Carnet d'une gourmande chronique...

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jeudi, avril 19 2012

Okini, 4 ans après...

Okini2012-A

4 ans après... La première année, j'y suis allée plusieurs fois, pour déjeuner que pour prendre le thé (étant un bec orienté salé que sucré). Le menu de midi était unique et immuable : Petite soupe miso et Oyako-don. Très vite, je m'en suis lassée... Je n'y suis plus revenue.

Et entre temps, il y a eu du changement dans le paysage toulousain gourmet... Le Japan a fermé. Il y a eu une carte japonaise au Citron Bleu durant un temps. De nouvelles petites cantines sont apparues comme le Motchiya et le Solaneko. Et il parait même qu'à l'Herbe Tendre, le vendredi, c'est sushi végétarien et ramen ! Pas encore eu le temps d'y trainer mes papilles ce jour-là. Des amateurs dans la salle ?? ;)

           

Jusqu'au jour où on m'annonce que, depuis novembre dernier, mardi au vendredi, c'est ramen à Okini ! Quoi ? Mais par quel miracle ! Ni une ni deux, il fallait vérifier pour y croire :) Du coup, je suis allée le lendemain, quasiment au second service pour avoir la chance de trouver une petite table de 4. 

             

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On descend. On se déchausse, et on prend place. De suite, une tasse de thé Hojicha nous accueille et j'en salive déjà. En entrée, on nous propose un Bol de riz sauté au poisson et légumes. C'est simple, bon.

          

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Avec un peu de patience, le nouveau plat du jour apparaissent sur notre table. Dans notre bol s'y mêle les nouilles ramen (pas maison mais pas grave) dans un simple bouillon dashi, du poireau ciselé (un peu trop envahissant à mon goût), du maïs croquant inattendu, des germes de soja blanchi, algue et tranches de porc rôti à la saveur caramélisée.

Ce n'est pas le Ramen du siècle mais Mmmm, j'ai passé un bon moment. Ce n'est pas pantagruélique que les ramens de Paris mais au moins, j'ai pu finir mon bol et j'ai été bien calé. 

Et j'apprends aussi que samedi midi, c'est curry à la japonaise. Très différente de la version indienne, la japonaise est très crémeuse et très douce.

            

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En dessert, Dango-mochi & son caramel de soja et daïfuku. La petite carte des desserts s'est enrichie de quelques nouveautés comme le Dorayaki par exemple. Mais j'ai constaté une petite inflation des tarifs (de 3,50 à 5 €). 

         

              

Okini, petite restauration & salon de thé japonais sous-terrain

19 rue des Tourneurs, Toulouse.

Menu Ramen servi le mardi au vendredi, de midi à 14h30 !              

mardi, avril 3 2012

Ô Hanami - La Fête des Cerisiers en fleurs

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Dans l'eau que je puise
scintille le début
du printemps

Ringaï (source

            

C'était dimanche dernier, la Fête des Cerisiers en fleurs au Jardin Japonais de Toulouse.

                  

                 

+ Musique !     

Ladylike Lily  ::  Creeping Bird

jeudi, décembre 29 2011

Solaneko, à Toulouse

Solaneko-A

Clin d'œil & infiniment merci à A., une lectrice, qui m'a fait découvrir cette adresse :)

          

Ô Rêve  Je suis une fille bizarre et la nuit, je rêve de boufferies... Humm, pourquoi s'étonner? ;)  Une fois, j'ai rêvé d'une cantine japonaise dans un espace infini, proposant une cuisine familiale (pas de sushi, ni brochettes !) et locale (tant qu'à faire) où l'on y trouve un plat du jour qui change réellement tous les jours (ça sent le vécu...)  et ouvert le samedi ! Un lieu quasi unique à Toulouse, à mi-chemin entre l'Okini et le Motchiya. Un beau rêve ?!?

Aujourd'hui, je n'ai pas rêvé, ce lieu existe bien... Puisque j'ai y déjeuné à plusieurs reprises avec à chaque fois un ami différent, et avec toujours autant de plaisir. Il se nomme « Solaneko », et se cache au quartier Saint-Cyprien (mon quartier de cœur), autour de la place de l'Estrapade.

