous savez quoi ? J'ai tout mangé ! Troisième surprise ?!!

Aki-H

L'addition s'il vous plaît !  On résume : une bière, des takoyaki, une formule déj (soupe miso + salade japonaise + okonomiyaki du jour) et un okonomiyaki au porc-kimchi, cela fait 32 euros à deux !

            

                

Bon, je suis sympa, je vous donne l'adresse ;)

Aki, 11 bis rue Sainte-Anne, Métro Pyramide

Paris

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* N'hésitez à m'écrire si vous souhaitez une sélection. Ok, j'abuse, ça me fait tellement plaisir de recevoir des courriers de mes lecteurs ;)