L'établissement, immense et inondé de lumière, est divisé en deux parties. D'un côté, se trouve une petite épicerie proposant des articles artisanaux et des produits bio (dont certains sont utilisés dans sa voisine). Et de l'autre, vous l'auriez devinée, la cantine japonaise, cette partie qui me fait tant rêver :)  L'adresse vient juste d'éclore (début Novembre) et elle a déjà trouvé ses fidèles abeilles ! Et tant mieux, longue vie au Solaneko !!

          

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La Réalité  À l'intérieur, de petites tables perdues parmi les grandes (donc peut recevoir des groupes), la cuisine ouverte où l'on peut apercevoir le personnel discret s'activer. On s'égare en plein rêve. On prend place, puis la maitresse des lieux Tomoko nous offre, avec générosité et enthousiasme réservé, un verre d'infusion d'orge grillé... Ses reflets mordorés me séduisent, son parfum fumé est intriguant et au goût, ça me rappelle le café à l'eau, et personnellement, je trouve cette infusion plutôt agréable.

Proposer une restauration japonaise avec des produits locaux et bio, c'est pas un peu incohérent ? Comme je l'avais dit précédemment, il n'est pas nécessaire d'avoir beaucoup de produits japonais pour cuisiner authentiquement japonais... Et je rajouterai même que c'est un révélateur de nos trésors locaux méconnus voire ignorés, et en plus, pour les héros ordinaires, pourquoi pas s'en inspirer quotidiennement dans la cuisine pour équilibrer ses repas (que j'applique désormais chez moi).

D'ailleurs, je ne peux m'empêcher de penser à ce manga « La Petite Forêt » de Daisuke Iragashi (clin d'œil et bel'anniversaire ;) au Mulot) dont je vous conseille, sans tarder, la lecture.

       

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« C'est trop trop bon ! »  Comme nous étions les premières clientes de la journée, le service n'a pas tardé. Soudain, sur la table, apparaissent la formule du jour : la petite soupe bien réconfortante, le précieux bol de riz et la grande assiette du jour bien garnie. 

J'avale une gorgée de Soupe Miso. Révélation ! La saveur du miso est discrète mettant en valeur la garniture inhabituelle. Dedans, point de champignon de Paris ou de poireau émincé mais des lamelles de tofu frit et de feuilles de cresson ciselé. Ce mariage peut bousculer les papilles non-converties. À noter aussi que la garniture change selon l'inspiration.

Autre claque : Le riz n'est pas blanc mais complet et vient de Camargue. Chaque graine s'éclate sous la dent délivrant son goût riche en nature, on croirait manger du blé. Nos sens en sont désorientés. Surprenant. Je suis tellement tombée en amour, qu'avant de repartir, j'ai profité pour y faire une petite emplette dans la boutique-colocataire.
Le porc au miso et gingembre-frais nourrissait ma faim de connaissance sur la cuisine japonaise. Très tendre tout en complicité et en émotion. On dirait un plat « doudou », comme si une maman l'aurait préparé pour ses enfants.
La salade d'épinard aux copeaux de bonite (variété de petit thon, séché puis râpé), les tranches de potiron bouilli et la salade verte à la vinaigrette douce à l'huile de sésame complètent l'équilibre végétal et saisonnier. 

Le plat du jour change réellement tous les jours ;) (alternant porc, poulet, poisson...) avec en guest-star des légumes de saison et locaux... D'ailleurs, lors de ma première visite, j'ai vu de mes yeux de vrais légumes (potirons magiques et jolis bouquets d'épinard, entre autre) traversés la salle jusqu'à conquérir l'économat (la réserve). On s'en lasse pas, il faut être toutefois aventurier/très ouvert et ça donne envie de revenir pour découvrir la surprise du jour.

                        

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Atterrissage en douceur...  Flan maison au thé parfumé jasmin & Dora-yaki.

La maîtresse des lieux nous avoua timidement que le Dora-yaki n'est pas fait-maison. J'ai pris le risque, la gourmandise me perdra ! Et que rajouter ? Ça a ressemble à deux pancakes à la texture d'une génoise, collés par de la pâte d'adzuki (petit haricot rouge dont les japonais raffolent, le goût rappelle familièrement la crème de marron). Le tout servi dans de la jolie céramique nippone à en rendre jalouses toutes foodistas qui se respectent.

     

Comme tout doux rêves ont une fin... Il faut se réveiller, se lever et régler sa petite note, « Vous reviendrez ? » me lança la maitresse des lieux... C'est sûr, je reviendrai :)  À suivre...

       

         

Solaneko  Épicerie, Cantine japonaise & Salon de thé

9 rue Réclusane (ou près de place de l'Estrapade), Toulouse. 05 62 48 76 28. Réservation très recommandée.

Ouvert du Mardi au Samedi, de 11h à 19h. Attention fermé les Lundi/Dimanche et pas de CB !!

jeudi, septembre 29 2011

Chirashi Daurade, mon remake

Chirashi Daurade

Je faisais déjà des chirashis à la maison, mais ça se limitait à du riz vinaigré et des tranches de poisson. Après mon passage au Motchi Ya, son chirashi m'a démontré qu'on pouvait le rendre plus riche en saveur et en couleur. Bref, j'ai trouvé l'expérience fabuleuse que j'ai profité d'un brunch, dimanche dernier, entre amis pour le « refaire » selon mon habilité et selon le marché.

                                     

}} Chirashi Daurade

Pour 4 à 6 personnes.

  • 2 verres de Riz + 2 1/2 verre d'eau

  • 2 cs Sucre + 2 cc Sel + 4 cs Vinaigre doux (riz, cidre, melfor ou framboise etc...) + 1 cs sésame grillé

  • Omelette japonaise : 2 oeufs + 1 pincée de sel, 1 pincée de sucre + 2 cs d'eau.

  • Framboises et figues fraiches, lamelles d'avocat

  • 1 poignée des pois gourmands ou haricots fins
  • 2 filets de Daurade (ou autre poisson comme le mulet, la truite, le chinchard, le maquereau mariné etc...) sans la peau et tranchés en sashimi

  • œufs de truite ou de saumon
  • cheveux d'ange d'algue Nori (une feuille coupée au ciseau)

                          
Pour le riz à sushi 
Rincer le riz plusieurs fois jusqu'à que l'eau soit claire. Le mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau. Porter à ébullition, à couvert. Laisser bouillir 4 minutes. Puis baisser le feu (ou changer de feu) au minimum, laisser cuire durant 8 minutes. Couper le feu, laisser reposer durant une dizaine de minute, toujours à couvert. Laisser légèrement tiédir.
Dans un récipient plus grand, un saladier par exemple, transvaser le riz, et l'aérer avec la spatule. Ajouter le sésame, le sucre, le sel et le vinaigre doux. Bien mélanger, un sirop va se former et va devenir « collant ». Réserver.
                                
Pour l'omelette  Battre à la fourchette/à la baguette les œufs + la pincée de sel + la pincée de sucre + 2 cs d'eau. Faire chauffer une grande poêle, étaler un peu d'huile, et verser la moitié de la préparation. Tourner la poêle en répartissant le mélange. Cuire verso. Répéter l'opération avec la seconde omelette.
Empiler les 2 omelettes, rouler-les et trancher-les en lanière. Réserver.
                                      
Pour les légumes verts
  Dans une petite casserole, porter l'eau à ébullition + du gros sel + une pincée de bicarbonate (facultatif), ajouter les pois gourmands/les haricots et laisser cuire 2 minutes à partir de la reprise de l'ébullition. Puis passer les rapidement sous l'eau froide. Ils doivent rester bien verts et croquants.    
               
Le Dressage
  Dans un bol « donburi » ou une grande assiette, mettre une couche de riz vinaigré, des lamelles d'avocat et de l'omelette au milieu. Des lamelles de poisson autour. Semer des pois gourmands, de quartiers de figue et d'éclat de framboise. Ajouter quelque touche d'œufs de truite. Pour finir, des cheveux d'ange d'algue Nori.         
                     
Servir
avec une coupelle de 1 cs sauce soja + 1 cc Mirin (si on veut) + noix de wasabi + gingembre mariné. Régalez-vous :)

                

                  

>>  Trespassers William  ::  Catch Not Break                           

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